Doit-on financer la recherche scientifique?

Dans la section Idées du Devoir du 9 octobre 2019, Tarik Möröy, professeur (IRCM et Université de Montréal), et Katalin Toth, professeure (Université Laval), écrivaient que la science n’est pas un enjeu électoral. « Les investissements en recherche scientifique ne sont pas simplement importants pour les scientifiques, ils ont surtout une incidence sur la vie quotidienne de nous tous. » Certes, la science a une influence sur nos vies, nous n’avons qu’à lire le dernier rapport du GIEC qui nous informe sur le réchauffement climatique. Mais ce n’est pas le financement de la recherche qui est le plus urgent, c’est plutôt d’inclure une connaissance scientifique de base auprès de nos politiciens, car ceux-ci ne semblent rien comprendre, ou pire ignorer ce que les scientifiques d’ici et d’ailleurs prédisent sur les effets négatifs des changements climatiques en lien, entre autres, avec la qualité de l’eau, de l’agriculture et de la santé.

Le plus aberrant est que, plus on attend pour taxer davantage le carbone, plus ce sera douloureux et coûteux pour les générations futures. C’est le FMI qui le dit (Éric Desrosiers, Le Devoir, 2019-10-11). Pire, on continue à subventionner les pollueurs. Bref, quel politicien aura le courage de relever ce défi !

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1 commentaire
  • Nadia Alexan - Abonnée 12 octobre 2019 12 h 04

    La recherche scientifique doit se faire avec des fonds publics pour s'assurer de son indépendance des intérêts commerciales.

    Vous avez raison, madame Diane Germain. En effet, la recherche scientifique doit se faire avec les fonds publics, indépendamment des intérêts mercantiles des entreprises privées. La recherche scientifique est trop importante pour que ce soit délaissé aux dérives commerciales du marché.