Lettre ouverte à mes jeunes amis du PQ

À la suite de notre congrès de la fin de semaine, auquel j’ai encore assisté, je suis revenue avec une certaine tristesse. Sur la déclaration de principes : j’en suis. Mais...

Vous les jeunes qui voulez tout chambouler dans ce parti, y compris en changer le nom si nécessaire, je veux vous dire pourquoi je m’oppose à cette idée, contre laquelle je me battrai jusqu’à mon dernier souffle. À l’aube de mes 80 ans, je milite encore avec fierté (mot que vous ignorez peut-être) pour ce parti. C’est contre tous ces anciens qui ont tant donné que vous vous battrez. Ces « têtes blanches » qui ont porté ce parti dans leur coeur et leurs actions, qui ont partagé les victoires et les défaites, elles sont encore là. Ce sont elles qui font encore les campagnes de financement, les téléphones et les campagnes électorales. Je sais, vous n’avez malheureusement connu que les défaites, c’est sans doute pour cela que vous voulez tout changer. Mais vous devez maintenant porter ce parti pour le renouveler, lui apporter votre fougue et votre amour pour la fondation de ce pays auquel nous aspirons tous et toutes. C’est dans cet avenir, dans cet esprit seulement que vous nous trouverez encore sur votre route à vos côtés. Pour cette lutte seulement, pour ce Québec pays. Pas pour un changement de nom qui n’apportera rien… La base est trop solide. Ce serait un manque de respect et surtout une marque d’ignorance de l’histoire de ce parti, un affront aux pères fondateurs : les Lévesque, Parizeau, Landry. Félix Leclerc (lui aussi un grand nom du Québec) a dit au décès de monsieur Lévesque : « une page de l’histoire est tournée, un nouveau chapitre s’ouvre ». Alors, il vous reste le devoir d’écrire ce chapitre, à votre façon sans doute, mais en militant dans ce parti des Québécoises et des Québécois. Notre devise, « Je me souviens », fait bien rire parfois, car peu de gens se souviennent de ce que ce parti a apporté au Québec.

S’il existe encore, je peux le dire, c’est un peu grâce à tous ces anciens qui n’ont jamais désespéré, qui ont pleuré, ri, fêté, mais jamais perdu l’espoir de voir ce pays émerger. Comme le disait monsieur Landry jusqu’à son dernier souffle : « Tout le reste de ma vie politique sera marqué par le désir d’accéder à ce rêve. » Que le Parti québécois vive encore longtemps grâce à vous, les jeunes… Merci.

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18 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 12 novembre 2019 01 h 25

    Il faut être fière des réalisations du parti québécois et de l'honnêteté de son Père, René Lévesque

    Il ne faut jamais changer le nom du Parti que René Lévesque a fondé. Pensons aux réalisations de ce Parti: La Charte de la langue française, la loi 101. La création de Télé-Québec. La loi sur le financement des partis politiques, droit à la non-discrimination des homosexuels, loi anti-briseurs de grève, loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, création de la Société d’assurance automobile du Québec, création du ministère de l’Environnement, loi sur le Régime épargne-actions, la Commission de la santé et sécurité au travail, droit à la non-discrimination des femmes enceintes, création du Fonds de solidarité, loi sur l’équité salariale, loi sur l’équilibre budgétaire, création des centres de la petite enfance (CPE), création du régime public d’assurance-médicaments, création de la Société d’investissement du Québec, création d’Héma-Québec, signature de la Paix des Braves, Politique nationale de l’eau, Journée nationale de nos Patriotes, la fin du nucléaire, la fin de l’amiante et les élections à date fixe et j’en passe.

    • Jean-François Trottier - Abonné 12 novembre 2019 08 h 30

      ... et aussi de la clairvoyance et de l,esprit analytique absolument brillant de M.Parizeau.

      C'est lui, le vrai fondateur du Régime des Rentes sous les Libéraux de Lesage. L'organisation technique et logidtique de la nationalisation de l'électricité, pour que tout le monde soit content, c'est lui.
      C'est lui aussi, les REA.
      Il a travaillé fort pour créer Québec inc suite à l'exode des anglais et surtout de leurs capitaux, par la peur irraisonnée, bien nourrie par les deux partis Libéraux ainsi que the Gazette.
      Outre cette raison, le but ultime était de créer un capital québécois avec lequel travailler et s'entendre pour se diriger vers une réelle social-démocratie, où les riches sont bienvenus. Il voyait à tout en même temps. Legault est né de Québec inc, entre autres! Mais... il n'a pas cette vision, oh que non.

