Ne pas s’arrêter en si bon chemin

En ce 31 juillet, j’ai été étonné. La presque totalité du bulletin de nouvelles à la radio de Radio-Canada est consacrée à l’environnement. En effet, on y rapporte l’annonce de Sobey’s d’éliminer à court terme les sacs de plastique à usage unique, l’accroissement très rapide de la vente de steak sans viande, la réhabilitation du lanceur d’alerte sur les pesticides Louis Robert et on consacre une longue période au phénomène croissant du véganisme.

Serait-ce là le début d’un réel mouvement vers un changement social attendu depuis si longtemps ? Ça me réjouit de constater qu’on s’engage collectivement dans des gestes concrets visant une plus grande protection de notre environnement.

Il ne faudrait pas cependant s’arrêter en si bon chemin. N’oublions pas la grande nécessité de faire plus dans le domaine de la consommation responsable en limitant les achats à ce qui est vraiment nécessaire, en choisissant de préférence les achats d’articles biologiques, équitables, usagers, réutilisables et recyclables.

Nous devons aussi faire plus, dans le domaine des transports en généralisant l’électrification de ceux-ci, l’autopartage, le covoiturage, le transport en commun, le vélo, la trottinette, la planche à roulettes et les patins à roues alignées, sans oublier de limiter les voyages en avion qui ne sont pas obligatoires.

Ne pas s’arrêter en si bon chemin, ce sera un plus non seulement pour nous mais pour tous nos descendants.

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2 commentaires
  • Sylvio Le Blanc - Abonné 3 août 2019 09 h 40

    Pour les transports, l'auteur oublie la marche

    À Montréal, pendant 16 ans, j'ai fait quotidiennement à pied environ 6,5 km pour me rendre au travail et pour en revenir. Été comme hiver, beau temps mauvais temps.

  • Cyril Dionne - Abonné 3 août 2019 09 h 48

    Il n'y a pas que les changements climatiques à l'horaire

    Bien d’accord avec la sensibilisation de notre empreinte carbone par le biais des médias. En certaines occasions, ils servent à quelque chose d’utile.

    Ceci dit, penser que nous nous en sortirons seulement avec notre conversion au végétalisme, limitant nos achats à ce qui est vraiment nécessaire, en réduirsant l’achat de voitures et les voyages transatlantiques découle d’une certaine pensée magique. C’est la surpopulation qui le mal du siècle. C’est elle qui fabrique les consommateurs d’aujourd’hui et de demain. C’est elle qui détruit tous nos écosystèmes marins et terrestres, augmente la production de GES, la pollution atmosphérique, et qui augmente de façon démesurée, l’étalement urbain.

    En fait, les changements climatiques sont un problème des sociétés riches. Pour les pauvres, ils s’en foutent royalement et aspirent à un jour où ils pourront le faire. C’est pour cela que vous voyez cette migration massive illégale partout sur la planète; les gens veulent consommer et ils le font souvent avec vengeance.

    Enfin, on parle des changements climatiques comme un danger immédiat alors que nous avons plus de 10 000 ogives thermonucléaires suspendus au-dessus de nos têtes et dans les mains de régimes instables. Vous savez, une bombe thermonucléaire au cobalt est une situation qui ne sera jamais envisageable pour la race humaine et encore moins un hiver nucléaire. Alors, il serait intéressant que ces mêmes médias informent les jeunes des dangers d’un Armageddon nucléaire, d’un virus planétaire mortelle et j’en passe au lieu de toujours se concentrer sur les changements climatiques qui sont à court, moyen et long terme, pas dans la même catégorie que ceux mentionner plus tôt. Nos enfants rois qui carburent aux téléphones intelligents, aux voitures puissantes et voyages transatlantiques pour se découvrir, ne connaissent rien des dangers imminents et très réels.