Le gouvernement caquiste dévoilé

Les propos, rapportés par les médias, de M. Legault au sujet du projet de loi 21 peuvent engendrer sidération et consternation. N’a-t-il pas associé la « fierté retrouvée » du peuple québécois, un peuple qui, selon ses dires, « se redresse » avec la Loi sur la laïcité ? Ne s’avère-t-il pas inusité qu’il lie étroitement l’identité québécoise avec le concept de laïcité, d’autant que le Québec est l’une des sociétés les plus sécularisées au monde depuis au moins 50 ans ? Par rapport à quels défis le redressement et la fierté retrouvés s’effectuent-ils ? D’autres interrogations sont suscitées : qui compose le peuple québécois ? Dans les partis pris cognitifs implicites, ne s’agit-il pas des personnes d’ascendance européenne et caucasienne ? Cela ne conforte-t-il pas le déni du pluralisme ?

Avec cette déclaration, le gouvernement caquiste ne dévoile-t-il pas l’implicite de ce projet de loi ? La laïcité de l’État est-elle vraiment le but de cette loi ou ne s’agit-il pas plutôt d’une affirmation de la majorité contre des minorités ? Dans cette perspective, le recours aux dispositions de dérogation ne s’explique-t-il pas davantage s’il camoufle un rapport de domination inique et de visée assimilationniste plutôt que d’intégration ? Un autre parti pris cognitif touchant l’inconscient collectif n’est-il pas ici à l’oeuvre : « La culture occidentale s’autoqualifie de supérieure, de plus “développée”, l’autre culture étant qualifié d’inférieure, de grossière, de barbare, de sujette à une “immaturité” coupable. L’autre est nié, obligé de suivre un processus de “modernisation”. La domination exercée sur l’Autre est considérée comme une émancipation du barbare qui devient civilisé, se développe, se modernise » (Fátima Hurtado López, 2017). N’y retrouvons-nous pas une analogie avec le contexte québécois et un certain regard implicite sur les signes religieux ?

Il n’y a pas de fierté à retirer des droits fondamentaux sans motif supérieur d’intérêt de la collectivité. Cette Loi sur la laïcité ne risque-t-elle pas d’aggraver les antagonistes latents et d’orienter le Québec vers une uniformisation ? N’est-il pas temps d’infléchir la trajectoire actuelle pour favoriser la création, par le dialogue, d’une culture réellement pluriverselle commune dont certains éléments existent déjà ?

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48 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 18 juin 2019 00 h 32

    Questions légitimes

    Auxquelles notre gouvernement autocratique ne daignera jamais répondre.

  • Michel Lebel - Abonné 18 juin 2019 02 h 25

    Carences

    Ce gouvernement s'est déjà dévoilé depuis un certain temps: pauvreté intellectuelle et morale, suffisance, autoritarisme, et populisme. Tout un tableau! Mais il a été élu. Que dire de plus, sinon que ce gouvernement doit être surveillé de très près. Il vit présentement une certaine lune de miel. Mais toute lune de miel connaît une fin.

    M.L.

    • Marcel Vachon - Abonné 18 juin 2019 14 h 38

      Michel.
      Pour moi, pauvreté intellectuelle : Québec Solidaire.
      Je t'invite à chercher: députés de Québec Solidaire et regarder les CV officiels et vérifiés de chacun et chacune. Tu seras surpris.

    • Marc Therrien - Abonné 18 juin 2019 16 h 54

      Me Catherine McKenzie, du cabinet IMK, qui plaidera pour le Conseil national des musulmans canadiens et l’Association canadienne des libertés civiles l’invalidité de cette loi, fera valoir que le Québec a outrepassé ses compétences constitutionnelles en légiférant en cette matière. «L’imprécision de la loi invite à sa mise en application arbitraire», dit-elle, ce qui la rend «inintelligible.» Ainsi, on pourrait assister à un débat de haute voltige d’abstraction entre constitutionnalistes qui dépassera certainement les compétences intellectuelles de François Legault, dit le pragmatique qui gouverne pour le monde ordinaire.

      Marc Therrien

  • Réjean Martin - Abonné 18 juin 2019 05 h 40

    accueil

    Alain Finkielkraut qu’on peut lire dans son livre «L’identité malheureuse» (p.115) : «Pour la première fois dans l’histoire de l’immigration, l’accueilli refuse à l’accueillant, quel qu’il soit, la faculté d’incarner le pays d’accueil.»

