La parité au Québec

Le gouvernement caquiste a estimé que la rémunération des médecins spécialistes était trop élevée comparativement à celle de leurs confrères du reste du Canada et qu’elle devait être ramenée à la baisse. Je suis totalement d’accord.

Mais pourquoi tolère-t-il que la rémunération globale des employés de l’administration québécoise soit moindre (de 6,2 %) que celle de leurs confrères travaillant dans des entreprises de 200 employés et plus ? Je trouve tout particulièrement choquant que les employés municipaux touchent 35 % de plus (nous savons pourquoi ces derniers caracolent en tête : les municipalités, trop faibles, ont de la misère à faire face).

Le gouvernement caquiste devrait légalement ramener à la raison les privilégiés et en donner un peu plus à ceux qui se trouvent au bas de l’échelle. Il ne peut rien faire relativement aux employés fédéraux et à ceux du privé, mais pour les autres, il peut intervenir.

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2 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 6 décembre 2019 04 h 49

    M. Le Blanc, foutaise que tout cela...

    Foutaise que tout cela, car la base de calcul est biaisée : entreprises de 200 employés et plus… Mais de quoi parle-t-on en regard de ces entreprises? C’est là que l’on constate les biais méthodologiques. Hydro-Québec, la Société des alcools du Québec, et la majorité des 2002 autres sociétés créatures en propre de l’État québécois (il y en avait 2004 en 2017) sont assimilées pour les fins du calcul différentiel à des entreprises du secteur privé.

    Un autre facteur est, pour les entreprises réellement dans le secteur privé, et se porte sur les heures de travail hebdomadaire (40 heures vs les 36 heures).

    Et que dire de la quasi-sécurité d’emploi à vie pour les titulaires de la fonction publique, et du système garanti de retraite. Cela n’existe pas dans les entreprises du secteur privé… Endroit où l’actualité fait couramment mention de mises à pied massive (maintenant il nomme cela réingénierie), de coupures de 25%/30%/40% des retraites aux pensionnés. Ce qui ne se produit pas pour les fonctionnaires retraités.

    Et que dire des employés qui travaillent dans les établissements relevant du secteur de la santé et/ou assimilés (hôpitaux, CHSLD, garderies, etc.). Ce ne sont pas des employés de l’État (en somme, des fonctionnaires), mais leurs salaires et autres avantages sont comptabilisés comme étant du domaine privé, et ce même si c’est l’État qui rembourse les sommes monétaires qui y sont versées.

    Quant au « Je trouve tout particulièrement choquant que les employés municipaux touchent 35 % de plus ». Cela aussi est faux. Regardez les conventions collectives, les échelles salariales y figurent… L’écart marqué en ces deux domaines touchent le nombre d’années de service pour avoir droit à la pleine retraite : 25 ans pour le col bleu de Montréal vs 35 ans de cotisations au niveau des fonctionnaires (REEGOP).

    En fait, la comptabilisation et la publication de ces données relèvent plus du lavage de cerveau, de la manipulation et de l’endoctrinement que de la réa

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 6 décembre 2019 09 h 05

      M. Pelletier, il est heureux qu'il y ait une limite de mots pour les commentaires, car vous étiez en train de nous pondre un roman.

      La sécurité d'emploi, on en tient compte dans la rémunération globale.

      Je tire mes chiffres d'un article du 'Devoir' écrit par le respectable Gérard Bérubé, qui lui-même tire ses chiffres de « l’édition 2019 du rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) sur la rémunération des salariés ».

      Références :

      https://www.ledevoir.com/economie/568016/quebec-compte-deux-classes-d-employes-publics-selon-les-donnees-sur-la-remuneration

      http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/travail-re

      Je fais confiance aux professionnels du 'Devoir' et à ceux de l'Institut de la statistique du Québec.

      Je vous invite à faire parvenir une réplique à la rédaction du journal. Si elle a du sens, elle sera publiée, sinon...