Politique en Argentine

La victoire de M. Fernandez et de sa colistière Cristina Kirchner (ancienne présidente de l’Argentine) aux élections primaires de l’Argentine présage un retour du balancier populiste sociétal sur la scène politique en Argentine.

Ce dont l’Argentine a besoin, à mon avis, c’est d’une continuité d’actions politiques et de programmes économiques pour se sortir des problèmes structurels du pays, dans le sens où, même s’il y avait changement de parti au pouvoir, il faudrait une continuité dans les réformes avancées par le gouvernement Macri, et non pas jeter par-dessus bord certains des changements qui ont été amenés, comme celui de renouer avec le Fonds monétaire international. Fernandez-Kirchner vont-ils renier une autre fois la dette internationale ? À mon avis, faudrait pas.

Je me suis entretenu avec un ami progressiste qui connaît bien la situation en Argentine. J’évoquais le dossier de charge qui pesait contre Mme Kirchner — qu’elle a accumulé la dernière fois qu’elle était au pouvoir et qu’elle évitera si elle est élue parce qu’en Argentine, les élus ne peuvent pas être amenés en justice —, et mon ami de me répondre : « Je ne nie pas les faits, et c’est pourquoi l’ancienne présidente se présente comme colistière et non pas comme présidente. Ce qu’il faut réaliser, c’est que le gouvernement actuel de Macri est tout aussi corrompu que l’était celui de Kirchner, mais on ne s’en rend pas compte encore. Devoir choisir entre les deux, je choisis le camp progressiste. Tout porte à croire que c’est celui-là qui va gagner les élections cet automne en Argentine. »

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1 commentaire
  • Danielle Dufresne - Abonnée 21 août 2019 08 h 42

    argentine

    Dire cela et ne rien dire!