      Résultat, le Québec n'a presque pas subi cette fuite des capitaux pourtant orchestrée pour le déstabiliser! Si notre économie a fléchi, c'est en même temps que le reste du monde avec les politiques malades de Reagan. Tout ça, c'est l'oeuvre d'un seul homme. Parizeau.

      Sa vision d'un Québec de partage et d'égalité des chances n'a jamais fléchi, jusqu'au moment où, épuisé et aigri, il a choisi de se reposer.

      C'est lui qui m'a persuadé en '70 par sa logique nette et son analyse riche de détails. La même logique qui l'a suivi toute sa vie, chaque fois influée par les événements. Il étudiait et réétudiait tout.

      Pas compliqué. L'histoire d'un Québec pleinement progressiste a débuté avec son arrivée au ministère comme conseiller, et s'est terminée dans les années qui ont suivi sa démission. Non, il n'était pas seul! Mais il était toujours là, au milieu de l'action.

      Depuis, ne restent que les clowns de la "lutte finale". Pas fort.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 novembre 2019 08 h 54

      Vous avez raison Mme Alexan. Le parti de l'émancipation canadienne-française sera toujours le parti du Québec, et donc, le Parti québécois. Nous vivons aujourd'hui dans une des sociétés les plus égales et démocratiques à cause justement de nos patriotes, les Lévesque, Parizeau, Landry, Payette, Laurin et j’en passe qui nous ont précédés. C'est sur les épaules de ces géants qu'on peut voir plus loin aujourd’hui comme Québécois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 novembre 2019 09 h 59

      "La loi sur l’équilibre budgétaire.." - Nadia Alexan

      ...et communément appelée la "Loi du déficit zéro" qui aura permis autant au PQ qu'aux libéraux d'imposer leurs budgets d'austérité délétères dont tous les services publics ont tant souffert et par conséquent "les citoyens".

      Je ne peux pas croire que vous êtes fière de ça.

      Jacques Parizeau lui-même appelait les supporteurs du déficit zéro "les déclinologues".

      "Le social-démocrate" - Michel David

      "La première grande critique que M. Parizeau a adressée à Lucien Bouchard, après que celui-ci lui eut succédé, ne portait pas sur la stratégie des «conditions gagnantes», qui ressemblait à un renvoi du référendum aux calendes grecques, mais plutôt sur sa croisade en faveur du déficit zéro, dont la social-démocratie ne pouvait que pâtir."

      https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/441853/le-social-democrate

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 novembre 2019 10 h 06

      Le PQ, c’est aussi ..

      Coupures dans l'aide sociale; déduction des pensions alimentaires aux enfants des prestations d'aide sociale; désinstitutionnalisation et mise à la rue des malades mentaux ; 10 milliards par année de cadeaux aux banques et aux multinationales; 800 millions en cadeaux pour les multinationales minières étrangères en 2013; Appui au passage du pétrole sale bitumineux d'Enbrige*; rejet de Pharma-Québec; inaction et éternels louvoiements sur la question nationale, augmentations records des tarifs d'électricité; libre-échange néolibéral; dogme du déficit zéro; politiques d'austérité; attaques aux services publics par le retrait de 17,000 employés.es en Santé et en Éducation; attaque aux syndicats et coupures de 20% salaires de la fonction publique par René Lévesque ; développement du gaz de schiste à Anticosti; construction d'une centrale électrique à Val-Jalbert; 5.6 millions de fraudes électorales; système de prête-noms avec SNS-Lavalin; arrestations par l'UPAC de l'attaché politique de Pauline Marois; rejet du scrutin proportionnel en 2011; trahisons d’engagements électoraux : maintien de la taxe-santé; augmentation des frais de scolarité..

    • Jean-François Trottier - Abonné 12 novembre 2019 23 h 55

      Le PQ, c'est aussi.... le courage de suivre le courant lorsqu’on n'a pas le choix plutôt que de rester braqué sur une dogme idiot, dont la loi exige qu'on condamne tout ce qui ne va pas à gauche.
      Faut se salir les mains pour arriver quelque part. Ceux qui sont assez bas pour reprocher ces mains sales ne méritent pas grand chose, et en tout cas pas le pouvoir.

