Le commissaire aux langues officielles et la CAQ

Le Quebec Community Groups Network (QCGN) est un groupe de coordination composé d’environ 60 organismes communautaires de langue anglaise du Québec et il est financé par le gouvernement du Canada par le biais du ministère du Patrimoine canadien.

Lors de l’assemblée générale annuelle du QCGN le 14 juin 2019, Raymond Théberge, commissaire aux langues officielles, a prononcé une allocution.

Dans son exposé, que l’on retrouve sur le Web, le commissaire, dont la responsabilité principale est de promouvoir les langues officielles du Canada, l’anglais et le français, a pesé le pour et le contre du système d’éducation public du Québec.

Il a fait référence au plan d’éducation de la Coalition avenir Québec (CAQ) et à son projet de loi imminent sur l’abolition des commissions scolaires et des élections scolaires.

Il a dit : « J’encourage donc le gouvernement du Québec à consulter la communauté et à considérer toutes les conséquences qu’une décision de cette ampleur pourrait avoir sur l’avenir des communautés anglophones de la province. »

La « décision » est similaire au projet de loi 86 sur la réforme des commissions scolaires proposé en 2016 par le Parti libéral qui promettait d’abolir les élections afin « de donner aux écoles une plus grande influence dans la prise de décisions ».

Plus de 1,5 million de Québécois ont voté pour la CAQ et sa plateforme d’éducation bien pensée du point de vue pédagogique, qui permettra de moderniser et de démocratiser notre système scolaire public archaïque.

Le QCGN ne parle pas au nom de tous les anglophones ; les tactiques alarmistes du commissaire aux langues officielles doivent être rejetées.

Les Québécois peuvent s’attendre à avoir un système d’éducation qui permettra d’assurer un meilleur avenir pour nombre de nos enfants.

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3 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 29 juin 2019 04 h 09

    Le Commissaire aux langues officielles...

    Le tâcheron fédéral qui au fil des années n'a en rien fait progressé la situation de la langue française, sinon que de perpétuellement faire ses petits constats des accrocs à la loi fédéfale et de se porter en petit donneur de leçon aux uns et aux autre et que personne n'écoute d'ailleurs. Lisez ses rapports depuis des dizaines d'années...

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 29 juin 2019 14 h 57

    L’autonomie interne des angloQuébecois

    Tout comme les peuples autochtones du Québec, le peuple angloQuébécois n’a pas le droit à la sécession, mais il a le droit à l’autonomie interne.

    Ce qui signifie qu’il a le droit constitutionnel de refuser que l’enseignement de leurs enfants soit soumis à la volonté de la majorité francophone.

    Je précise que cela ne s’applique pas dans le cas particulier des locaux que le ministre de l’Education ordonne de céder à une commission scolaire francophone puisque les droits constitutionnels dont je parle ne sont valables que si le nombre le justifie. Or partout au Canada, des classes à moitié vide ‘prouvent’ que le nombre ne le justifie plus.

  • Daphnee Geoffrion - Inscrite 30 juin 2019 12 h 39

    Malgré que je respecte leur droit je trouve vraiment irresponsable d'envoyer son enfant à l'école anglaise alors que la loi sur le travaille au Qc exige la connaissance du français.
    Le français ne "s'attrappe " pas comme l'anglais et que dire du français écrit.
    Apprendre une deuxième langue est un signe d'intelligence et de curiosité, se battre pour refuser que son enfant reste unilingue anglais dans une province francophone démontre une haine qui passe avant le meilleur intérêt de l enfant.