    • Christian Roy - Abonné 18 juin 2019 21 h 25

      @ M. Martin,

      Tout ça, c'est à cause de la télévision par satellite et de Facetime.

      Le Québec doit se couper du monde en brouillant les ondes...

  • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2019 06 h 40

    C'est quoi une culture « pluriverselle » commune ?

    Le Costa Rica, pays depuis 1821, a fait une révolution interne à la suite d'une guerre civile en 1948. En 2015, il a reconnu la diversité ethnoculturelle de ses citoyens et citoyennes et renouvelé son engagement à lutter contre les discriminations.

    Nulle part a-t-il écrit que la citoyenneté n’était plus commune et que la culture du pays devenait « pluriverselle » par dialogue entre cultures minoritaires et majoritaire.

    Comme on regarde d’Ottawa le Québec en grosse majorité et petites minorités, vous écrivez que cette grosse majorité aplatit tout ce qui est minoritaire.

    Vous oubliez qu’en 1982, après avoir manipulé sa cour suprême, ce pays a aplati non pas la grosse majorité, mais toute la population du Québec en disqualifiant ses parlementaires de l’Assemblée nationale.

    Il l’a fait parce que le PM Trudeau entendait faire du Canada un assemblage ethnoculturel de sujets et non de citoyens et de citoyennes qui décident du contenu de leur constitution en modifiant celle de rapatriement 1867, d’ailleurs conçue par des dirigeants britanniques et ceux de leurs colonies sans l’aval des sujets, dont ceux de l’ex-Bas-Canada qui réclamèrent un référendum.

    Avec le PL21, la CAQ ne se dévoile pas, ni la grosse majorité que vous « culturalisez ». C’est vous qui vous couvrez tête et corps au nom d’une vision du Canada en empire qui règne, par sa Cour suprême, sur des sujets qu’il définit en ayant-droits-membres-de-minorités.

    Vous le faites en chargeant, comme le Canada le fera, une institution provinciale et ses parlementaires élu, pour affirmer une majorité qui a instrumentalisé les colonies, y compris la Dominion of Canada, pour s’afficher l’autorité de ce pays sur des cultures minorisées.

    Puis, vous proposez que les habitants du Québec créent par débats une culture « pluriverselle » commune alors qu’il importe qu’ils se dotent plutôt d’un pays pour décider ce qui les concerne.

    • Gilles Théberge - Abonné 18 juin 2019 07 h 54

      En effet monsieur Baribeau c’est lui qui « se couvre tête et corps au nom d’une vision du Canada en empire qui règne, par sa Cour suprême, sur des sujets qu’il définit en ayant-droits-membres-de-minorités.« ...

      Je suis toujours étonné pour ne pas dire sidéré, de lire de tels commentaires de la part de Québécois(?) qui ne se rendent pas compte bien souvent qu’ils ont adopté le point de vue du « conquérant », infeodés jusqu’a le moelle dans une pensée, qui n’a rien à voir avec une réflexion, et qui tien lieu d’un résonmement, au lieu d’un raisonnement...

    • Jean-François Trottier - Abonné 18 juin 2019 09 h 21

      En effet, M. Bariteau.

      J'ajoute que Justin, lui, parle d'un pays post-national exactement dans le même sens.

      Contrairement à ce qu'il dit, le Canada n'est pas le premier pays post-natilonal dans l'histoire.

      Étaient post-nationaux l'Empire Chinois, l'Empire Romain, l'URSS, l'Empire Napoléonien (dans son intention en tout cas), les Empires de Mésopotamie et celui d'Alexandre, et l'Empire de sa Gracieuse Majesté Victoria que le Canada se fixe pour modèle, pour les plus connus.

      Le Canada est un Empire, sans le moindre doute. Créé par des barbares sanguinaires et maintenant dans une ère de paix toute relative, il est toujours prêt à utuiliser son armée pour assurer son contrôle sur son territoire, comme il l'a fait en 1970, puis en 1995 quand il a massé son armée en Ontario, juste aux frontières du Québec, "au cas où"...