      C'est ça, être extrémiste, M. Montmarquette : être incapable d'accepter des détours inévitables, en tout cas quand il s'agit de ceux qu'on veut détruire, comme le PQ pour vous, votre maladive obsession.

      C'est un comportement religieux de toujours revenir sur les difficultés des autres en les amplifiant le plus possible. Ça s'appelle la recherche du péché, comme les curés fanatiques d'il y a 60 ans.

      Être à gauche pour être à gauche, M. Montmarquette, c'est dogmatique. C'est extrémiste.

      Dire qu'on est social-démocrate quand on est marxiste, c'est pondre un gros gros mensonge destiné à embrouiller le langage le plus possible. M. Montmarquette. Combien de fois pour vous ? 100 ? 200 ? Sais pas. Une seule fois était de trop.
      QS n'aime pas la vérité.

      Refuser de voir comment tous les gouvernements marxistes se sont soldés par un échec catastrophique, ben c'est stupide.

      Je vous prie de ne pas me nommer Cuba, qui a reçu une aide indécente de l'URSS pour servir de vitrine, ni la Chine, qui est depuis 20 ans le pays le plus capitaliste du monde, avec tous ses dirigeants multimilliardaires. Du capitalisme sauvage en fait. Avant, elle subissait famine par-dessus famine.

      Parlez-nous du Vénézuéla que vous portiez aux nues il y a encore peu de temps.

      Et pour finir nommez-moi les nombreux accomplissements de QS, qu'on rit un bon coup.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 13 novembre 2019 08 h 33

      Mme Alexan,

      Je suis fidèlement vos interventions avec lesquelles je suis, le plus souvent d’accord. A ce que vous énoncez, j’ajoute la contribution de Jacques Parizeau, qui deviendra, par après indépendantiste. M. Parizeau a participé activement à la mise sur pied de plusieurs instruments économiques au Québec.

      Il a entre autres été un des principaux architectes de la Caisse de dépôt et de placements, , de la Société générale de financement ainsi que de la Société québécoise d’exploration minière.

      Comme ministre, en plus de mettre en place le Régime d’épargne-actions qui a permis la croissance de plusieurs entreprises établies au Québec, M. Parizeau a également permis la création du Fonds de solidarité FTQ.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 09 h 39

      "Le PQ, c'est aussi.... le courage de suivre le courant lorsqu’on n'a pas le choix." - Jean-François Trottier

      On n'a pas le choix... There is no alternative disait Margaret Thatcher.

      Voilà exactement le genre propagande dogmatique à l'origine du néolibéralisme, alors qu'on a toujours le choix en politique, d'autant plus qu'on est aux commandes de l'État :

      There is no alternative (TINA), traduit en français par « Il n'y a pas d'autre choix » ou «Il n'y a pas d'alternative» est un slogan politique couramment attribué à Margaret Thatcher lorsqu'elle était Première ministre du Royaume-Uni.

      Jean Ziegler dans son livre "Les nouveaux maîtres du monde", décrit ce slogan comme celui du troisième pouvoir totalitaire après le bolchevisme et le nazisme. «Il n'y a pas d'alternative au système émergeant du mercantilisme mis en place par les entreprises s'appuyant sur l'État et décliné à l'aide de différents mantra tels mondialisation et libre-échange».

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 09 h 49

      "C'est ça, être extrémiste, M. Montmarquette " - Jean-François Trottier

      Pour parler concrètement.

      - Dites-nous donc ce que vous trouvez d’extrémiste dans les engagements de Québec solidaire lors des élections de 2018 ?

      - Le salaire minimum à 15$ de l'heure?

      - La gratuité scolaire du CPE à l'université?

      - L'augmentation des prestations d'aide sociale?

      - La réduction des tarifs de transport en commun de 50% ?

      - L'assurance dentaire pour tout le monde?

      - Le régime de pension universel ?

      - La création de Pharma-Québec pour économiser entre 2 et 3 milliards par année?

      - L'augmentation des redevances sur les ressources naturelles? 



      - Des CLSC ouverts 24 heures par jour 7 jours sur sept ? 



      L’augmentation du nombre de paliers d'impôts pour une fiscalité plus équitable?

