Charlebois, 40 ans plus tard

Il y a environ une quarantaine d’années, j’ai vu pour la première fois, l’enfant terrible des Québécois, Robert Charlebois.

Ce jeune homme, qui venait tout juste de sortir de l’adolescence et qui avait la chevelure bouclée comme le petit saint Jean-Baptiste de nos défilés du 24 juin, incarnait tous nos espoirs. Le spectacle a eu lieu au domaine de l’Estérel à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson à 1 h 20 au nord de Montréal.

Si je prends la peine de vous spécifier l’endroit, c’est que je m’en souviens comme si c’était hier. Je ne vous cacherai pas que ce show a changé ma vie. Ce précurseur d’une génération par sa musique et son espièglerie a bouleversé notre société. Ce jeune homme qui a aujourd’hui 20 ans à quelques reprises a toujours la flamme. Dans son spectacle CharleboisScope, il scintille dans toute sa splendeur. Il est peu commun de voir des fans de toutes générations confondus se lever de leurs sièges au Grand Théâtre et danser comme des enfants heureux de se voir à travers cette icône. Les symboles graphiques du CharleboisScope apportent une contribution plus que tonifiante au spectacle. Alors, si vous n’avez pas vu ce show, vous êtes passé à côté d’une grande joie qui jaillit du cœur.

Ma conjointe m’a confié que c’était l’une des rares fois où elle avait vu mon bonheur se transposer en pas de danse.

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2 commentaires
  • Mathieu Lacoste - Inscrit 5 novembre 2019 11 h 46

    «Il y a une quarantaine d’années, j’ai vu pour la première fois Robert Charlebois. Ce jeune homme, qui venait tout juste de sortir de l’adolescence… » (Michel Houle)



    Il y a une «quarantaine d’années», Robert Charlebois, né en 1944, avait environ 35 ans…

    Le Charlebois auquel vous vous référez date des années soixante.

    Pour la suite, je songe à ce que m'en disaient certains musiciens du «Jazz Libre» du temps de «L'Amorce», notamment Maurice C. Richard, Jean Poirier et l'autre, Michel, un percussionniste dont j'ai oublié le nom de famille avec le temps, des gens qui ne partageaient pas votre engouement pour cet opportuniste.

    Le «Jazz Libre», c'est le nom du groupe de musiciens qui est rédigé en petit caractère dans un coin à l'endos de l'album «Lindberg».

  • Serge Lamarche - Abonné 5 novembre 2019 17 h 18

    Certainement iconique

    Charlebois fait partie de l'avant-garde du temps. Des chansons amusantes qui jouent bien des langues.