      Et comme le lui permet encore mieux cette loi sur la clarté qui n'est au bout du compte que la légalisation d'une future invasion Canadienne du Québec, suite au résultat positif d'un éventuel référendum.
      Une déclaration de guerre avancée quoi.

      Et merci pour la belle vision "pluriverselle" des barbares d'Ottawa.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 juin 2019 09 h 28

      Comme de coutume, au lieu de vous demander si cette loi est légitime à sa face même, vous vous contentez de dire qu'elle doit bien l'être puisqu'elle ne fait pas l'affaire des boss du Dominion. C'est vraiment trop enfantin.

  • Marc Pelletier - Abonné 18 juin 2019 08 h 03

    Majorité vs minorité

    Sans être d'accord avec plusieurs propos de l'auteur, je n'en crois pas moins que plusieurs francophones au Québec ont grandement ''souffert'' de leur minorité linguistique au Canada pendant plusieurs années et que leur nouveau statut, confirmé par les deux récentes lois adoptés par le présent Gouvernement, majoritaire au Québec, leur accorde une satisfaction qu'ils attendaient depuis longtemps.

    Toutefois, il n'y a pas lieu d'être fier, car tout celà a été fait sur le dos des minorités ! Nous n'en ressortirons pas grandis comme nation francophone car nos valeurs québécoises , si souvent louangées, viennent de '' perdre des plumes '', en contrepartie !

    • Jean-François Trottier - Abonné 18 juin 2019 09 h 47

      M. Pelletier, les francophones ne forment une majorité que dans les rêves des anglais, qui aiment bien se croire minoritaires, qui profitent de ce statut pour victimiser à mort, et qui imposent cette vision partout en Amérique du Nord.
      La très anglophone et anglomane The Gazette est le seul journal lu ailleurs, ainsi que par la plupart des immigrants qui parlent déjà plus ou moins l'anglais. Aussi, la francisation part toujours avec deux prises contre elle : la mauvaise foi anglophone est un boulet.

      Dans la bête réalité tangible, les Québécois sont une faible minorité là où les vraies décisions économiques et internationales se prennent, à Ottawa.
      Les Québécois ne possèdent qu'un infime partie du Capital en jeu sur leur propre territoire, tant mobilier qu'immobilier.
      Et les Québécois n'ont aucune voix à l'extérieur de leurs frontières pour transporter leur vision de la situation d'ici.

      ...sauf chez quelques Québécophiles en France, un ou deux milliers. Bof.

      Pour dire que les Québécois forment une majorité, il faut tripper fort.

      C'est le Canada qui "grandit" sur le dos de ses minorités, tant Québécoise qu'autochtones, tout le temps.. à grands coups d'une ouverture d'esprit affichée et mensongère à l'os.

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2019 10 h 04

      Vous raisonnez sur des bases ethnoculturelles.

      Le gouvernement du Québec est le gouvernement de tous les Québécois et de toutes les Québécoises qui votent. Leur vote n'est pas étiqueté ethnoculturel, mais un vote d'électeurs et d'électrices défini/e/s comme des Canadiens.

      C'est ce biais avec lequel joue de la flute l'auteur de ce texte pour inciter à penser le politique comme une activité oécuménique pour minimiser des écarts entre minorités et majorités alors qu'il s'agit d'écarts au sein du peuple québécois, qui sont propres à la démocratie.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2019 10 h 10

      "Certes, il y a des immigrants qui ne s’adapteront jamais, car ils chercheront toujours à adapter la société d’accueil à leur propre vision du monde.

      Ceux-là connaissent la Charte des droits par cœur, pour mieux la pervertir... "-Fatima Houda Pépin musulmane-

    • Marc Pelletier - Abonné 18 juin 2019 10 h 28

      Je n'étiquetterai pas mon raisonnement pas plus que ne voudrais le calquer sur celui d'un parti politique .

      Ma liberté de pensée s'inscrit en tête de liste des valeurs qui m'ont fait tel que je suis.

      Je considère que d'adhérer à un parti politique les yeux fermés mets en veilleuse notre liberté de réflexion : de fait, tous les partis politiques sont conscients de celà et ils abusent de nos faiblesses à cet égard.

    • Bernard Dupuis - Abonné 18 juin 2019 11 h 01

      N’est-ce pas plutôt minorité vs majorité?

