Le gros bon sens

Le gros bon sens : c’est ce qui ressort du texte Idées de Pierre Jasmin publié dans Le Devoir de cette fin de semaine sous le titre « Carter, Trump, Trudeau et les armes ». On le sait, l’actuel président américain est inquiet parce que la Chine est en train de devancer les États-Unis.

Monsieur Jasmin cite les propos de l’ancien président américain Jimmy Carter : « Depuis 1979, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre avec qui que ce soit ? Pas une seule fois. Et nous sommes restés en guerre… Nous avons gaspillé 3000 milliards de dollars en dépenses militaires. La Chine n’a pas gaspillé un cent pour la guerre, et c’est pourquoi elle est en avance sur nous dans presque tous les domaines. » Et nous, au Canada, gaspillons des milliards pour les dépenses militaires.

Au moment où nos petits-enfants n’entretiennent plus grand espoir pour l’avenir de la planète à cause de la diminution des ressources et des changements climatiques, avons-nous vraiment besoin d’investir des milliards pour la construction de bateaux de guerre, comme nous le demande l’OTAN ? Avons-nous vraiment besoin de remplacer les chasseurs bombardiers actuels par les controversés F-35 ? Il me semble que, quand un gouvernement élabore un budget, il devrait s’assurer que les besoins élémentaires de sa population sont comblés. Et la guerre, vous en conviendrez, ne répond à aucun besoin élémentaire. C’est le gros bon sens.

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11 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 6 août 2019 01 h 36

    On est mieux d'investir dans nos services publics au lieu d'acheter des armes.

    Bravo, madame Azzaria. Vous faites bien de nous rappeler les propos de Pierre Jasmin que l'on n’a pas besoin de gaspiller l'argent des contribuables sur l'achat d'armements, qui ne sert qu'à alimenter les guerres et à tuer des civiles innocentes telles que les enfants qui meurent chaque jour, devant nos yeux, au Yémen, grâce aux véhicules blindés que l'on ait exporté en l'Arabie saoudite.
    Au lieu de dépenser des milliards pour alimenter les guerres, on pourrait combler les besoins criants dans lnos services publics, tels que les soins de santé, l'éducation, l'eau potable pour les autochtones, la maladie mentale, etc.
    Une nouvelle étude révèle que les dépenses sociales publiques du Canada se classent parmi les 10 derniers de l’OCDE. Le Canada dépense seulement 7,4% du PIB sur les services publics.

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 août 2019 09 h 44

      "Au lieu de dépenser des milliards pour alimenter les guerres, on pourrait combler les besoins criants dans nos services publics.." - Nadia Alexan

      Venant d'une péquiste dont le parti, qui, tout comme les libéraux, a laissé crever de misère des millions de prestataires de l'aide sociale avec 500$ par mois pour survivre durant des décennies.. Mieux vaut être sourd que d'entendre ça.

  • Gilbert Talbot - Abonné 6 août 2019 07 h 22

    Nous vivons dans un monde sans bon sens.

    Pourquoi nos gouvernants n'ont pas de gros bon sens? Pourtant, il est évident que nous fonçons dans le mur des changements climatiques. Il est évident que si vous permettez le port d'armes à tout le monde, vous augmentez du même souffle le nombre de tueries de masse. Il est évident que le quart des habitants de notre planète n'ont pas assez de ressources pour satisfaire leurs besoins primaires, alors que 1% de ses habitants possèdent plus de la moitié de toutes ses richesses. Il est de plus en plus évident que nous vivons dans un monde sans bon sens.

  • Benoit Gaboury - Abonné 6 août 2019 07 h 24

    Tout à fait juste, Mme Azzaria. Nous n'avons besoin que d'une petite armée pour garantir la sécurité intérieure et d'un contingent pour aider l'ONU à maintenir la paix dans le monde.

    • Cyril Dionne - Abonné 6 août 2019 11 h 01

      Une petite armée onusienne contre les puissances nucléaires comme la Chine, la Russie et les USA. Si un litige ne fait pas leur affaire, comment pensez-vous que celles-ci vont réagir individuellement, elles qui sont membres du club sélect du Conseil de sécurité de l'ONU ?

      Soyons réaliste.

  • Cyril Dionne - Abonné 6 août 2019 07 h 52

    Si vis pacem, para bellum

    Qui veut la paix, prépare la guerre. Cette vieille maxime romaine est très réaliste et pragmatique dans le monde actuel. Tous les petits lapins multiculturalistes et mondialistes qui pensent qu'ils vivent dans un monde de licornes à la pensée magique, n’ont jamais connu misère, guerre et désolation. Une déclaration d’impôts pour la paix ne veut rien dire à part de porter des lunettes roses sur les vrais enjeux qui nous menacent.

    Ceci dit, la Chine n’envahit pas les pays de façon traditionnelle pour les dominer; elle le fait par le biais de son économie et de son milliard de travailleurs/esclaves. Ceux qui s’imaginent que l’Empire du Milieu ne convoite pas la suprématie du monde vivent dans un univers parallèle. La façon dont elle traite les habitants de Hong Kong présentement est une bonne indication des choses à venir. Et ce ne sera pas beau à voir.

    On parle de la diminution des ressources et des changements climatiques, mais on occulte les 10 000 ogives thermonucléaires suspendus au-dessus de nos têtes et qui sont toutes 1 000 fois plus puissantes que celle de Nagasaki et d’Hiroshima. Et c’est sans parler des nombreux virus mortels qui traînent dans les laboratoires militaires. Et justement à cause de la lapidation des ressources de la Terre à la vitesse grand V dû à la surpopulation, le monde devient de plus en plus instable et l'utlisation d'une arme de fin du monde, cette épée de Damoclès, devient de plus en plus probable.

    En passant, une Afrique du Sud sans apartheid est un mirage. La situation n’a pas changé pour les citoyens et à même empirer. On a tout simplement changé de paradigme.

    Nous devrions avoir une armée qui s’occupe des gens d’ici et qui ne traverse jamais la frontière. S’impliquer dans les conflits étrangers dont la plupart sont des guerres civiles, n’est jamais une bonne idée. Une armée devrait servir pour une défense des citoyens chez nous, pas pour attaquer ailleurs.

  • Bernard Terreault - Abonné 6 août 2019 08 h 25

    Si vis pacem, para bellum

    En 1939-45, il a bien fallu se battre, même si l'on n'en avait pas envie. La vraie question c'est de savoir si l'armée qu'on forme et les armes qu'on achète sont celles qui correspondent à nos besoins, étant donné notre situation dans le monde.