Le pétrole sale plus propre que l’électricité

Il y a quelques semaines, la Cour suprême du New Hampshire a confirmé le rejet du projet Northern Pass. Un dur coup pour Hydro-Québec, qui voulait passer par cet État pour exporter de l’électricité en Nouvelle-Angleterre. La raison ? Le projet nuirait au tourisme et dévaloriserait les propriétés. Par ailleurs, le premier ministre néo-brunswickois, Blaine Higgs, ne s’est pas gêné pour demander la réactivation du projet Énergie Est, de manière à ce que le pétrole albertain, qu’on cherche à exporter vers d’autres pays, soit acheminé par oléoduc au Nouveau-Brunswick, via le Québec. Quelque chose m’échappe.

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17 commentaires
  • Eric Lessard - Abonné 5 août 2019 06 h 38

    Ce n'est pas une question d'écologie, mais d'économie

    Il est facile pour nous les Québécois d'être écologiques étant donné que notre principale source d'énergie est l'hydro-électricité.

    Cependent, si la situation était inversé, si nous possédions le pétrole et le charbon comme source principale d'énergie, je ne crois pas que l'on serait enthousiaste à renoncer à notre propre énergie au nom de l'environnement. Au Nouveau-Brunswick; Irving est très puissante.

    Chacun défend ses intérêts, ce qui est la chose la plus normale du monde.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 5 août 2019 07 h 32

      Le New Brunswick n'en est pas à sa première contradiction. Dans cette province soi-disant bilingue avec un premier ministre unilingue entouré de plusieurs députés anti bilinguisme.

      Andrew Scheer aura de la difficultgé à se démarquer des premiers ministres conservateurs Doug Ford et Blaine Higgs.

      BIen hâte de voir les candidats conservateurs du Québec nous vendre Énergie Est et la salade conservatrice du l'environnement.

    • Françoise Labelle - Abonnée 5 août 2019 08 h 08

      Et M.Higgs est un ex-cadre d'Irving à qui il a donné 33 ans de sa vie.

    • Cyril Dionne - Abonné 5 août 2019 08 h 12

      Oh! M. Lessard. Vous faites de la grosse pé-peine à nos amis de Québec solidaire qui prient à l'autel de la très Sainte rectitude écologique. Et je suis d'accord avec vous. Les états ont des intérêts, pas de l'éthique tout comme pour les jeunes avec leur téléphone intelligent, leur voiture, leurs voyages transatlantiques et j’en passe qui viennent nous dire qu’il faut sauver la planète quitte à faire de l’école buissonnière Ad Aeternitatem, Greta Thunberg oblige. "Priceless".

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 5 août 2019 09 h 14

      Normale?...vous avez du culot! Une énergie verte vs une énergie polluante.(simpliste mais c'est à peu près ça)
      Faut être sensé: on lutte contre les changements climatiques... point à la ligne.
      Pas question de tergiverser...Ce n'est plus un problème poltique, ni économique...c'est une question de survie pour toutes les générations présentes et futures. "Allumez" !!!...la partisanerie politique: bleue, rouge,vert, caille ou, autres spectres de couleurs, c'est du temps "passé" ...Il NOUS faut conjuguer au "présent" et au "futur" .
      Une grand-mère... qui se respecte et tente de respecter son environnement.

    • Hélène Lecours - Abonnée 5 août 2019 09 h 27

      Et c'est comme ça que les "intérêts" de quelques uns vont à l'encontre des intérêts de millions d'autres. Rien de plus naturel hein?

    • Hélène Lecours - Abonnée 5 août 2019 09 h 27

      Et c'est comme ça que les "intérêts" de quelques uns vont à l'encontre des intérêts de millions d'autres. Rien de plus naturel hein?

    • Gaétane Larivière - Abonné 5 août 2019 09 h 52

      M. Lessard,

      L'urgence des changements climatiques ne permet à qui que ce soit de défendre le pétrole.

      Gaétane Larivière.

    • Jean-François Trottier - Abonné 5 août 2019 11 h 33

      Mme Sévigny,

      j'appuie M. Lessard en ce sens que je comprends ces gens.
      Oui, ils ont tort.

