English-Montréal, prélude à l’abolition des commissions scolaires?

Le torchon brûle à la Commission scolaire English-Montréal (CSEM). En effet, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a reçu cette semaine un rapport « dévastateur » et « accablant » sur les lacunes de gouvernance à la CSEM. Le conseil des commissaires est profondément divisé, il y a confusion des rôles entre les élus et les administrateurs, et des doutes apparaissent dans l’utilisation de cartes de crédit et dans l’attribution de contrats par la Commission scolaire.

Un constat qui a fait dire à Jean-François Roberge qu’« on va prendre une action rapidement. Est-ce que ce seront des mesures correctrices, est-ce que ce sera un accompagnement, est-ce que ce sera une tutelle ? On va avoir une de ces trois mesures qui sera prise, je ne peux pas vous dire laquelle en ce moment ».

À mes yeux, la table est mise pour préparer la mise en oeuvre d’une promesse électorale de François Legault, à savoir de déposer un projet de loi réformant la gouvernance scolaire en abolissant les commissions scolaires qui seraient remplacées par des centres de services aux élèves.

Quoi qu’il en soit, force est de constater que le taux de participation anémique aux élections des commissaires n’a rien pour insuffler de la crédibilité à la gestion des commissions scolaires… Peut-être y aurait-il lieu d’envisager une structure qui favorise d’abord le plein épanouissement des élèves qui fréquentent des écoles dont les gestionnaires ont à coeur la réussite scolaire de nos jeunes !

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9 commentaires
  • Bernard LEIFFET - Abonné 19 septembre 2019 07 h 58

    Les écoles étant situées dans les municipalités du Québec, ces dernières devraient avoir un rôle de proximité à jouer!

    Le Ministre seul ne peut tout faire et répondre aux exigences des commissions scolaires dont les demandes exigent une cettaine proximité de service. Pourquoi pas mettre les municipalités dans le coup , elles pourraient mieux voir les problèmes (réparation des bâtiments) et y répondre. Après tout, c'est là que vivent les jeunes gens. Sans oublier la gestion des autobus scolaires, etc. Sur place il y aurait le directeur d'ecole, une petite administration et les enseignements. Les programmes par contre relèveraient du Ministère de l'Éducation, avec des inspecteurs pédagogiques pour vérifier la qualité de l'enseignement, etc..

    • Pierre Grandchamp - Abonné 19 septembre 2019 11 h 33

      Le gestion de l'éducation dans un mileu donné, dans le système public, implique une foule de dossiers interreliés:transport scolaire, gestion du personnel et des conventions collectives, services pédagogiques, services aux étudiants, service d'informatique, classes spéciales, programmes régionaux.....etc.

  • Jean-François Trottier - Abonné 19 septembre 2019 08 h 31

    Quand on sait pas...

    Je ne réussis pas à me faire une idée sur la pertinence des commissions scolaires.

    Elles semblent peu utiles mais peut-être servent-elles de dernier bastion aux âneries répétitives du ministère?

    Ces réformes imposées sans plan d'implantation, sans essai sur quelques écoles où on pourra corriger le tir au besoin, ces enfants-cobayes et ces profs épuisés qu'on a lancés dans l'arène en espérant de bons résultats pour défendre le poste de quelques fonctionnaires, j'en ai soupé.

    Le ministère est l'exemple par excellence de la médiocratie bureaucrate. Des théoriciens imbus de leurs lectures, incapables de faire confiance à ceux qui sont sur le terrain, et ceux-ci qui à force de se contorsionner finissent, pour plusieurs au primaire en tout cas, en burn-out.

    Mais les commissions posent-elles vraiment un frein aux folies assénées par les dieux-pédagogos?

    Le réflexe actuel des Commissions scolaires anglophones ne porte aucunement sur l'utilité des commissions, mais bien sur une peur identitaire, une crise de frilosité amplifiée par les très puissants médias dont les anglophones disposent, ayant l'oreille de toute l'Amérique parce qu'ils parlent "la bonne langue".
    Ce qui n'a rien à voir avec la mauvaise gestion de la CSEM, fait répétitif qui démontre comment cette institution est gangrenée.

    Il est surprenant de voir que les commissions scolaires francophones, tout aussi menacées, ne s'allient aucunement à la CSEM. Brisure nette.

    Le seul appui dont bénéficie la CSEM vient de communautés francophones hors-Québec, celles-là même qui ont tant besoin d'Ottawa pour survivre. Ça, ça n'a rien de surprenant. Cet appui est sur une réaction normale au si cher "diviser pour régner" qui est la vraie devise du fédéralisme canadien comme on le voit dans chaque domaine où Ottawa étale sa richesse, pour la garder en fin de compte.

    Et je ne sais toujours pas en quoi les commissions scolaires sont utiles.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 19 septembre 2019 11 h 08

      Difficile de discuter de cela, tant et aussi longtemps qu'on n'aura pas les coordonnées du plan caquiste.

      Je comprends, parfaitement, les anglophones de vouloir conserver leurs commissions scolaires.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 19 septembre 2019 11 h 30

      La gestion du dossier des maternelles 4 ans de ce ministre me questionne.Cela va coûter BEAUCOUP plus cher que ce que la CAQ nous avait promis, de un. De deux, le nombre de classes promises va être inférieur aux promesses faites. C'est pour cela que j'ai des sérieuses réserves sur le plan caquiste.

      On nous a dit que des parents des conseils d'établissement siégeraient sur le CA du centre de services.Les gens qui connaissent cela savent qu'il y a, là, un déficit démocratique: il n'y a pas foule quand vient le temps d'élire des représentants.

      De plus,pour occuper ces fonctions, ça prend des personnes qui ont BEAUCOUP de temps à disposer et BEAUCOUP d'énergies.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 19 septembre 2019 10 h 10

    La démagogie du ministre relative à la commission scolaire anglophone

    A-t-on fait disparaître les villes de Montréal, Laval, Mascouche, Terrebonne, pour ne nommer que celles-là….suite aux révélations de la Commission Charbonneau? Actuellement, la ville de Chambly est sous tutelle. La municipalité de Baie-Trinité, itou.La tutelle fait partie de la routine, dans le monde municipal. A ce que je sache, aucun commssaire d'écoles a été mis en cause à la Commission Charbonneau. Que le ministre applique la tutelle à la commission anglophone; mais qu'il relie cela à la nécessité de changer le sysème=DÉMAGOG IE

    Je pense que la priorité en éducation devrait être sur les services dans nos écoles publiques et non pas dans les structures.

    Il y aurait moyen d’améliorer la participation aux élections scolaires en les cédulant en même temps que les scolaires.

    Aux dernières scolaires, Legault incitait publiquement la population à ne pas aller voter. La gestion des maternelles 4 ans de ce ministre me fait douter.....!!!!!!!!!!!!!!!

    • Pierre Grandchamp - Abonné 19 septembre 2019 13 h 48


      Il y aurait moyen d’améliorer la participation aux élections scolaires en les cédulant en même temps que les municiaples...ou même les provinciales.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 19 septembre 2019 10 h 14

    Abolition des commissions scolaires: une autre promesse de Legault avec du plomb dans l'aile?

    Serait-ce vrai que les commissions scolaires anglophones vont conserver leur droit d'élire des commissaires d'écoles?

  • Bernard LEIFFET - Abonné 19 septembre 2019 11 h 57

    Corrections au commentaire précédent.

    Corriger une certaine proximité..
    Lire enseignant(e)s à la place d'enseignements.
    Désolé, les textes des commentaires étant petits par rapport à l'article!
    Bernard Leiffet.