Désinformation chez QS

Catherine Dorion, députée de Québec solidaire, a prétendu ces deux choses au sujet de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, et je cite : « dix minutes pendant lesquelles à aucun moment le mot "chroniqueur" n'est prononcé », et ceci : « elle va utiliser toutes sortes de stratagèmes pour ne pas me répondre, pour ne pas plonger dans le coeur de la question ».

Ces affirmations de Dorion ont été dites dans une vidéo devenue virale, après sa discussion avec la ministre Nathalie Roy au sujet de la place de l’opinion dans le financement étatique des médias.

Lorsqu’on se donne la peine de visionner l’ensemble de la discussion, on peut constater que Mme Roy a affirmé ceci :

« La collègue [Dorion] nous parle des chroniqueurs et nous dit qu’il ne faudrait pas que les chroniqueurs soient payés. Ça me fait un petit peu sourire quand on connaît le passé de notre collègue de Taschereau [Dorion], qui a été chroniqueuse pour Le Journal de Québec, pour L’Actualité, pour Le Carrefour de Québec. Par ailleurs, vous dénoncez les chroniqueurs, vous dites : “les gens sont écoeurés”. Êtes-vous en train de nous dire que les gens seraient écoeurés de vous entendre si vous faisiez encore de la chronique ? Parce que, pour ma part, Madame la Députée, j’aime bien écouter vos chroniques et des chroniques de tout chroniqueur, parce que je considère que les chroniques font partie également de la liberté d’expression. »

La désinformation doit être dénoncée, qu’elle vienne de la droite ou de la gauche.
 



Un version précédente de cette lettre – dans laquelle les citations attribuées à Catherine Dorion ne reprenaient pas exactement les mots prononcés par la députée dans sa vidéo – a été modifiée.

 

46 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 17 décembre 2019 00 h 27

    Désinformation, en effet!

    « Jamais la ministre n’a prononcé les mots “chronique, chroniqueur” »

    En fait, si on regarde et écoute la vidéo, Mme Dorion parle des dix minutes de réponse qu'elle vient de commenter, pas des deux heures de l'activité. Elle dit d'ailleurs : «Dix minutes pendant lesquelles à aucun moment le mot «chroniqueur» n'est prononcé (...)».

    « La collègue [Dorion] nous parle des chroniqueurs et nous dit qu’il ne faudrait pas que les chroniqueurs soient payés.»

    En fait, Mme Dorion n'a jamais demandé que ces chroniqueurs ne soient pas payés, mais que les subventions gouvernementales ne servent pas à les payer, car ces subventions doivent servir à améliorer la qualité de l'information (ou à la maintenir), pas à payer pour des opinions.

    On peut être en désaccord avec cette position, mais il est incorrect de la dénaturer.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 17 décembre 2019 02 h 36

      Espérons que l’auteur de cette lettre de médisance, prendra la peine de lire votre commentaire qui donne l’heure juste.

      Ce monsieur lance en l’air des accusations contre la députée Dorion face à des lecteurs et à des lectrices qui n’ont même pas regardé la video en question.

      Un publique averti est en droit de se demander si l’auteur de cette lettre d’opinion aurait « lui-même » regardé la video? On peut même se demander si l’opinion de David Doyon ne serait qu’un mauvais résumé de l’opinion d’un chroniqueur (P.Fortin) du Journal de Montréal!

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 17 décembre 2019 08 h 19

      @M. Jodoin

      Exact. Je suis d'avis que Mme. Dorion a été malhabile en passant sous silence cet extrait, qui permet les jugements hâtifs et mal avisés comme celui exprimé dans cette lettre. Au final, il est toutefois exact de dire que la Ministre n'a pas abordé le coeur du problème. Plus encore, l'extrait cité de Mme. Roy représente lui-même de la désinformation en prêtant des intentions aux propos de Mme. Dorion, ce que M. Doyon ne relève pas....

      M. Doyon n'a de toutes façons pas "visionné l'ensemble de la discussion", il n'a que repris la défense creuse de Mme. Roy.

    • Raymond Labelle - Abonné 17 décembre 2019 08 h 50

      M. Jodoin, on vous cite et on vous interprète dans les interventions à cet article paru hier: https://www.ledevoir.com/opinion/idees/569160/les-eleves-quebecois-parmi-les- meilleurs-au-monde - je le mentionne au cas où vous ne le sauriez pas déjà et voudriez intervenir.

