Des cours de francisation et d’alphabétisation essentiels

Monsieur Simon Jolin-Barrette,

Votre gouvernement désire accueillir plus d’immigrants. Vous avez déclaré être sensible à leurs besoins en intégration et en francisation. Ainsi en est-il de votre ministère : vous êtes désigné pour respecter tous ces besoins, incluant ceux des immigrants et des réfugiés peu ou pas scolarisés, voire analphabètes.

C’est pourquoi des cours de francisation et d’alphabétisation sont essentiels pour tous ces immigrants et réfugiés. Sinon, leur intégration tant sociale qu’économique est quasi impossible. Nous nous devons donc de les accueillir, de leur offrir une francisation et une alphabétisation fonctionnelles. Des organismes communautaires offrent une telle formation. Ils ont développé une expertise et des programmes uniques au fil des années. Ainsi favorisent-ils les petits groupes, un programme fonctionnel adapté et étalé, des suivis par des bénévoles…

Nous vous demandons donc de ne pas éliminer de votre sélection d’immigrants ceux et celles qui sont peu ou pas alphabétisées. L’histoire, même récente, nous a démontré que ces personnes adoptent le Québec et y contribuent avec générosité.

Nous vous demandons donc de reconnaître que le milieu communautaire est très bien adapté pour répondre aux besoins de toutes ces personnes.

De plus, à titre de ministre de l’Inclusion, ne croyez-vous pas normal de faire appel à la contribution des organisations communautaires spécialisées dans l’alphabétisation et la francisation ?

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2 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 29 juin 2019 14 h 42

    Le mirage des cours de francisation

    La francisation des néoQuébecois est un échec qui dure depuis des décennies.

    Selon tous les recensements jusqu’ici, les néoQuébécois choisissent majoritairement de s’assimiler à l’anglais.

    Des anciens COFI aux cours actuels, il n’y a jamais eu d’obligation de réussite. Donc on assiste aux cours parce qu’on reçoit une allocation pour ce faire.

    Mais on cesse d’y assister quand cesse cette source de revenus alors qu’on n’a jamais sérieusement tenté d’apprendre notre langue.

    Dans le cas des travailleurs qualifiés candidats à l’immigration, la véritable solution est de faire en sorte qu’avant de recevoir un certificat de sélection, le candidat à l’immigration et son conjoint doivent démontrer une connaissance intermédiaire ou avancée du français. Sinon, leur demande sera rejetée.

    Comme cela se fait déjà pour la connaissance de l’anglais en Grande Bretagne.

    Dans ce pays, l’immigrant ne peut pas mettre le pied sur le sol britannique s’il n’a pas déjà la connaissance de l’anglais. De manière conséquente, un citoyen britannique ne peut pas faire venir son conjoint de l’Étranger si cette personne ne parle pas l’anglais.

    Je ne vous pas de meilleure motivation à apprendre le français que de savoir que sans cette connaissance, l’immigration au Québec sera impossible à moins de se faire par le biais du fédéral (réfugiés et réunification des familles).

  • Samuel Prévert - Inscrit 30 juin 2019 08 h 20

    Pas de panique

    Johane La Rochelle, citoyenne engagée

    Ne vous en faites pas ; il y a plein de gens à franciser à Montréal : des immigrants qui ont une connaissance du français et d'autres pas, des immigrants instruits et d'autres pas. Il y a même des gens qui ont obtenu leur citoyenneté canadienne et qui ne maîtrisent pas le français de même que des personnes qui sont nées au Québec et qui se satisfont de répéter : «Sorry, I don't speak French»

    Alors, les centres communautaires pourront continuer à offrir le service de francisation.