Une politique à sens inique

Dans sa nouvelle politique internationale du Québec, le gouvernement priorise « le recrutement de la main-d’oeuvre et des talents » à l’étranger. Qu’un étudiant ou technicien français s’installe au Québec a peu d’incidence chez lui. Qu’en est-il, par contre, pour les pays en voie de développement d’Afrique où la fuite des cerveaux fait des ravages ? Le Maroc, par exemple, perd quelque 600 ingénieurs chaque année au bénéfice des pays du Nord, et cette saignée laisse des traces.

Le Québec a la capacité et le devoir de prioriser aussi des programmes de formation de main-d’oeuvre en collaboration avec les pays francophones de l’Afrique. Dans sa quête absolue de développement économique du Québec, la nouvelle politique néglige complètement cet aspect de la coopération internationale. C’est une politique à sens unique, voire à sens inique.

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