      Peut-être s'enfarge-t-on dans ce que vous vouliez dire par compétence insuffisante en numératie et en litératie dans un article au sujet du PISA que vous avez écrit. L'article est paru hier - dernière journée pour intervenir.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 décembre 2019 11 h 07

      Ah ! « ben câline », on s’ennuyait déjà des frasques des Mme Dorion. Manipuler l’information, c’est ce que les sbires extrémistes font de mieux. Goebbels, Staline, Mao, faisaient de même.

      Là, ils vont s’obstiner à savoir si le mot « chroniqueur » a été mentionné. Dans ce mélodrame kafkaïen, on aboutit où avec toute cette histoire qui ne veut rien dire? On est tous persuadé que le travailleur de la construction était désemparé d’apprendre que les chroniqueurs des journaux étaient payés pour leur travail. En parlant de désinformation, produire une vidéo où on a coupé les bouts qui donnaient une cohérence à la réponse du ministre est digne des bas fonds de l’Assemblée nationale. C'est de la censure. Et ministre, Mme Dorion, ne le sera jamais. Mais quand on n’a rien à dire de nouveau sous le soleil, on baragouine les pensées des autres. Et dans cela, Mme Dorion est passée maître. Parler pour rien dire pour qu’on parle d’elle et qu’on ne l’oublie pas. Misère qu’ils font « durs ».

    • Raymond Labelle - Abonné 17 décembre 2019 11 h 47

      Pour éviter tout malentendu malheureux: "Peut-être s'enfarge-t-on par compétence insuffisante en numératie et en litératie dans ce que vous vouliez dire dans un article (...)" (...) c'est aux personnes qui s'enfargent et non à vous que j'envisage la possibilité de compétence insuffisante en numératie et en litératie dans cet enfargement.

    • Mario Jodoin - Abonné 17 décembre 2019 12 h 41

      Merci M. Labelle, non, je n'avais pas vu. J'ai en effet beaucoup écrit sur les tests du PISA (mais pas encore sur celui qui vient de sortir) et sur les données utilisées abusivement pour inventer un taux élevé d'analphabétisme (le fameux 53 %). D'ailleurs, M. Fortin et moi avions échangé quand il a écrit son billet sur le sujet, qui faisait suite au mien et le complétait bien.

      Vous aviez raison de corriger l'interprétation que faisait de mon texte M. Richer. Dire qu'on «peut choisir notre expert favori selon ce qu’on préfère entendre» ne signifie pas que c'est ce qu'on doit faire! Si on cherche à mieux comprendre un sujet et non pas à chercher des arguments pour appuyer ses biais cognitifs, il est nécessaire de confronter les arguments, ce que j'ai tenté de faire.

    • Raymond Labelle - Abonné 17 décembre 2019 13 h 48

      Me voilà rassuré sur ma compréhension de votre texte. À moins que vous ne préfériez confimer ceci vous-mêmes, m'accordez-vous la permission de citer la dernière phrase de votre dernier paragraphe de votre intervention de 12h41 dans le fil que j'ai évoqué - ce que je ferais en y mettant le moins du mien possible pour éviter tout bais interpétatif.

      "mais pas encore sur celui qui vient de sortir" - ce "pas encore" laisse espérer que peut-être, un peu plus tard...on pourra bénéficier de vos lumières sur le dernier...

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 17 h 11

      "Manipuler l’information, c’est ce que les sbires extrémistes font de mieux." - Cyril Dionne

      - Qu'est-ce qu'il y a d’extrémiste dans le programme de Québec solidaire 2018?

      - Le salaire minimum à 15$ de l'heure ?

      - La gratuité scolaire du CPE à l'université ?

      - L'augmentation des prestations d'aide sociale ?

      - La réduction des tarifs de transport en commun de 50% ?

      - Une assurance dentaire pour tout le monde ?

      - Un régime de pension universel ?

      - La création de Pharma-Québec ?

      - L'augmentation des redevances sur les ressources naturelles ?

      - Des CLSC ouverts 24 heures par jour 7 jours sur 7?

      - L’augmentation du nombre de paliers d'impôt pour une fiscalité plus équitable ?

      - La construction de 12,000 logements sociaux ?

      - La création d'une banque nationale du Québec ?

      Extraits des engagements de la plateforme électorale et du cadre financier 2018 de Québec solidaire,
      endossé trois économistes indépendants et appuyé par 65% des Québécois dans un sondage Léger.


      P.S. " sbires extrémistes.." .. hein,.?

      Tout ce qui est excessif est insignifiant disait Jacques Parizeau et il avait bien raison.

