Où suis-je?

Cette semaine, je me suis rendu au Salon de l’auto de Montréal. Je me suis cru à Toronto. Plusieurs des jeunes et belles femmes qui se tenaient autour des Porsche, Mercedes et autres voitures pour donner de l’information étaient anglophones unilingues ou parlaient un français qui semblait tout droit sortir d’un traducteur automatique. Avec certains des présentateurs qui parlaient français couramment, il suffisait de converser un certain temps pour que surgissent des anglicismes gros comme des éléphants.

Je lis ce matin dans Le Devoir que la Commission scolaire English Montréal « a invité le gouvernement du Québec à permettre aux nouveaux immigrants dont l’anglais est la langue maternelle d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise ».

La belle affaire. Ce serait le bouquet.

Non seulement la loi 101 doit s’appliquer, mais elle doit être renforcée.

Dans mon quartier, Villeray, je vois des devantures de commerce portant des affiches où sont inscrits les mots « Open » et « Closed ».

Quand notre gouvernement va-t-il mettre ses culottes ? Est-ce qu’en Ontario l’anglais est cantonné à certains usages et pas à d’autres ? À certains quartiers ? Est-ce qu’en Ontario l’intégration des nouveaux arrivants à la société d’accueil s’arrête à l’âge de 16 ans ?

Comment se fait-il que la loi 101 ne s’étende pas au cégep ?

Le cégep est le couronnement de l’éducation générale. Il est le lieu où la maîtrise de notre langue s’épanouit dans l’initiation à la littérature, à l’histoire et à la philosophie ; où elle s’enrichit dans l’approfondissement des autres matières : éducation physique, mathématiques, sciences humaines et de la nature, arts, etc.

Soyons sérieux. Si nous voulons que le français reste vivant et fort à Montréal, il doit s’utiliser dans toutes les dimensions de l’activité humaine.

7 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 25 janvier 2020 00 h 37

    Et le français au travail?

    S'il y a une place, bien plus qu'au cégep, où la place du français doit s'imposer, c'est bien dans les milieux de travail. Les exigences abusives de la connaissance de l'anglais par les employeurs est certainement la principale raison de la popularité de l'anglais. À quand l'application de la loi 101 aux lieux de travail de moins de 50 employés, disons dans un premier temps aux établissements comptant 20 ou 25 employés? Ça presse!

  • Réal Boivin - Abonné 25 janvier 2020 08 h 53

    Oui au CEGEP français.

    On entre au CEGEP à l'adolescence période où la formation du cerveau est encore en construction. On le sait maintenant grâce aux neuro-sciences. Ce moment crucial où la construction du cerveau et de la personnalité s'effectue, il est primordial que que ça se produise dans un environnement en français. La langue est la base de la culture. Si on veut que les nouveaux arrivants partagent notre culture, il leur faut cette environnement en français.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 25 janvier 2020 09 h 49

    Bon point sur le cégep

    Et le dernier paragraphe est on ne peut plus vrai.

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 25 janvier 2020 12 h 55

    La Comm.Scolaire Englsh Montreal

    a ,devrons-nous dire,du front tout le tour de la tète à la vue de ce qui se passe dans le ROC en plus d'avoir des oeillères et do plomb
    dans les oreilles au lieu de l'avoir où cela pourrait servir,évidemment c'est trop demander.
    J'hésitais mais là je me range du coté des CÉGEP en francais.
    Difficile de demander à la CAQ de mettre ses culottes quand elle n'en a pas plus que le PLQ.
    En résumé qui est responsable de ce néant ? Le bon peuple qui le choisit depuis si longtemps,qui d'autres ? Les esprits ou les anges.

  • Clermont Domingue - Abonné 25 janvier 2020 14 h 05

    Et la question est...

    Si nous voulons...