Pas «La Joconde», mais…

« L’eau aux allures d’un miroir reflète parfaitement les parois du fjord qui y plongent de façon abrupte. » « À voile, la perspective de ce plan d’eau est unique […] ; d’autant plus impressionnant, puissant ; il est spectaculaire. »

« Notre fjord est unique. Creusé à même le continent. […]. Le seul à ne pas déboucher sur une mer, mais sur un fleuve », témoigne le marin baieriverain, Louis-Éric Ouellet.

« Explorer le fjord par la route donne une vue incroyable sur son ampleur, et sur sa grande beauté. Le parcourir depuis l’eau apporte une tout autre perspective de cet endroit extraordinaire. Sans compter que la voile est une façon plus écologique de le faire qu’en bateau à moteur. »

Ce sont des extraits qui m’ont particulièrement interpellé, moi, Saguenéen, en lisant le très beau reportage « Sur les flots du fjord du Saguenay » de la fin de semaine dernière dans Le Devoir, écrit par la collaboratrice au Saguenay–Lac-Saint-Jean Catherine Lefebvre.

En lisant ces lignes, je me suis fait la réflexion suivante : les Saguenéens qui ont devant eux, sans le voir, ce tableau à nul autre pareil ont besoin de se le faire rappeler par les visiteurs fascinés, décontenancés par tant de beauté qui s’affiche sous leurs yeux.

Un besoin à ressentir et, par voie de conséquence, un appel à l’action avant qu’une armée d’armateurs de tout acabit s’amène pour, sans appel, faire de cette oeuvre de la nature une barbouille.

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