Un homme de tous les combats

Avant de devenir président de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) en 1993 et du conseil d’administration du Fonds de solidarité FTQ en 1994, Fernand Daoust a été impliqué dans plusieurs combats syndicaux d’importance tels la grève du quotidien La Presse en 1971, le Front commun intersyndical de 1972, la grève à la United Aircraft en 1974 ou la francisation des entreprises à la suite de l’adoption de la Charte de la langue française en 1977.

Toutefois, M. Daoust a mené son plus important combat à titre de grand défenseur des droits des travailleurs et des travailleuses du Québec de travailler dans leur langue. Dès 1959, en négociation avec des entreprises multinationales, il réclame que les discussions se déroulent en français. Membre fondateur du Mouvement Québec Français (MQF) en 1971, un organisme regroupant des organisations syndicales, culturelles et nationales vouées à la défense du français, et membre du conseil d’administration de l’Office de la langue française depuis sa fondation en 1977, il intervient sans relâche sur les questions linguistiques.

Fernand Daoust incarne sans contredit une figure marquante dans l’histoire du syndicalisme québécois et de la défense du français comme langue d’usage des travailleurs du Québec… Avec son départ, le mouvement syndical perd un grand combattant qui a consacré sa vie à la défense des droits des travailleurs et des travailleuses québécois.