Le pape, l’Église et la culture de l’abus

Monsieur le pape, vous vous engagez à « stimuler, dès la racine, une culture basée sur la sollicitude pastorale, de manière à ce que la culture de l’abus ne trouve pas d’espace pour se développer ». Bravo !

L’examen de cette « racine » vous fera réviser votre théologie.

Adam et Ève, la pomme, l’Immaculée Conception sont des images fortes qui ont modulé depuis des siècles notre vision de l’humain.

Vous devez bien connaître un théologien qui puisse vous démontrer que ces images sont celles d’un temps révolu.

N’entendez-vous pas une voix qui puisse vous convaincre que notre premier souffle n’est pas enlaidi par une tache originelle, que notre conception n’est pas maculée, que la virginité et le célibat obligatoires ne sont pas des vertus, que le sexe n’est pas un appendice dont on peut se défaire comme de la monnaie déposée sur une tablette, qu’un homme aux mains liées sa vie durant risque d’en couper les noeuds pour les lever sournoisement contre toute proie, bref que l’avilissement et la confiscation du sexe causent tout dérèglement, tout détraquement ?

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11 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 13 août 2019 06 h 54

    Pas fort!


    Pas fort comme réflexion; le pape et l'Église ne sont pas cela. Enfin...

    M.L.

    • Nadia Alexan - Abonnée 13 août 2019 10 h 14

      L'auteur critique une théologie basée sur les mythes de la chasteté qui balayent la nature humaine et qui conduisent aux atrocités de pédophilie que l'on a constatées de la part des prêtres frustrés à travers les siècles. Arrêtons de mettre la tête dans le sable pour justifier la religion.

    • Christian Dion - Abonné 13 août 2019 10 h 22

      Si le pape n'est pas cela comme vous le dites, il est quand même celui qui, alors qu'il officiait comme archevêque de Buenos Aires, qui s'est porté à la défense de plusieurs prêtres accusés de pédophilie en Argentine. Il s'est même porté à la défense du prête Grassi qui avait été condamné à 15 ans de prison pour pédophilie sur un gaçon de 15 ans en tentant d'influencer les juges de la cour d'appel dont Caros Mahiques lesquels malgré ces pressions ont maintenu le jugement de 1ère instance.
      Nous pouvons aussi parlé des 14 prêtres pédophiles, dont Nicolas Corradi, protégés par ce pape pendant des années qui ont sévis dans l'institut Provolo pour sourd et muet et qui ont finalement été emprisonnés et mis en accusation.
      Et par conséquent, nous savons que c'est un hypocrite comme les autres qui tentent ne nous persuader qu'ils sont porteur d'amour et de compassion.C'est n'importe quoi pour ne pas dire autres choses.
      Christian Dion.
      P.S.: Beaucoup s'interrogent pourquoi ce pape n'a pas encore été en Argentine après 6 voyages en Amérique du Sud.

  • Gilbert Bournival - Abonné 13 août 2019 07 h 36

    C'est importe quoi

    Les préjugés sont gros et nombreux en regard d'une personne inconnue.

    Monsieur Barrette, cet homme, célibataire, chef de l'église, nommé François à écrit en 2015, une lettre magistrale reconnue par tous

    sur "la sauvegarde de la maison commune". Il n'a pas un langage d'enfant comme vous le prétendez.

    Gilbert Bournival, abonné

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 13 août 2019 08 h 35

    Excellente lettre

    Le pape devrait la lire.

  • Gilbert Troutet - Abonné 13 août 2019 09 h 20

    Toute une conception à changer

    Vous avez raison de rappeler, entre autres, que « notre premier souffle n’est pas enlaidi par une tache originelle, que notre conception n’est pas maculée, que la virginité et le célibat obligatoires ne sont pas des vertus...» Si l'on s'en tient à ce que nous prêche l'Eglise catholique, en effet, ce qui est plaisir est péché et il faudrait vénérer par contre la souffrance et la douleur : le crucifix, la Passion, les martyrs, etc. Même modèle de pensée d'ailleurs dans l'islam et le judaïsme.

    L'autre problème de l'Église, c'est que, tout en prêchant la moralité, elle n'est pas capable de garder ses représentants dans le droit chemin. De plus, elle préfère dissimuler leurs péchés plutôt que d'avoir à en payer le prix.

    • Michel Lebel - Abonné 13 août 2019 11 h 11

      Quelle vision simpliste et réductrice de l'enseignement de l'Église. Mais c'est ainsi dans un monde ignorant, sans culture religieuse ou autre, où les préjugés abondent nécessairement.

      M.L.

  • Louise Collette - Abonnée 13 août 2019 09 h 31

    Le pape

    Lui ou un autre pape, anti avortement, anti sexe, misogyne, rien là pour une femme qui se respecte.
    Tout est négatif, le péché originel, l'immaculée conception bien sûr pour éviter de commettre un péché en concevant, refus aux femmes qui voudraient devenir prêtres et j'en passe.
    Il a comparé l'avortement au recours à un tueur à gages...c'est probablement ce qui s'est dit de pire à ce sujet.
    L'Église, vieille institution rétrograde, plus ça change plus c'est pareil. Et sous des airs de <<modernisation>> il ne fait que perpétuer les vieilles idées.

    • Gilbert Troutet - Abonné 13 août 2019 10 h 43

      Précision : le dogme de « l'immaculée conception », c'est que la Vierge Marie serait née sans « péché originel ». Une exception sur mesure, parce que nous serions tous « nés pécheurs », le Christ étant venu nous racheter des fautes que nous n'avions pas encore commises... Autre dogme, celui de l'Assomption, que l'Église célèbre le 15 août, a été officialisé par Pie XII en 1950 : la Vierge Marie serait montée au ciel sans connaître la mort, comme un cerf-volant de papier.

    • Louise Collette - Abonnée 13 août 2019 17 h 37

      Blanc bonnet bonnet blanc.