      Mais nous ne pouvons pas en tirer la moindre gloriole. Il est vrai qu'à leur place nous trouverions les arguties nécessaires pour raisonner de même.
      En tout cas beaucoup d'entre nous, et je refuse de m'en exclure uniquement parce que je serais une "bonne personne".
      Je suis quoi penser des "saints"... ouain.
      Ce n'est jamais sur la base de la morale qu'il faut décider quand on parle de société. Il faut parler, et je sais comment je semblr déconnecté en disant ceci, de compréhension doublée d'un bon sens de l'auto-critique.
      Le "culot" de M. Lessard,et j'ignore ses intentions, devrait être vu comme un froide analyse : c'est parce que ces gens se croient qu'il faut leur répondre autrement qu'en les condamnant. Les traiter de pas "normaux" n'est vendeur que dans une manifestation.

      Il est toujours facile d'accuser. Il l'est moins d'accepter les autres, même quand ils sont dans le champ. Ceci ne doit pas diminuer nos arguments mais la leçon d'humilité ci-incluse dans ce que dit M. Lessard n'est à ne jamais oublier.

      Je ne remets pas en question vos arguments. Je vous dis que je ne voudarais pas de vous à une table de négociation. L'unanimité à laquelle vous appelez n'existera que si l'on fait preuve preuve de compréhension et de persuasion envers tous.

  • Édith Brunette - Abonnée 5 août 2019 07 h 40

    La normalité du pouvoir

    Alain Denault, dans un article paru dans le monde diplomatique en avril 2019, a montré comment l'appareil décisionnel politique du Nouveau-Brunswick est soumis à une forme de « féodalisme économique » maintenu par la famille Irving. Celle-ci contrôle tant d'aspects liés aux économies industrielles, médiatiques et politiques, qu'elle demeure peu critiquée par peur de représsailles. Ce statut quo, cette apparente normalité d'une province qui « défend ses intérêts », en retour, brouille l'étendue des ramifications politiques de leur pouvoir, notamment sur les questions énergétiques.

  • Daniel Grant - Abonné 5 août 2019 08 h 11

    Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts

    La meilleur sécurité économique que le Québec peut se donner est de sortir de notre dépendance au pétrole le plus tôt possible, pcq on peut le faire.

    La prospérité sans pétrole est possible et rapidement au Québec. Tout peut fonctionner à l’électricité sans fossile, si la volonté politique s’y met.

    SI la CAQ est trop bête pour ne pas utiliser l’avance que le QC possède déjà en électricité propre pour propulser notre économie vers le futur sans pétrole sur notre territoire et bien on pourra dire que le QC est une solution qui cherche un problème.

    Est-ce que les fervents du libre-échange pourraient nous dire si l’État peut utiliser le tribunal d’arbitrage quand les intérêts collectifs de l’État du QC sont entravés par les magouilles du pétrole?
    On voit bien qu’eux ne se gêne pour le faire contre les États.

    Oui M.Eric Lessard mais il n'y a pas d'économie sur une planète morte, alors l'économie du futur doit être l'écologie.

  • Marc O. Rainville - Abonné 5 août 2019 08 h 23

    Le mythe de l’énergie hydroélectrique propre, propre, propre.

    On détruit les rivières à saumon du Québec pour produire de l’hydroélectricité. On inonde de vastes secteurs sans y retirer toute la végétation ce qui cause une pollution au mercure. On prive le fleuve de nutriments essentiels à son équilibre en tarissant le cours des rivières. On attaque la faune et la flore ! On prive les Autochtones de larges portions de leurs territoires ancestraux incluant des sentiers de trappe et des cimetières familiaux innus millénaires comme dans le cas de l’inondation du bassin de rétention du barrage Sainte-Marguerite de Sept-Îles. On serait mieux d’invstir dans l’éolien sur la Côte-Nord.
    Un Aîné Innu qui me parlait de ces problèmes de pollution du Nitassina, le Territoire Innu, me disait que les barrages représentaient de tout de même de bonnes opportunités d’emploi pour la communauté : « Inquiète-toi pas mon ami, on va les construire leurs barrages. Puis, à un moment donné on va les déconstruire... ».

  • Yves Nadeau - Abonné 5 août 2019 09 h 59

    L'ancien employeur

    Et n'oublions pas que Blaine Higgs travaillait chez Irving avant de devenir premier ministre. L'un explique-t-il l'autre?