Un moratoire s’impose pour le projet Royalmount

Lettre à l’attention de Philippe Roy, maire de Mont-Royal

Il est tout de même ironique de définir Mont-Royal comme une cité-jardin, synonyme d’une oasis de verdure et d’un milieu de vie exceptionnel, alors que l’on s’apprête à ériger sur son territoire le projet Royalmount qui défie toute logique en matière de développement urbain.

Cependant, à votre défense, si on prend en considération la définition du mot « oasis », on se rend compte que votre administration n’est pas vraiment en contradiction avec ce projet.

Le dictionnaire Larousse définit le mot oasis comme étant tout lieu, toute situation qui offre une détente, un repos, qui se présente comme une exception au milieu de ce qui est désordre, trouble, etc. : une oasis de fraîcheur dans une ville surchauffée.

Or, c’est exactement ce que vous proposez à vos concitoyens et à ceux de Montréal : Mont-Royal — Cité-Jardin — dans un milieu chaotique, représenté ici par Royalmount et son impact sur Montréal.

Je vous prie alors, Monsieur le Maire, de bien réfléchir à l’impact que ce projet aura sur les citoyens et sur le développement de Montréal, qui fait d’ailleurs face à combien de problèmes, tant urbains qu’économiques. Tout cela est bien documenté, vous ne pouvez donc pas fermer les yeux.

Enfin, comment faire confiance à la compagnie Carbonleo qui, au gré du vent, modifie son projet pour tenter de satisfaire tantôt les uns, tantôt les autres, alors que rien n’y fait puisque ce projet est, je le répète, contraire à toute logique en matière d’urbanisme dans le contexte que l’on connaît.

Un moratoire s’impose !