LA littérature

Je suis ce qu’on peut appeler une grande lectrice. Ma vie est ponctuée par mes découvertes littéraires. Je dois dire que, sans ces rencontres, mon âme s’en trouverait appauvrie. Avec le temps et avec l’âge, les grands classiques maintenant derrière moi, je constate que la parole des femmes en littérature me devient également de plus en plus essentielle.

Bien que je ne sois pas une militante féministe et que je n’analyse pas toujours mes choix à la lumière de ce paradigme, je constate qu’imperceptiblement, je lis majoritairement des autrices.

J’ai donc été très surprise du dévoilement des primés des grands prix littéraires français 2019.

Pour le Goncourt : un homme (Jean-Paul Dubois). Pour le Renaudot : un homme (SylvainTesson). Pour le Médicis : un homme (Luc Lang). Pour le Femina : un homme (Sylvain Prudhomme).

Comment n’avait-on pas pensé souligner le génie de mes autrices adorées ? Avais-je échappé à une quelconque explication ?

Samedi dernier, dans Le Devoir, l’éditorial de Mme Marie-Andrée Chouinard soulignait les inégalités en regard de l’accès à l’édition des autrices, qui semblent défavorisées face aux auteurs, chiffres à l’appui (37 % d’édition chez les femmes contre 54 % chez les hommes).

Pourquoi ? Franchement, je ne comprends pas. D’autant plus que, pour ce qui est du lectorat, les études démontrent que les femmes lisent davantage que les hommes… Les chiffres ne sont pas mon fort. Je préfère de loin les mots. Honorer les mots.

Mais surtout ces brillantes et magistrales créatrices de LA littérature.

Alors voici mes choix. Pour le Goncourt : Amélie Nothomb (Soif). Pour le Renaudot : Nastassja Martin (Croire aux fauves). Pour le Médicis : Gaëlle Josse (Une femme en contre-jour). Pour le Femina : Emmanuelle Favier (Virginia).

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