3e lien: mais où va François Bonnardel?

En entendant le mot « prématuré » de la bouche du ministre des Transports, François Bonnardel, à plusieurs occasions lors du point de presse annonçant la construction d’un tunnel entre Québec et Lévis, on aurait pu en déduire qu’il était tout aussi « prématuré » d’en faire l’annonce officielle.

À titre d’exemple, les questions sur le coût, la durée des travaux, le mode de construction, les risques environnementaux, la pression exercée sur les axes routiers déjà existants ou les défis techniques possibles lors de sa réalisation sont toutes demeurées sans réponse… Et, comme si ce n’était pas suffisant, la CAQ s’engage également à étudier un autre tracé, toujours à l’est et plus proche des centres-villes.

De son côté, la ministre de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, a fait la liste de toutes les annonces concernant le troisième lien depuis l’arrivée au pouvoir de son gouvernement, confirmant ainsi que la CAQ est transparente dans le processus avec les citoyens. Toutefois, encore faudrait-il que la transparence ne soit pas seulement affichée dans les étapes, mais aussi dans la manière d’arriver à ses fins.

Comme le dit à juste titre un vieil adage, « l’enfer est pavé de bonnes intentions » qui peuvent conduire aux pires résultats… Pour l’instant, le ministre des Transports nous a présenté un brouillon incomplet. Il doit maintenant retourner à sa table à dessin et nous revenir avec des réponses aux questions laissées en suspens !

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4 commentaires
  • Yvon Pesant - Abonné 4 juillet 2019 03 h 58

    « On verra »

    Monsieur Legault l’a dit tellement souvent lui-même que monsieur Bonnardel, ne ménageant pas ses transports, ne voit pas pourquoi il ne lui serait pas permis de reprendre la formule à son compte.

    Quant à savoir où tout cela va mener tout le monde, lui compris, on verra.

  • Gilles Bonin - Inscrit 4 juillet 2019 07 h 29

    Mais personne n'a compris

    que tout se met en place pour reporter le tout aux calendes grecques. Comme bien souvent au Québec tout faire en retard et plus cher dans vingt ans, à l'est ou à l'ouest. Ou rien du tout. Tenez et si on développait Lévis, que les industries et les pôles culturels s'y développaient au lieu de ne trop devenir qu'une banlieue «dortoir». On dit que Lévis sert à voir Québec et pourquoi le Cap Diamant ne servirait-il pas à voir Lévis? Bon, il fait chaud, c'est l'été... on peut bien rigoler un peu.

    • Simon Grenier - Abonné 4 juillet 2019 11 h 22

      Je suis entièrement d'accord avec cette notion de miser sur Lévis, qui est par ailleurs un milieu de vie fort différent, et complémentaire, à celui de Québec.

  • Gilles Théberge - Abonné 4 juillet 2019 10 h 56

    Au moins, bien que la situation ne justifie pas cet alambiqué projet, au moins, on protègera l’îsle de Félix...