      La nation québécoise est sans doute la nation la plus contestée à travers le monde. Elle est contestée par la majorité anglo-saxonne du Canada, mais elle l’est aussi, par voie d’entraînement, par certaines de ses minorités. On conteste son histoire, sa culture, ses valeurs et même sa langue commune.

      Ainsi, l’histoire telle qu’enseignée à McGill n’est pas du tout la même que celle enseignée dans les universités francophones. Il n’y a pas beaucoup de nuances. À entendre certains de ses étudiants, les « bon » sont presque toujours les Britanniques.

      La musique québécoise, la littérature, le théâtre sont pratiquement inconnus des milieux minoritaires québécois. On ne s’y intéresse tout simplement pas. Le chroniqueur culturel du journal "The Gazette" est là pour en témoigner. On dresse une effigie à Leonard Cohen, mais on ignore qui est Claude Léveillé et Claude Gauthier. Y a-t-il un spectacle sur Pauline Julien? Qui parmi les minorités y assiste?

      Pour la minorité anglophone et par voie d’entraînement allophone, le peuple québécois n’a pratiquement pas de valeurs propres. À l’ouest de Montréal, les symboles québécois, drapeau, langue, musique sont pratiquement oubliés. Hier, j’écoutais les nouvelles à Radio-Canada et grâce au passage d’Oprah Winfrey dans un collège privé francophone, j’avais l’impression que Montréal était une ville monolingue anglophone. Marco Micone écrivait récemment un texte illustrant le fait que les Italo-Québécois n’ont jamais accepté la loi 22 et par conséquent la langue française.

      Il ne faudrait pas généraliser cependant. Il y a malgré tout beaucoup de nos minorités qui acceptent de s’intégrer avec enthousiasme au peuple québécois. Malheureusement, nous sommes incapables de bien intégrer tout le monde. Mais, cela n’est-il pas naturel?

    • Marc Pelletier - Abonné 18 juin 2019 15 h 54

      Les franphones sont minoritaires au Canada mais ils sont majoritaires au Québec : c'est bien connu !

      Avec la CAQ au pouvoir, majoritairement élus au Québec, notamment suite au vote des francophones, c'est cette majorité de la CAQ qui me semble se débarrasser rapidement des droits des minorité : d'ailleurs, il n'y a pas lieu d'en être fier.

      Tôt ou tard, il y aura un retour du boomerang, ce qui n'aura pas d'effet positif sauf pour ceux qui sont prêt à tout pour alimenter leur cause, malgré les chicanes que tout ceci peut provoquer. Mais tout celà peut passer au-dessus de tête de ceux et celles pour qui ne compte que leur calendrier politique. Tout le monde a cependant le droit de rêver.

    • Jean-François Trottier - Abonné 19 juin 2019 08 h 15

      Ben oui, M. Pelletier,

      Dans les années '80 la majorité sud-africaine était noire, en Iran 50% des gens prennent le bus seuls.
      Oui monsieur! 50%! ioupi.

      Partout dans le monde la vraie majorité est celle qui a le pouvoir.

      Les francophones du Québec ne contrôlent pas le capital, au contraire.
      Ils ne contrôlent pas les médias qui sont lus partout en Amérique.
      Ils ns contrôlent aucune loi ou réglementation à saveur économique réelle, comme la monnaie, les taux, le commerce extérieur, les frontières, les entrées-sorties des aliments, des biens et du capital, les cours d'eau, les ponts, les ports et les aéroports.
      Aucun contrôle sur l'armée, au contraire : Ottawa s'en sert contre le Québec comme pour un terrain conquis.

      Contrairement à ce qu'on croit, Québec doit demander la permission à Ottawa chaque fois qu'il change sa façon de gérer l'immigration. Et qui est toujours coupable ?

      Québec a le budget de la Santé. Rien à décider dans ça sauf... comment payer. Le reste est imposé par Ottawa via l'argent qu'il donne de moins en moins mais qui pèse de plus en plus : le truc de la carotte quoi.
      Il a la culture, ce qui n'est pas rien, au contraire!
      Et l'éducation, essentielle... à long terme.
      Trois domaines très voyants, dont on discute beaucoup.

      Les plus importants pour manger demain, ben, c'est pas au Québec du tout.

      Pas à dire, ben belle majorité... qui sert à quoi?

