Une procédure de destitution «bidon»

« Nous avons un dossier en béton », a déclaré à CNN Jerry Nadler, président de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants. « Si ce dossier était présenté à un jury, un verdict de culpabilité serait rendu en trois minutes chrono. »

Toutefois, malheureusement pour M. Nadler, le scénario prévu dans la procédure de destitution du président n’aboutira pas devant un jury, mais plutôt au Sénat, majoritairement composé de républicains pour la plupart favorables à l’acquittement du président.

Et toute cette saga où des dizaines de témoins crédibles ont fourni aux démocrates pendant des semaines des preuves flagrantes, telles que abus de pouvoir et corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice.

Mais, là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que la base militante sur laquelle s’appuie Trump lui est restée fidèle pendant toute la durée de l’enquête. Résultat ? L’aiguille des sondages n’a pas bougé, les Américains sont divisés dans une proportion de 50 % pour le président, 50 % contre.

Or, il est évident que le Sénat ne sera pas aussi partagé que la population. Le dossier « en béton » des démocrates va se faire engouffrer par une procédure de destitution « bidon » dont on pouvait connaître les conclusions avant même le début de toutes ces audiences. En bref, Donald J. Trump sera acquitté… and the show will go on !


 
5 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 11 décembre 2019 07 h 58

    Gardez votre salive, Trump sera réélu en 2020

    C’était une enquête bidon depuis le début. C’était un processus politique pour amoindrir l’image de Donald Trump afin de compter des points. On verra, à la fin, les démocrates auront compté dans leur propre filet tellement les Américains sont ailleurs que toutes ces niaiseries émanant de pays étrangers. Pardieu, personne n’a rien compris du terme realpolitik.

    Le processus était floué depuis le début. Tous savent qu’il n’y aura pas de destitution. Après la débâcle de l’enquête de Mueller, les démocrates se sont acharnés sur des chimères qui ne changent absolument rien dans la vie des gens à part de celle de Hunter Biden, le fils de Joe Biden, qui a profité de la notoriété et du support de son père comme vice-président pour s’enrichir sur le dos de gouvernements étrangers.

    En fait, l’establishment, le 1%, les mondialiste, les libre-échangistes et l’élite aux souliers cirés des centres-villes n’ont jamais accepté le verdict démocratique de novembre 2016. Ils n’ont jamais voulu laisser Trump être le président des États-Unis parce que celui va à l’encontre de leurs politiques. Ils préféraient de loin Hillary Clinton, l’amie de Wall Street et de ceux qui ont perpétré la crise financière de 2008 tout en s’emplissant les poches.

    Ce qui est frappant avec n’importe lequel candidat à l’investiture démocrate, c’est qu’ils n’attirent personne ou aucune foule. Pardieu, lorsque Biden parlait à une réunion de gens récemment et s’est fait invectivé par un participant avec de le traiter de gros et de plein de m@$%&#, il n’y avait presque personne qui s’était déplacé pour venir l’entendre parler. Au contraire, Trump déplace des foules immenses à chacun de ses rendez-vous politique. Et cela, il le faisait même avant de devenir le 45e président des États-Unis. En plus, les Américains connaissent un âge d’or au point de vue économique.

    Enfin, Trump sera réélu en novembre 2020, et cela, pour le meilleur ou pour le pire.

    • Hélène Lecours - Abonnée 11 décembre 2019 09 h 17

      Quel meilleur? Vous y voyez vraiment du meilleur vous? À part la centralisation de l'argent dans les mêmes poches ce qui n'est du meilleur que pour eux!

    • Cyril Dionne - Abonné 11 décembre 2019 11 h 52

      Chère Mme Lecours,

      Tout est relatif dans la vie et à géométrie variable. Pour certains, les terroristes sont des combattants de la liberté et vice versa. De toute façon Mme Lecours, ce sont les Américains qui votent pour leur gouvernement et non pas les observateurs des autres pays. Vous ne pouvez rien y faire, sinon on appelle cela de l’ingérence comme un certain Barack Obama a fait en s’immisçant dans la dernière campagne fédérale pour supporter Justin « dit de pipelines » Trudeau. Curieux tout de même, ce n’était pas les Russes. C’est « ben » pour dire.

    • Marc Levesque - Abonné 11 décembre 2019 19 h 05

      M. Dionne,

      "En fait, l’establishment, le 1%, les mondialiste, les libre-échangistes et l’élite aux souliers cirés des centres-villes n’ont jamais accepté le verdict démocratique de novembre 2016. Ils n’ont jamais voulu laisser Trump être le président des États-Unis parce que celui va à l’encontre de leurs politiques."

      L’establishment, le 1%, les mondialiste, les libre-échangistes et l’élite aux souliers cirés des centres-villes ... Même si plusieurs de ces termes sont assez vague, je crois qu'on peut tout de même décrire ces groupes comme étant non partisan ou majoritairement républicain, mais pour le 1% il n'y a pas de doute, les républicains sont clairement majoritaire même si des démocrates en forment une parti non négligeable :

      https://news.gallup.com/poll/151310/u.s.-republican-not-conservative.aspx
      .
      Cela dit, je suis d'accord que la grande majorité des démocrates ne semble pas encore avoir accepté le résultat des élections de novembre 2016.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 décembre 2019 05 h 29

      "Ce sont les Américains qui votent pour leur gouvernement et non pas les observateurs des autres pays.. sinon on appelle cela de l’ingérence.. " - CD

      Comme ce sont les Québécois qui votent pour leur gouvernement et non les observateurs de Ontario, sans quoi, on pourrait appeler ça de l’ingérence.