Un exit plutôt qu’un Brexit!

Boris Johnson veut à tout prix un Brexit, sans accord ou avec accord. Je crois que nous verrons bientôt plutôt un « exit » de ce trublion, émule de Donald Trump !

Il semble de plus en plus évident que le Royaume-Uni se dirige vers des élections générales. Le scénario le plus plausible est alors que les conservateurs seront battus et que le parti Labour, avec peut-être des appuis de tiers partis, forment le nouveau gouvernement ; celui-ci serait opposé au départ du Royaume-Uni de l’UE, ce qui correspondrait au voeu nettement majoritaire de la population.

Les Britanniques ont pu constater après trois ans de folie post-référendaire qu’il valait mieux rester dans l’Union européenne.

Toute cette saga est en grande partie due à l’incompétence de la classe politique du pays. Il faut bien le constater : les Winston Churchill ne courent pas hélas les rues en terre d’Albion.

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9 commentaires
  • Pierre Grandchamp - Abonné 4 septembre 2019 07 h 46

    Un lien avec la situation du Québec?

    On sort du Canada ou on y restte?

    Avec la CAQ, on a, malheureusement, choisi le statu quo.

  • Germain Dallaire - Abonné 4 septembre 2019 07 h 50

    La logique est pas là

    La logique n'est pas où vous le dites M. Lebel. Indépendamment du personnage, la détermination de Boris Johnson est très claire. Il veut réaliser le Brexit et il a toutes les raisons de le faire. Le Brexit a été approuvé par 52% de la population britanique par référendum il y a trois ans. Vous connaissez comme moi le système parlementaire britanique. Avec un tel appui populaire, son élection devrait se concrétiser et le Brexit se fera. Ainsi, la Grande Bretagne retrouvera sa souveraineté. Et je ne pleurerai devant cet important revers de l'Union Européenne qui est un fossoyeur d'état et le premier défenseur du néo-libéralisme. Au contraire.

    • Marcel Vachon - Abonné 4 septembre 2019 16 h 13

      "la Grande Bretagne retrouvera sa souveraineté" .....".l'Union Européenne qui est un fossoyeur d'état".
      Je pense exactement le contraire. La Grande Bretage va se retrouver dans la "M..." avec comme grand ami, le fossoyeur, le célèbre intellectuel et le tellement généreux avec ses amis, Donald Trump. Vous voyez ce beau mariage? Une "M..." + une autre "M..." ça fait ....
      Bonne soirée monsieur Dallaire.

  • Claude Gélinas - Abonné 4 septembre 2019 09 h 01

    Bonne nouvelle !

    Que la sortie imminente de ce populisme, un émule de Trump, qui veut entraîner son pays dans le chaos.

  • Marcel Vachon - Abonné 4 septembre 2019 09 h 31

    Dehors...

    Je pense que de plus en plus, ce peuple qui a:
    - chassé les palestiniens pour créer Israel le 14 mai 1948,
    - créé l'Afrique du Sud avec l'apartheid depuis 1948,
    - déportation des acadiens en 1755,
    - etc, etc, etc.
    .... aurait besoin de se faire botter (vous savez quoi) et avaler une pillude d'humilité.
    Dehors de l'UE et devenez amis avec l'intelletuel et généreux Donald Trump.

    • Raymond Labelle - Abonné 4 septembre 2019 13 h 52

      "- chassé les palestiniens pour créer Israel le 14 mai 1948"

      Le Royaume-Uni avait le mandat d'administrer le territoire de la part de l'ONU et s'opposait à la création d'Israël. Dans l'exercice de son mandat après la 2ème guerre, le RU tentait d'empêcher l'immigration massive juive (p. ex.: la célèbre affaire de l'Exodus). Pour ces raisons, il subissait le terrorisme sioniste. Voyant que l'on s'orientait vers la création d'Israël contre ses recommandations (présent sur le terrain, il pouvait visualiser les conséquences), le RU a décidé d'abandonner son mandat. Il est l'un des rares pays à ne pas avoir voté pour la création d'Israël aux Nations-Unis - il s'est abstenu, ce qui est un geste fort considérant l'appui à cette proposition d'alliés importants comme la France et les États-Unis et d'une grande puissance comme l'URSS.

  • Yves Corbeil - Inscrit 4 septembre 2019 10 h 35

    Trente-cinq ans de prises de bec

    Rien à voir avec Boris Johnson. Pourquoi la GB n'a jamais adhérer à la monnaie européenne, un pied dedans et l'autre dehors depuis le début. Peuvent bien faire des élections jusqu'à ce qu'ils atteignent leur but mais ça ne changera rien au fait qu'ils ont toujours été divisés et aujourd'hui plus que jamais. La dame de fer, vous avez un qualificatif pour elle aussi puis tous les autres qui ont suivi jusqu'à Mme May.

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/05/06/trente-ans-de-ruades-britanniques-contre-l-union-europeenne_4628924_4355770.html

    http://www.slate.fr/story/119839/brexit-royaume-un

    BFMTV
    Gains inégaux au pays du Brexit
    Si le Royaume-Uni fait partie des pays qui jouissent le plus du marché intérieur, c’est aussi celui qui présente les disparités les plus importantes. D’où les divisions qui existent actuellement sur le Brexit outre-Manche.

    Dans le sud du pays, des régions comme Londres ou Oxford tirent leur épingle du jeu avec une hausse du PIB par habitant de 2700 et 985 euros en moyenne par an grâce au marché commun. Dans le Nord, les gains sont en moyenne de 600 euros, soit en-deçà de la moyenne nationale (776 euros).

    "Une sortie complète du marché intérieur des Britanniques aurait des conséquences néfastes sur le Grand Londres, mais surtout sur les régions du sud du pays où l'industrie et l'innovation sont fortes", estime Dominic Ponattu.