      Les Québécois ne sont majoritaires nulle part. Zéro.

      Au passage, comme prévu la Meute est en train de se dissoudre. Devinez pourquoi.

      Regardez la très "ouverte" Grande-Bretagne : le plus haut taux de crime religieux au monde malgré un système de caméras de sécurité incroyable.
      C'est ça, un effet boomerang.

      L'effet boomerang vient justement d'être évité en démontrant à tout le monde qu'il y a limites, et ce sur des signes fa-cul-ta-tifs, donc en ne brimant que les intégristes finis.

      Je ne vous laisserais même pas analyser une feuille blanche.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 juin 2019 09 h 40

      Monsieur Bariteau, quand un peuple fait nation, il est tout à fait normal qu'il y ait en son sein des écarts et des divergences. Quelles qu'en soient les raisons - les prétextes -, la CAQ a voulu complaire non aux voeux de la majorité du peuple mais à sa majorité ethnoculturelle. Cela n'est pas venu d'Ottawa ou du château de Windsor, mais d'un calcul politique aussi brutal que suicidaire. Incacpables que nous avons été de faire peuple avec les pas-de-souche-française, nous en sommes à construire des remparts autour des résidences sommeil où nous berçons le souvenir des enthousiasmes dont nous ne sommes plus capables en nous inventant des ennemis au moins aussi imaginaires que les amis de ceux-ci le sont à nos yeux. Quelle dérélicition...

    • Jean-François Trottier - Abonné 19 juin 2019 10 h 49

      M. Maltais Desjardins,

      Le seuls ennemi que je connaisse sont ceux qui crient au loup sans la moindre raisons valable.

      Faut vraiment avoir rien à faire pour sortir des âneries pareilles au sujet de signes facultatifs, que seuls des intégristes peuvent souhaiter­.

      Et tout ça au nom de l'Internationale, vraiment ?

      Respirez un bon coup et trouvez mieux.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 juin 2019 16 h 17

      Qu'ils soient « facultatifs » ne nous donne aucun droit de présumer des motifs pour lesquels ils les portent et n'ajoute rien non plus au droit que nous nous arrogeons de... comment dites-vous ? « crier au loup » ? Hi, han....

    • Jean-François Trottier - Abonné 19 juin 2019 21 h 00

      Encore pris sur des questions d’intentions ?

      Mais c'est une manie! En faites-vous votre propre religion ?

      On ne peut jamais connaître les intentions des gens et ce, même quand ils les nomment, parce qu’on ne peut pas savoir alors s'il ont l’intention(en effet) de mentir. Belle perte de temps oui!

      Vous êtes la personne la plus mal placée au monde pour parler d'intention, comme.... exactement tout autre être vivant.

      Le jugement sur intentions mène directement aux prisonniers d'opinion, parce que "leurs intentions ne sont pas pures" ainsi qu'à des gens qu'un gouvernement excuse parce que "leur intentions sont bonnes".
      Comme tous les gouvernements communistes tels que celui décrit par QS, ce parti tellement bourré de "bonnes intentions", son défaut le plus crapuleux parce qu'il exclut celle des autres.
      Hi han.

      Est-ce que le port d'un signe religieux peut brimer la liberté d'une autre personne?
      Certainement oui. Des parents qui ont eu de mauvaises expériences avec une religion, quelle qu'elle soit, peuvent souhaiter que leur enfant ne soit aucunement en présence d'une signe religieux, quel qu'il soit. Il appartient aux parents seuls de décider de la formation religieuse dévolue à leurs enfants.
      Il est faux de dire qu'un signe religieux est neutre. Un signe n'est jamais neutre.

      Ce que je dis a l'avantage d'être en parfaite cohérence avec les chartes, contrairement au prétendu droit de porter des signes religieux qui a eu besoin de l'interprétation de gens dont je mets en doute la compétence, pour abus dans la procédure de leur nomination.
      Mais encore une fois on tombe dans le particulier.

      Or, la loi ne fait pas dans le particulier! Allumez!

      Les signes religieux représentent des religions. Pas des gens, seulement des idéologies totalitaires.
      Comme le communisme tout plein de "bonnes intentions" par exemple.

      Une fois l'intention extirpée de la brume de vos discours, que reste-t-il ? Hi han.