Un débat désolant

Chacun se présente comme le père Noël qui va donner ceci ou cela en cadeau aux enfants. C’est d’autant plus facile (et moins crédible) pour les partis qui n’ont aucune chance de former le gouvernement.

On avance diverses mesures pour faire plaisir à tout un chacun sans aucun lien avec une compréhension des enjeux concrets actuels et une vision commune à partager. Aucun appel à l’engagement et à la mobilisation de la société, qui est vue comme une pâte à modeler essentiellement lors du vote. Aucune responsabilité réelle face aux conséquences sur la population des choix énoncés. Un exercice intense de démonisation absurde et outrancière des autres partis et des chefs de parti sans aucune nuance.

C’est ainsi qu’on arrive à des phrases creuses sans cesse répétées comme des mantras jusqu’à ce qu’elles soient vidées de tout sens. Et ce, dans une cacophonie incroyable où chacun se pose en champion de l’absence d’écoute. Une illustration magnifique du dialogue de sourds.

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9 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 9 octobre 2019 08 h 38

    … dialogue de sourds !

    « Un exercice intense de démonisation absurde et outrancière des autres partis et des chefs de parti sans aucune nuance. » (Jacinthe Deault)

    Dans le ring des débats, la « démonisation » demeure un des alliés susceptibles d’épauler ou-bien une vision, ou-bien « ou-bien-ou-bien » pas grand’chose !

    Lorsque des candidatures s’appuient sur ce genre d’alliés pour valoriser presque RIEN, aucun débat ne peut se faire, même avec un …

    … dialogue de sourds ! – 9 oct 2019 -

  • Cyril Dionne - Abonné 9 octobre 2019 09 h 35

    Responsabilité et politique, disons que c'est de l'intelligence militaire clair obscur

    Moi j'aimais le parti Rhinocéros. Au moins, quand ils faisaient des promesses vides, ils savaient qu'on savait que c'était des promesses vides. Ils ne mentaient pas honnêtement comme le font les autres partis avec le Parti libéral et son Justin « black face » Trudeau, le plus hypocrite de tous.

    De toute façon, je vote pour le Québec, je vote pour le Bloc québécois. Et prière de ne pas toucher à la loi 21 puisque plusieurs risquent de monter aux barricades très rapidement.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 9 octobre 2019 11 h 50

    « je vote pour le Québec, je vote pour le Bloc québécois» (Cyril Dionne)



    Le Bloc québécois présenterait-il un candidat en Ontario?

    • Cyril Dionne - Abonné 9 octobre 2019 16 h 16

      Ah ! « ben » M. Lacoste. Je ne demeure plus en Ontario. Je vis au Québec maintenant. Trois générations que ma famille à passé en Ontario, ça suffit, ne trouvez-vous pas? Je suis le dernier des Mohicans francophones hors Québec. Et pour la première fois de ma vie, je peux voter selon mes convictions. « Priceless ».

      Alors, nul besoin pour un candidat bloquiste en Ontario...lol

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 9 octobre 2019 13 h 08

    Élections, pièges à cons; @Jacinthe Deault

    Votre lettre illustre les raisons pour lesquelles je ne vote plus.

    D'ailleurs, cette dernière campagne électorale vaudevillesque démontre comment les élections sont devenues grossièrement caricaturales.

    Par exemple, pendant que la mise en scène burlesque du «black face» de Pet-junior activait le cirque des pleureuses, pas un parmi ces candidatures grotesques ne se soucient du sort de Sylvie Therrien, la lanceuse d'alerte réduite au chômage dans l'indifférence de ces forts en gueule.

    De même, pas un de ces histrions n'osent débattre sur l'évasion fiscale, qui se poursuit de plus belle au Canada parce que, par une déformation malhonnête du sens des mots, les lois canadiennes sensées combattre l'évasion fiscale favorisent en fait l'évitement fiscal …

    Par exemple, le gouvernement fédéral affirme combattre l'évasion fiscale avec les accords d'échanges de renseignements fiscaux entre le Canada et les paradis fiscaux.

    Or, en fait les entreprises canadiennes enregistrées dans les paradis fiscaux n'ont pas l'obligation de tenir des registres sous ces latitudes… Autrement dit, le Canada ne reçoit que l'information existante…

    De cette façon, pour ne pas être imposée au Canada, une entreprise canadienne n'a qu'à rapatrier au Canada les fonds qu'elle a préalablement transférés dans un paradis fiscal, en vertu de la loi canadienne qui proscrit la double imposition sur le capital.

    Ainsi, l'évasion fiscale est interdite lorsque l'on occulte des profits, mais l'évitement fiscal est encouragé grâce aux filiales que les entreprises canadiennes enregistrent dans les paradis fiscaux…

    Encore aujourd'hui, les entreprises canadiennes enregistrées dans les paradis fiscaux rapatrient leurs profits sous la forme de dividendes sans être imposées au Canada.

  • Hélène Dumais - Inscrite 9 octobre 2019 14 h 13

    Tout à fait d'accord avec Mme Deault; on nous prend pour des consommateurs, comme si on magasinait , un p'tit de çi, un p'tit peu de ça!!!! le parti conservateur est un véritable leader dans cette course aux bonbons.