Alzheimer et aide médicale à mourir

J’aimerais réagir à la chronique Les yeux grands ouverts de Francine Pelletier. Elle applaudissait aux recommandations sur l’aide médicale à mourir élargie.

Ma mère est atteinte d’alzheimer et je trouve difficile de lire les mots « supplices », « humiliations » et « enfer ». Comme si les proches aidants nuisaient et que les préposés aux bénéficiaires faisaient mal leur travail.

L’alzheimer n’est pas une mort, mais une maladie et d’un malade, on devrait prendre soin. Je l’accompagne depuis 20 ans et elle a encore ses cinq sens et ses émotions. C’est encore ma mère.

Je ne voudrais pas être le tiers chargé de lancer en son nom l’aide médicale à mourir. Regretter cette responsabilité, douter du moment opportun, se sentir coupable après la mort provoquée.Je préfère les pouvoirs que son mandat d’inaptitude m’accorde et qui se résument à assurer sa protection.

Enfin, je souhaite que le gouvernement soutienne les proches aidants et valorise les préposés aux bénéficiaires.

À voir en vidéo