    • Mario Jodoin - Abonné 17 décembre 2019 18 h 26

      Raymond Labelle

      «m'accordez-vous la permission de citer la dernière phrase»

      Pas de problème. Et vous pouvez compléter sans hésiter.

      «on pourra bénéficier de vos lumières sur le dernier»

      Il me semble moins porter à interprétation, en tout cas pour le Québec. Mais, je n'ai pas lu encore le rapport (je l'ai seulement parcouru pour voir s'il y avait des particularités pour le Québec dans l'interprétation et dans l'échantillonnage). J'ai par contre lu un article sur les données douteuses de la Chine, mais cela serait difficile à démontrer sans source plus fiable que celle que j'ai vue.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 décembre 2019 21 h 20

      @ Montmarquette

      Encore votre grande énumération de votre recette qui incorpore de tout et n'importe quoi. Le tout, ce sont des paroles, rien de concret. Vous n'avez jamais rien fait et vous pouvez être persuadé que vous n'aurez jamais le pouvoir.

      De vos trois économistes supposément indépendants, il y a en deux qui ne travaillent même pas dans leur domaine. Et l'autre, il est en haut de ce commentaire à la retraite du gouvernement fédéral et bonjour M. Jodouin. Vous n’êtes pas très crédibles.

      Misère.

    • Raymond Labelle - Abonné 17 décembre 2019 22 h 56

      Merci M. Jodoin pour tout. Intéressant de voir que les résultats stratosphériques de certaines régions chinoises (villes) mériteraient peut-être examen. Mais on n'a pas les moyens nécessaires pour le faire. En effet, pour 2018 au Québec, la question de l'échantillon qui se posait en 2015 ne se pose pas.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 décembre 2019 04 h 50

      Encore votre grande énumération - Cyril Dionne

      Vous êtes comme Nathalie Roy.

      Vous ne répondez jamais à une simple question.

      - Qu'est-ce qu'il y a d'extrémiste dans ces engagements de Québec solidaire:

      - Le salaire minimum à 15$ de l'heure ?

      - La gratuité scolaire du CPE à l'université ?

      - L'augmentation des prestations d'aide sociale ?

      - La réduction des tarifs de transport en commun de 50% ?

      - Une assurance dentaire pour tout le monde ?

      - Un régime de pension universel ?

      - La création de Pharma-Québec ?

      - L'augmentation des redevances sur les ressources naturelles ?

      - Des CLSC ouverts 24 heures par jour 7 jours sur 7?

      - L’augmentation du nombre de paliers d'impôt pour une fiscalité plus équitable ?

      - La construction de 12,000 logements sociaux ?

      - La création d'une banque nationale du Québec ?

  • Claude Bariteau - Abonné 17 décembre 2019 05 h 18

    Bon point sur l'usage des subventions. Il reste que la ministre a prononé les mots « chronique, chroniqueur ».

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 17 décembre 2019 09 h 02

      M. Bariteau

      a) Elle n'a pas prononcé le mot "chroniqueur" dans le passage suite auquel Mme. Dorion l'accuse de ne pas avoir employé le mot. C'est tellement malhonnête ; la citation de M. Doyon est tronquée : Mme. Dorion porte l'accusation suite à un passage d'une dizaine de minutes, pas comme résumé des deux heures.

      b) Mme. Roy ne répond pas à la question et fait de la désinformation en laissant croire que Mme. Dorion s'oppose au salaire des chroniqueurs, désinformation que réitère M. Doyon. Comme quoi, la paille et la poutre...

    • Claude Bariteau - Abonné 17 décembre 2019 13 h 24

      OK pour la précision. Ces mots n'apparaissent pas dans le passage de dix minutes, mais ailleurs dans les propos de Mme Roy.

  • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 05 h 49

    C'est Nathalie Roy a menti

    Les propos tenus dans cet article ont carrément été été démentis et par peuves dans un post Twitter de Catherine Dorion.

    Et alors que c'est la ministre Nathalie Roy qui ment quand elle dit : «La collègue nous parle des chroniqueurs et nous dit qu’il ne faudrait pas que les chroniqueurs soient payés.»

    Or, Catherine Dorion n'a jamais dit que les chroniqueurs ne devraient pas être payés, mais ne devraient pas être "subventionnés" par l'État. Méchante différence.

