Les rives ravagées

Le 25 juin dernier, ce journal publiait ma lettre expliquant les conséquences de l’érosion des berges du Saint-Laurent et l’importance de protéger ces berges. J’y mentionnais le dépôt en Chambre d’une pétition mise en ligne sur le site de la Chambre des communes à Ottawa.

Nous étions plus de 2300 personnes à signer cette pétition. Et pourtant, non seulement le ministre des Transports, monsieur Marc Garneau, a refusé de rencontrer les membres de notre comité lors de la présentation de notre pétition en Chambre, mais il n’y a pas répondu dans les délais prescrits. Et le lancement en août des élections pour l’automne a fait que le ministre s’en est purement et simplement lavé les mains : toute pétition devient caduque dès qu’une élection est déclenchée…

Le Parti libéral du Canada se questionne sur le fait d’avoir perdu des sièges au Québec ? Écoutez-nous et ce sera déjà là un pas dans la bonne direction.

La problématique qui nous touche, particulièrement entre Varennes et Contrecoeur, mais aussi ailleurs, a à nouveau été expliquée à l’émission La facture du mardi 14 janvier dernier, dans le cadre du suivi d’enquêtes antérieures. Dix ans après la première émission, le gouvernement fédéral fait toujours la sourde oreille ; rien n’a encore été fait ; les rives ont continué à être ravagées par l’érosion et les habitats naturels qu’on trouvait sur les berges ont aussi continué à être détruits en tout ou en partie.

Au lieu de dépenser de grosses sommes en avocats et en experts, pourquoi ne pas plutôt investir dans la recherche et la mise en place de solutions durables pour protéger les rives abîmées par la circulation des navires ? Car les riverains touchés n’ont pas d’autre choix, devant les coûts faramineux des réparations individuelles, de poursuivre le gouvernement responsable de la navigation sur le fleuve.

Il a été fait mention dans l’émission d’une éventuelle action collective. Avons-nous le choix, puisque le gouvernement ne veut rien entendre ?