La tragédie de la 440: un cruel manque de signalisation avancée

L’insuffisance de la signalisation routière avancée est l’une des plaies des routes du Québec, et c’est sûrement l’une des causes de la tragédie du 5 août 2019, sur la 440 Ouest, entre la sortie du boulevard Industriel et l’embranchement vers l’autoroute 15.

Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, trompette depuis le 6 août une solution facile : allonger le marquage au sol par une ligne continue avant la sortie de la 440 Ouest qui mène à l’autoroute 15 Nord.

Le ministre et son ministère devraient aussi regarder plus haut et plus loin  et rapidement augmenter la signalisation avancée. Et revoir la configuration routière pour l’adapter à un flot énorme de voitures et de camions.

J’ai utilisé la 440 plusieurs fois en juin et en juillet pour aller dans les Laurentides ou en revenir. Mon parcours sur la 440 était court : entre la rue Papineau (devenue la 19) et l’autoroute 15. J’ai depuis renoncé à la 440 et repris l’autoroute métropolitaine, malgré les embouteillages, pour trois raisons.

Trop de changements brusques de direction, sur une distance courte et souvent dans une circulation très dense. On doit passer de droite à gauche, puis de gauche à droite en un très court laps de temps.

Des changements de direction mal indiqués. Par exemple, tant sur la 440 Ouest que sur la 440 Est une indication est invisible à cause d’un important viaduc : on ne peut la voir qu’à la dernière minute, à droite, après le viaduc. Il faut alors se rendre rapidement sur la droite si on veut utiliser la prochaine sortie… en coupant une ou deux voies de circulation.

Peu d’indications aériennes sur de grands panneaux routiers… contrairement à ce qui existe pour l’entrée de Montréal en venant de l’autoroute 20 et de la route 132.

Il ne faut surtout pas que cette tragédie se reproduise. Quelques centaines de mètres de marquage au sol supplémentaires ne suffiront absolument pas à régler le problème.

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2 commentaires
  • Julien Thériault - Abonné 8 août 2019 08 h 17

    Autre exemple

    À Québec, vous roulez sur l'autoroute Henri-IV en direction du pont Pierre-Laporte. Vous êtes sur la voie de droite. À la dernière minute, vous vous rendez compte que si vous restez sur cette voie, vous devrez sortir sinon vous vous retrouvez soit sur le réseau urbain, soit su rle pont de Québec. Vous vous tassez sur la voie du centre. Ce faisant, vous vous retrouvez sur la voie de droite du pont Pierre-Laporte. À la sortie du pont (direction Montréal), autre manoeuvre de dernière minute: si vous restez sur cette voie vous vous retrouvez sur la sortie qui mène à la route 116. Les gens qui passent par là tous les jours le savent. Ils s'habituent à prendre les bonnes voies au moment opportun. Donc, ils roulent vite, et c'est normal. Si vous passez rarement par là, si vous êtes de l'extérieur de Québec, ou un touriste, vous êtes amené à changer de voie à la dernière minute, ce qui n'est pas toujours sécuritaire. On dirait que la signalisation est faite pour les gens qui connaissent déjà leur chemin...

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 8 août 2019 14 h 12

    Si l'on interdisait la circulation automobile…



    … Il n'y aurait plus d'accidents de la circulation.