Les Bahamas victimes de leur image de paradis fiscal

Il semble que le statut de paradis fiscal et d’îles pour privilégiés des Bahamas, fortement touchées au début du mois par l’ouragan Dorian, soit un frein à la collecte de dons visant à venir en aide aux sinistrés sur ce territoire des Caraïbes. Je comprends ! Au lieu de chercher à collecter des dons, pourquoi le gouvernement des Bahamas ne cherche-t-il pas plutôt à légiférer pour collecter un impôt spécial ou imposer une taxe spéciale aux sociétés, banques et grandes multinationales qui ont des assises sur le territoire et qui font des profits gargantuesques afin de financer la reconstruction du pays ? Ce serait là une utilisation fort judicieuse de tout cet argent qui échappe déjà aux autres sociétés qui en ont besoin.

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1 commentaire
  • Daniel Francoeur - Abonné 18 septembre 2019 10 h 49

    Excellente idée et commençons par traiter le problème à sa source !

    Et, pour montrer l’exemple, pourquoi ne pas commencer par taxer nos médecins et médecins spécialistes qui utilisent les paradis fiscaux pour cacher leur pactole du fisc et ainsi échapper à leur obligation morale de redonner à la société qui les a construits, de soulager la misère sociale, de façon à ce qu’ils contribuent selon leurs moyens à atténuer la souffrance humaine conformément au serment d’Hippocrate dont voici un extrait: « Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice ».

    N'est-ce pas ici que le mot injustice prend toute son importance ?