Offrir asile à Edward Snowden

On qualifie Edward Snowden de « lanceur d’alerte ». En d’autres lieux, peut-être en d’autres temps, on l’aurait qualifié de « prophète » ; c’est-à-dire ici, en l’occurrence, un homme qui se tient debout et proclame haut et fort ce qui ne va pas dans la « cité ».

Snowden, en divulguant les pratiques outrancières de l’administration étatique de nos voisins du sud (entre autres…), en matière de surveillance des personnes, des collectivités, a mis sa vie en jeu et a dû, a pu, trouver un refuge sécuritaire temporaire en Russie. « Trouvez l’erreur ! »…

Après avoir obtenu une prolongation de séjour, Snowden doit trouver asile ailleurs à compter de 2020.

Je comprends qu’il ait manifesté le désir d’aller se réfugier en France, mais comme on demeure sourd à son appel, à titre « d’extra-ordinaire » défenseur des droits et libertés, nous avons l’obligation morale, je pense, de lui offrir de l’accueillir chez nous.

Peut-être, de la sorte, en le considérant comme bienvenu, en lui manifestant notre reconnaissance, d’autres lui ouvriront-ils aussi leurs portes. Il mérite d’être accueilli à bras ouverts, en héros de premier plan. En ce temps d’élections fédérales, faites savoir à ceux et à celles qui se présentent que vous considérez cet enjeu comme crucial.

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