    Et quand vous dites : « Jamais la ministre n’a prononcé les mots “chronique, chroniqueur”»

    Vous trafiquez la vérité en tronquant une partie importante du verbatim de Catherine Dorion et qui va comme suit :

    "Donc DIX MINUTES pendant lesquelles, à aucun moment, le mot chroniqueur n'a été prononcé, à aucun moment le sujet que j'avais lancé n'a été abordé". Je parle très clairement des premiers dix minutes de réponse de la ministre et non pas de toute l’interpellation." - Catherine Dorion, Twitter

    • Jean-François Trottier - Abonné 17 décembre 2019 09 h 24

      Ça vaudrait tout de même la peine de rappeler à Mme Dorion que ses tentatives d'auto-culte de la personnalité sont assez débiles merci.

      QS a déjà choisi de mettre tous ses spots sur Massé, comme la Corée du Nord le fait avec Kim-Jung Un par exemple.
      QS ne peut idolâtrer deux personnes en même temps, c'est la Grande Stratégie qui le dit. D'où le "petit exil" de Dorion il y a peu.

      Les "froponds débats" sur l'usage des mots sont typiques d'une certaine police de la pensée, la vôtre. Dorion a commencé, elle continue, vous emboîtez le pas... Le Québec avancera grâce à ces brillants débats!
      Tout un progressisme! C'est la lutte finale... des virgules! Enfin on parle des vraies z'affaires!
      Sera bientôt temps de ramener l'interdiction de dire "patrimoine". À l'attaque!

      Ne pas avoir dit un mot au bon moment, avoir le front de passer un message autre que celui inclus dans une question loadée (vous connaissez?), quel crime!

      Enfermer un sujet sur les seuls mots qu'on reconnaisse comme vrais est typique de ces "z'éclairages z'éclairants", la lumière au bout du tunnel de la pensée "dirigée". QS quoi. Facile d'avoir raison quand on ne reconnaît que ses propres mots.

      Ne vous gênez pas pour sombrer dans l'argutie, M. Montmarquette. Ce sera certainement le sujet central aux prochaines élections.
      À coups de victoires comme celle-là, le Grand Paradis est pour bientôt.

      Question : pour le plus grand bien de qui en fin de compte? Combien de temps nos impôts vont payer pour une adolescente attardée qui lance de grandes ruades sur l'écoeurante-elle-a-pas-dit-le-bon-mot?

      La prochaine fois on joue à. "Jean dit", ok? Je vous rassure, vous avez déjà gagné.

    • Marc Therrien - Abonné 17 décembre 2019 17 h 10

      Il semble qu’avec sa façon d’enquiquiner les partisans du statuquo ou encore, d’être le taon qui empêche la conscience de s’endormir, Catherine Dorion s’expose au risque de subir le même sort que Jésus et Socrate.

      Suivant cette «affaire Dorion-Roy», les plus éveillés trouveront encore plus amusantes ou désespérantes, selon qu'ils sont cyniques ou idéalistes, les billevesées au goût boisé bien prononcé de nos élégants députés jaseurs.

      Marc Therrien

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 décembre 2019 10 h 21

      "Combien de temps nos impôts vont payer pour une adolescente attardée" - Jean-François Trottier

      Traiter une députée démocratiquement élue "d'adolescente attardée", est non seulement une affirmation gratuite, mais fait justement partie du problème de la cyberintimidation pour ne pas dire de la diffamation.

      Ici comme ailleurs, les propagandistes et autres trolls du web, ne donnent pas d'arguments, ils insultent, calomnient, dénigrent et harcèlent leurs adversaires, et ce, tel que Christine Labrie le dénonce, pour tenter les décourager de participer au débat public de manière vicieuse et totalement anti-démocratique.

      Il est plus que temps qu'on change les moeurs sur le web et que qu'on civilise le débat public.

      Un fil de débat n'est pas un fond de taverne.

  • Simon Grenier - Abonné 17 décembre 2019 06 h 22

    Voilà un arbre bien chenu qui arrive tout de même à cacher l'immense forêt!

    • Brigitte Garneau - Abonnée 17 décembre 2019 18 h 18

      Comme c'est bien dit.

  • Marc Therrien - Abonné 17 décembre 2019 06 h 47

    Quoi de neuf, docteur?


    Quand une vidéo devient virale et qu'elle entraîne un déferlement de propos haineux sur les réseaux sociaux, est-ce à dire que les humains qui les propagent sont réduits à l'état de virus?

    Marc Therrien

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 17 décembre 2019 13 h 50

      Dans le mil,M,Therrien.Pour se prémunir contre les virus il faut s'en éloigner le plus loin possible.