Quand on est né pour un petit pain…

Les diverses politiques du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) me rappellent cette petite phrase qu’on répétait un peu partout dans les chaumières québécoises dans les années cinquante : « Quand on est né pour un petit pain… »

« Inutile de chercher à sortir de la pauvreté », sous-entendait alors celui qui se contentait de la médiocrité ambiante pour justifier son inaction ou ses décisions.

On peut être pauvre de diverses façons ou, si l’on préfère, on peut être riche de diverses manières : riche de coeur, riche d’esprit, riche en connaissances, riche d’ouverture à l’autre, et puis riche, c’est-à-dire riche tout court, riche en argent, riche en biens de consommation…

Notre gouvernement actuel a choisi : nous serons riches, vraiment riches tout court. Et pour nous enrichir, il nous faut des travailleurs, de la main-d’oeuvre immédiatement utile. Il convient même de former nos futurs travailleurs dès la petite enfance. Le reste, tout le reste, n’a pas d’importance. D’ailleurs, le gouvernement rejette les demandes d’immigration de personnes qui partagent manifestement toutes nos valeurs et qui l’ont prouvé de bien des manières sans avoir à passer de test. Qu’elles soient riches de coeur, d’esprit, de connaissances, d’ouverture ne compte pas dans la balance.

Peut-être qu’il conviendrait de faire passer le fameux test des valeurs à tous les députés de la CAQ, me direz-vous. J’en doute. De toute façon, ils passeraient tous, tant ce test est insignifiant.

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