Pas un mot au sujet de l’«After-FEQ»

Non mais, il ne faut surtout pas se mettre à critiquer l’appellation de la nouvelle activité du Festival d’été de Québec, soit l’After-FEQ. Premièrement, ça sonne si bien, n’est-ce pas ? De quoi rendre jaloux nos cousins français avec leur manie d’angliciser tout ce qui bouge.

Et puis, si on avait choisi « l’Après-FEQ », ça aurait fait moins sexy, non ? Anyway, la programmation musicale du FEQ n’est-elle pas majoritairement anglophone ? Voilà sans doute des éléments de réflexions de la direction du festival qui a opté pour le mot anglais after. Qui sait si, grâce au FEQ, ledit word ne se retrouvera pas dans un proche avenir dans le Larousse à titre de nouveau mot d’adoption comme l’est devenu le mot stop. After tout, il faut être de son temps. Not true ?

Alors, pourquoi me mettrais-je à vilipender cet After-FEQ dudit festival qui se déroule dans notre vieille capitale française d’Amérique et dont le slogan est de surcroît l’accent d’Amérique? Je ne serais certes pas dans la game en critiquant cet impair fait à notre langue.

Alors je me garde une petite gêne. J’attendrai plutôt le jour où l’événement se nommera « The Summer Festival of Québec ».

On pourra alors dire que le FEQ aura cessé de niaiser avec la puck et que son virage anglophone, amorcé depuis plusieurs années, sera définitivement closed.

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8 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 10 juillet 2019 03 h 02

    Savoureuse

    et si lucide constat. La mode, oups! le streaming, quoi!

  • René Pigeon - Abonné 10 juillet 2019 07 h 45

    Festival d’été de Québec semble du même avis que le juge Annis

    À première lecture, le semble avoir adopté une pratique conforme au jugement rendu par le juge Annis, d'après l'éditorial de Robert Dutrisac à l'effet que "La Cour fédérale confirme l’infériorisation de la langue de Molière" :
    https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/558377/administration-federale-le-francais-bafoue

  • Jean-François Trottier - Abonné 10 juillet 2019 08 h 12

    Une simple suggestion

    Et si on l'appelait la Dé-FEQ?
    On imagine l'affiche, un Ontarien à moitié caché derrière un arbre et qui tient un rouleau de papier... De toute beauté.

    Pour son volet historique, la Dé-FEQ des Plaines d'Abraham.
    Même affiche,­ mais là c'est Montcalm derrière l'arbre.

  • Marcel Vachon - Abonné 10 juillet 2019 08 h 59

    Belle réflection

    Je suis très perplexe face à cette tendance. Est-elle inévitable? Parlons-nous une langue éventuellement morte? Suis-je dans le clan "tasse toé mononk"? Ce sont les jeunes qui ont la clef entre leurs mains. J'espère que ......

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 10 juillet 2019 12 h 31

    « Et si on l'appelait la Dé-FEQ?» (Jean-François Trottier)


    Oui, car la « Dé-FEQ » se déroule au PQ…

    • Claude Froment - Abonné 10 juillet 2019 14 h 28

      Pourquoi lier le politique à ce propos. Vous êtes hors d'ordre monsieur. Si c'est humoristique, malheureusement vous avez raté votre chance.