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 12 h 01

      "Le PQ, c'est aussi le courage de suivre le courant." - Jean-François Trottier

      Vous êtes complèment déconnecté.

      Suivre le courant n'est pas courageux, c'est opportuniste et en trahissant ses valeurs et sa raison d'être en plus.

      Avec les brillants résultats que cela a donné.

    • Jean-François Trottier - Abonné 13 novembre 2019 19 h 40

      M. Monmarquette,

      C'est un bel exemple de lâcheté d'aller à contre-courant seulement pour respecter son idéologie. Votre échec débute dès le mot "lutte", exactement comme tout État marxiste.

      Votre programme est pourri :
      - Sa partie économique est une cours de comment détruire une économie en 6 mois.
      - Certains projets de QS pourraient être intéressants mais tous, dont par exemple Pharma-Québec, souffrent d'un souci de contrôle absolument incompatible avec une société humaine, tout simplement.

      Pharma-Québec n'est même pas le pire, seulement le plus bizarre :
      1. Les réductions ne peuvent que retourner aux patients. Faire des milliards sur le dos des gens qui souffrent, vraiment?
      2. Grouper ça avec un organisme qui promouvra des médicament alternatifs est stupide.
      3. Avec un organisme de contrôle des médicaments, on atteint le sommet! Il va coûter plusieurs milliards par année et vous ne le comptabilisez même pas! Et sinon, ce ne sera qu'un endroit pour que les fonctionnaires reçoivent des pots-de-vin, puisqu'ils ne seront pas en mesure de vérifier quoi que ce soit. Ça coûte cher le contrôle pharmaceutique!
      4. Un qui est censé servir de vache à lait à l'État, l'autre qui sert de "conscience" et qui déteste ces profits, le troisième qui coûte plus cher que les profits, y a des limites à promettre tout et son contraire.


      En réalité cet organisme devrait être une COOP d'achat des pharmacies où le gouvernement siège en observateur, pas le présider! Trip de control freak!

      Mais le pire est encore la "banque du Québec". Une Banque d'État et une banque de service, Monsieur, c'est pas pareil. Même pas un peu.
      Vous confondez les deux et c'est débile, rien que ça. Du gros Chavez épais, rien d'autre.

      QS le sait et ses dirigeants mentent à tour de bras "pour la cause".

      Rien ne justifie des mensonges comme ceux-là. Donc, QS est formée d'incompétents qui mentent.

      QS déteste la vérité, "pour la cause". Voilà.

  • Pierre Desautels - Abonné 12 novembre 2019 11 h 42

    Les "angry péquistes".


    "Vous les jeunes qui voulez tout chambouler dans ce parti"

    Voilà pourquoi ce parti stagne. Comme membre fondateur du PQ, j'ai entendu trop souvent ce genre de commentaire méprisant. Un des problèmes de ce parti, ce sont ces "angry péquistes" qui croit tout savoir et tout connaître et qui n'en finissent plus de se trouver de nouveaux ennemis. Autrefois un parti rassembleur, le PQ s'est replié sur lui-même dans une nostalgie qui n'attire plus beaucoup de Québécois.

    Quand Catherine Fournier a quitté le PQ, les commentaires méprisants venant de vieux militants fusaient de toutes parts. Un des jeunes qui a quitté avec Catherine Fournier, déplorait justement qu'il se fasse constamment dire quoi faire et quoi ne pas dire et que dans le temps... Voilà. Avec le temps va...

    • Gaetane Derome - Abonnée 12 novembre 2019 16 h 24

      M.Desautels,
      Je trouve que l'auteure de la lettre ci-haut a été très polie et on ne peut la qualifier de ce mot "angry"..Elle fait une demande,exprime son opinion.La liberté d'expression vous connaissez?
      Tant qu'à ceux qui n'ont pas aimé que Mme Fournier quitte c'est qu'elle avait fini par être appréciée par les citoyens et les gens expriment leur déception.Parfois ils le font de façon maladroite c'est vrai,mais Mme Fournier est en politique,elle doit s'attendre à certains commentaires si elle prend une décision.
      Sur les réseaux sociaux j'ai été dénigrée bien plus souvent par des gens membres de QS que par des gens membres d'autres partis.Doit-on dire qu'il y a aussi des "angry solidaires"? ;)

