Qui respecte les feux pour piétons?

Alarmée par le nombre de piétons happés par des véhicules motorisés, la Ville de Montréal veut ajouter des feux pour piétons à toutes les intersections. C’est bien, mais qui les respectera ? À de nombreux carrefours, le cycle des feux débute par une flèche verte pour permettre aux piétons de traverser, mais des véhicules motorisés passent outre, quand ils ne se font pas déjà klaxonner par le véhicule derrière. Quant aux piétons, il leur faudrait comprendre que, lorsque le « petit bonhomme » est rouge, c’est qu’une voie de circulation qui croise la leur a le feu vert et qu’il y a danger. J’observe ces deux situations tous les jours à Montréal, et ça prendra beaucoup d’éducation et de répression pour que l’arrivée de nouveaux feux piétons change quoi que ce soit. On peut tout de même se réjouir que Montréal ait refusé le virage à droite sur feu rouge : en banlieue, quand tous les feux sont au rouge pour permettre aux piétons de traverser de grandes intersections, des voitures continuent de les couper en tournant à droite…

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

3 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 21 novembre 2019 07 h 36

    D’autres morts suivront

    Le nombre de piétons tués par des automobilistes a triplé depuis que Projet Montréal est arrivé au pouvoir.

    Il avait déjà commencé à augmenter à la toute fin de l’administration Coderre (+33%). Mais là, c’est la crise : 300%.

    Une crise qui devait nécessairement arriver en raison de la croissance démographique à Montréal et du vieillissement de la population.

    Une crise qui aurait pu arriver bien avant, mais qui arrive maintenant, soudainement, parce qu’on n’a pas su modifier, au cours des récentes décennies, l’aménagement urbain afin de prévoir ces deux phénomènes. Alors ça nous frappe maintenant en pleine face,

    Les moyens annoncés par l’administration Plante n’ont _aucune_ chance de réussir. Aucune. C’est 60 millions$ (30$ par Montréalais) pour du ‘PR’.

    Les raisons de cet échec prévisible sont expliquées dans le texte ‘La crise des piétons tués durera huit ans’, disponible sur l’internet.

  • Roger Gobeil - Inscrit 21 novembre 2019 07 h 36

    Mettre sa vie en danger

    Vous avez entièrement raison M. Le Blanc. Au Québec, nous sommes au royaume de l'automobiliste. Bon nombre se foutent royalement des feux rouges et des piétons. Pour que le Québec devienne aussi civilisé que des grandes villes comme Toronto, Boston, New York, Washington et Chicago où j'ai déjà marché en plein centrevile, ça va prendre surtout de la répressuion, beaucoup de répression! Nos bons automobilistes québécois se foutent autant des programmes d'éducation que des piétons! Hélas, c'est ça qui est ça au Québec. Je rêve du jour où des radars seront installés aux feux de circulation. Ça finirait par ramener nos automobilistes impatients et insouciants à un peu plus de bon sens.

    • Jean Richard - Abonné 21 novembre 2019 09 h 49

      « Pour que le Québec devienne aussi civilisé que des grandes villes comme Toronto,  »
      Une telle affirmation tient à l'ignorance de l'actualité. Si vous croyez sincèrement que les rues de Toronto sont plus sûres que celles de Montréal, je ne peux que vous suggérer fortement de déménager. Vous y seriez d'autant plus bienvenu que le dénigre-Québec est très apprécié dans cette province, pas autant que dans l'Ouest, mais ce n'est pas une excuse pour nier cette attitude méprisante envers les Québécois.

      En 2018, il y a eu à Toronto trois fois plus de victimes qu'à Montréal parmi les piétons qui déambulaient sur les trottoirs de la ville. En 2019, la métropole de la province voisine a déjà une bonne avance sur Montréal. Certes, Toronto est plus populeuse que Montréal, mais ça ne signifie pas que le nombre des piétons y est proportionnel. La nuit, le moment de la journée où il y a le plus de victimes, Toronto dort et ses trottoirs sont déserts.

      Civilisée une grande ville comme Toronto où on déplore un taux de criminalité à la hausse ?

      https://www.journaldemontreal.com/2018/12/27/en-2018-criminalite-en-hausse-et-record-dhomicides-a-toronto