Planification encore déficiente

Chaque début d’année c’est la même rengaine : les hôpitaux sont envahis, c’est la saison qui veut ça. La saison et le vieillissement de la population. Notre système de santé est débordé. Je le sais, vous le savez, ils le savent. Alors, pourquoi ce problème est-il récurrent ?

Le ministère de la Santé représente 50 % du budget du Québec. À ce prix, nous devrions nous attendre à ce que quelques fonctionnaires prévoient des moyens d’éviter des attentes inconcevables. L’équation vieillissement de la population et manque de personnel aux périodes de pointe ne devrait pas causer tant de problèmes. La solution la plus simple est d’augmenter le personnel. Si nous manquons de travailleurs, formons-en. Si le salaire est un problème, versons des primes à ceux qui le méritent.

Je ne suis pas un professionnel de la santé. Je suis un simple citoyen qui ne comprend toujours pas pourquoi, il y a six ans, il aura fallu 14 mois pour que je puisse passer une coloscopie, 14 mois pendant lesquels un cancer du côlon me bouffait les tripes.

Voici mon message aux médecins, aux infirmières et, surtout, aux administrateurs du système de Santé du Québec : vous n’avez aucune excuse pour les retards que nous vivons dans le domaine de la Santé. Cessez vos jérémiades annuelles et réglez enfin les problèmes qui n’ont aucune raison d’exister, surtout lorsque vous possédez 50 % des revenus annuels du Québec.

6 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 6 janvier 2020 02 h 15

    Aucune excuse?

    Comme cela, même les infirmières qui doivent subir entre autres le temps supplémentaire obligatoire n'auraient aucune excuse «pour les retards que nous vivons dans le domaine de la Santé»? Mais, monsieur, elles les subissent aussi, ces retards et en plus les effets des réformes débiles des politiciens depuis des années. Ce serait bien de démontrer autant de respect pour elles qu'elles en ont pour les personnes qu'elles soignent du mieux qu'elles peuvent dans un contexte aussi malsain.

    • Nadia Alexan - Abonnée 6 janvier 2020 12 h 11

      Les infirmières et les travailleurs de la santé sont débordés et épuisés. Le fait qu'ils/elles continuent de travailler est déjà miraculeux. Le problème réside dans la centralisation de monsieur Barrette de tout les instances de la santé dans les mains d'un seul homme, le ministre de la Santé.
      La solution viendra quand les dirigeons commencerons a entendre les suggestions proposées par les travailleurs de la Santé et la décentralisation des décisions.

  • Hermel Cyr - Abonné 6 janvier 2020 08 h 37

    Des gestionnaires pour gérer !!

    Qu’on mette des gestionnaires à la tête des hôpitaux. Et qu’on les rende imputables des résultats.
    Tant que le Québec s’entêtera à laisser les conseils d’administration des hôpitaux entre les mains des médecins, des divers corps de métiers et des « représentants » autoproclamés des usagers et de la « communauté » il y aura cette incurie dans la gestion des hôpitaux.
    Et les patentes à gosse de l’ex-ministre Barrette qu’on appelle CISSS n’ont fait qu'empirer la situation. Quand les seuls départements des hôpitaux qui fonctionnent sont les stationnements, y’a un problème majeur dans la gestion.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 7 janvier 2020 17 h 54

    « les patentes à gosse que l’on appelle CISSS » (Hermel Cyr)



    Vous oubliez les CIUSSS;

    L'appellation elle-même est une furieuse patente à génitoires:

    Les «ciussses» [si usse] et les «cissses» [six];

    Pour qui sont ces [cissses] et ces [ciussses] qui sifflent sur vos têtes ? (d'après Racine, «Andromaque», acte V, scène 5)

  • Francine D'ortun - Abonnée 7 janvier 2020 17 h 58

    Des attentes qui rendent malades

    Votre lettre fait réfléchir et frémir. Bien que l'accès à un «médecin de famille» soit facilité, des soins urgents demeurent innaccessibles; une amie très souffrante espère depuis six mois bénéficier de l'échographie prescrite. Contracter au privé? Vaines tentatives; l'échographie spécifique n'est pas disponible au privé. Patient.e.s nous sommes.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 7 janvier 2020 20 h 32

    « les patentes à gosse que l’on appelle CISSS » (Hermel Cyr)



    Vous oubliez les CIUSSS;

    L'appellation elle-même est une furieuse patente à génitoires:

    Les «ciussses» [si usse] et les «cissses» [six];

    Pour qui sont ces [cissses] et ces [ciussses] qui sifflent sur vos têtes ? (d'après Racine, «Andromaque», acte V, scène 5)