Viande et ignorance volontaire

À la suite de la publication d’un récent rapport du GIEC, plusieurs réagissent aux recommandations de tourner notre alimentation vers un régime de plus en plus végétarien. On cherche les nuances du rapport, on vérifie les calculs, on tergiverse et on rue dans les brancards, car finalement, on ne veut surtout pas changer nos habitudes. La viande est une icône culturelle ici au Québec avec, l’été, ses rituels et son autel, le barbecue, et ce serait presque un parjure de la remettre en question. Mais cette chose qu’est le morceau de viande, d’où vient-elle ? Jamais, dans ces réactions au rapport, nous n’entendons parler de souffrance animale, pourtant centrale à mon avis. Pourquoi ? Parce que, en plus d’être les spécialistes de la grillade qui boucane les balcons, nous sommes ceux de l’aveuglement et de l’ignorance volontaires.

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4 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 10 août 2019 07 h 54

    C’est toujours comique de parler de viande avec un nom de famille comme « Boucher »

    Enfin, j’ai essayé les boulettes de viande « Beyond Meat » et j’ai été très surpris du goût sans pouvoir y discerner l’origine. Ceci dit, cette concoction d’une myriade d’ingrédients transformés et modifiés ne peut être très bon pour la santé du consommateur. Et qu’on n’aime ou n’aime pas, l’homme ne demeure pas moins un omnivore; c’est dans nos gènes.

    • Marc Boucher - Abonné 11 août 2019 06 h 12

      C'est vrai, M Gagnon, que c'est un peu ironique, je l'avais noté mais je ne pensais pas qu'on s'en servirait dans une réaction à la lettre. Dans une réunion où l’on devait se présenter, je l'ai fait tout de suite après un certain M Soucisse, qui, prononcé vite, donne Saucisse...
      Mais la question n'est pas d'être omnivore ou non et la comparaison avec les prédateurs ne tient pas la route non plus. Un chasseur cueilleur mangeait de la viande, tout comme les prédateurs carnivores et omnivores, mais il tuait l’animal rapidement et ce dernier avait eu le temps de vivre une vie digne d’être vécue avant de mourrir mais dans notre système d'élevage industriel, les animaux sensibles, comme nous, nos chiens et nos chats, vivent une vie de prisonnier dans les pires prisons du monde, ils sont maltraités, mal nourris, considérés sciemment comme des choses sans cerveau car ce sont ses muscles et quelques autres organes qui nous intéressent. Ensuite, après avoir vécue une vie de misère absolue, ils monteront sur un tapis roulant, effrayés de ce qui les attendent et se feront tirer une balle dans la tête. Si on faisait la même chose à pitou ou minou, nous serions vu comme des monstres.
      Il y a des fois où je changerais de nom....

    • Marc Boucher - Abonné 11 août 2019 11 h 09

      Je voulais dire M Dionne...mes excuses M Gagnon!

  • Paul Gagnon - Inscrit 10 août 2019 09 h 13

    Petits et gros

    À chaque fois que je vois un oiseau avaler un ver de terre, j'ai mal au coeur. Est-ce par dégoût ou par sympathie envers le ver de terre?