    • Marc Therrien - Abonné 12 novembre 2019 17 h 26

      Il sera intéressant de voir si le PQ 2.0 réussira à transcender cette propension malsaine qu’il a à répéter les mêmes erreurs qui tient du masochisme. Il s’agirait d’une névrose d’échec qui les amène à s’organiser pour ne pas parvenir à leurs fins afin de rendre indépassables les exploits de leur héros mythique René Lévesque et de faire en sorte que son statut d’idole d’un peuple demeure intouchable. La répétition de l’échec devient alors une forme du masochisme dans lequel l'évitement d'une réussite est source immédiate de soulagement.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 12 novembre 2019 18 h 59

      « Voilà pourquoi ce parti stagne. »

      Ah! oui. Le Parti québécois a recueilli plus de vote que Québec solidaire à dernière élection et a plus de 5 fois plus de membres. Quelle désinformation de la part d'un islamo-gauchiste.

      Ne vous faites pas pour la p'tite Catherine, elle ne sera pas réélu la prochaine fois. Tout comme pour QS sur sa position sur les signes religieux, elle s'est désistée de son parti une fois élu par des gens qui votaient pour le PQ et en utilisant les ressources du parti.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 08 h 13

      @ Cyril Dionne,

      "Le Parti québécois a plus de 5 fois plus de membres.." - CD

      Il est franchement pathétique de voir les péquistes jouer à qui pisse le plus loin avec leur fameuse liste de membres qu'il sont d'ailleurs les seuls à connaitre. Parce qu'à vouloir inclure même leurs sympathisants dans leur votes, il faut croire que ça ne va pas si bien que ça.

      Comme disait Michel David lors de la dernière campagne électorale, ce dont le PQ a besoin, ce ne sont pas des membres, mais des votes.

      Et à 65 ans de moyenne d'âge au PQ, ça ne fait pas beaucoup de monde pour monter des escaliers et faire du porte à porte.

      Non, franchement, vous avez toutes mes sympathies.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 13 novembre 2019 09 h 04

    Lettre à madame Nivolon

    Chère Madame Nivolon,

    Nous avons sensiblement le même âge. Moi, j’ai cru « au retour du Québec dans le giron constitutionnel dans l’honneur et l’enthousiasme », avec Meech. J’ai cru au fédéralisme; mais au soir du 23 juin 1990, je me suis senti rejeté par le Canada anglais; je ne suis plus canadien : ce pays n’est plus le mien.

    Mais, notre situation, comme indépendantistes, n’est pas rose. Beaucoup des nôtres sont rendus à la CAQ. Plus ou moins les 2/3 de leurs apparatchiks viennent de chez nous; dont mon ex-député du PQ. Si les nôtres avaient eux seulement 10% de la détermination des Juifs, ça ferait longtemps que le Québec siégerait à l’ONU. Qui a dit : « Nous fabriquons nos propres bourreaux » ?

    Ce qui a amené le référendum, qu’on nous a volé , en 1995 : le rejet de Meech. Je suis de ceux qui pensent que Legault est en train de placer les cartes, sans le vouloir, pour le prochain référendum. Voici mes indices : Jason Kenney et son langage sur la péréquation avec un éventuel référendum; la réaction du ROC à notre timide loi 21; le rejet de la loi 21 par leur Cour suprême. Ce qui est inquiétant : « la wetsmountisation » de la région de Montréal.

    Déplorable, cependant, que, chez nous, il semble que, pour certains, le Québec devrait d’abord être « à gauche tous » avant de penser à l’indépendance. Dommage que la fusion QS-PQ ne se fasse pas! L'incident de la Catherine, qui avait été élue sous la bannière du PQ, en est un autre indice.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 13 novembre 2019 13 h 20

      En complément.

      je pense que des caquistes, à un moment donné, vont en avoir marre de faire semblant de jouer au nationalisme. On n'a qu'à penser au bonjour-hi et au test des valeurs ridicule du ministre gaffeur....Dans le fond, c'est surtout la CAQ qui a gaffé en faisant des promesses en immigration, impossibles à réaliser dans le cadre canaadien.

      Notre situation ressemble un tantinet à celle des francophones hors Québec: nous sommes des quémandeux perpétuels. PLus nous nous faisons insulter, plus nous essuyons des échecs.....plus nous chantons le O Canada. En pensant que demain sera différent!