Génocide «acadimérindien»?

Génocide : n. m. Crime contre l’humanité tendant à la destruction de tout ou partie d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux.

Dans le film documentaire L’empreinte, de Carole Poliquin et Yvan Dubuc, on apprend que le Grand Dérangement a eu lieu, entre autres, parce que les Acadiens s’étaient trop mêlés aux « sauvages » pour être « récupérables », selon les Anglais. Génocide ? Il semblerait bien que oui.

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12 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 17 juin 2019 03 h 51

    Oui

    Les anglais font du génocide à temps plein mais à petits feux. Sauf les fois où ils sont assez nombreux et n'ont pas peur, comme avec les acadiens.

    • Louise Melançon - Abonnée 17 juin 2019 09 h 39

      Oui... ce n’était pas un simple dérangement... Mes ancêtres acadiens ont connu une perte de tous leurs biens, maisons, champs, etc pour être déportés sur les côtes américaines, et dans quelles conditions!... C’était une forme de génocide... et oui, parce qu’ils ne voulaient pas devenir les ennemis des « Indiens » avec lesquels ils vivaient dans une bonne entente. Avec le pouvoir britannique, ils auraient dû se soumettre à cela...

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 17 juin 2019 07 h 29

    Merci de le dire

    N'oublions pas les anglais devenus américains et les espagnols.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juin 2019 10 h 37

      Bien d’accord avec vous M. Marcoux. Mais il faudrait en revenir avec le mot « génocide ». Oui, la déportation des Acadiens était un génocide, mais cela s’est passée il y a plus de 300 ans. C’est un fait historique accompli aujourd’hui que personne ne pourra changer. Idem pour les Premières Nations.

      Ceci dit, l’enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées aurait dû porter sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Or, ce ne fut pas le cas et cette diversion malsaine opérée par les commissaires démontre une certaine lâcheté de leur part. Mais elles ont su dépenser 92 millions on ne sait où et là, c’est un génocide monétaire perpétré sur les contribuables, une classe de gens assez facile à cibler et définir. Les deux groupes visés par cette enquête étaient évidemment les hommes autochtones et les corps policiers qui sont responsables de ces crimes. Ce sont les mêmes deux groupes qui ont fait des mains et des pieds pour que cette enquête connaisse la fin déplorable qu’on connaît. Et ce sont des crimes et non pas un « génocide » dans la définition du terme.

      En passant, il y a une loi américaine en vigueur qui stipule que le gouvernement américain doit intervenir dans une question de génocide pour l’empêcher, et ceci partout dans le monde. On voit mal l’armée américaine venir en aide aux femmes et les filles autochtones alors que dans 80 à 90% des cas, ce sont les autochtones eux-mêmes qui sont les criminels. Misère.

      Ce sont toujours les non-dits qui sont tonitruants

  • Jean-François Trottier - Abonné 17 juin 2019 08 h 43

    Et les Métis du Manitoba

    Leur grande faute était d'exister : les Anglais avient décidé de prendre toutes les terres de l'ouest.

    Les Métis représentaient un trait d'union entre Français et autochtones, mais aussi entre les différentes Premières Nations, parce la progéniture de chaque peuple s'y retrouvait.
    La volonté de plus en plus exprimée de former une fédération de toutes les Nations, ayant comme tronc commun les Métis, était à l'ordre du jour juste avant le grand massacre.
    Des Alliances avec des peuples du territoire américain existaient aussi, dont les puissants Lakotas, ou Sioux.

    Faut être bien naïf pour n'y voir qu'une coïncidence.

  • Robert Morin - Abonné 17 juin 2019 08 h 46

    Tout à fait...

    ...mais à quand les excuses?

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juin 2019 10 h 52

      Justin ne pleura pas les Acadiens tout comme il n'a pas pleuré lorsque son paternel a fait emprisonné des gens sans accusation lors d'un certain soir d'octobre 1970. Pardieu, ce sont des Français d'Amérique, les ennemis jurés de son Canada postnational, multiculturaliste et communautariste. Pour lui, il y a les combattants de la liberté et les terroristes. Et devinez qui sont les terroristes pour lui?

  • Céline Delorme - Inscrite 17 juin 2019 09 h 20

    Canadiens ou Britanniques.

    Merci M Cyr pour ce rappel très pertinent. Qu'on m'explique SVP comment se fait-il qu'on accuse "les Canadiens" de génocide?
    Pour ceux qui tiennent à diviser les peuples l'un contre l'autre et à trouver un coupable selon son pays d'origine, ce sont les Britanniques qu'il faut accuser.
    Les actes de génocide bien connus dans l'histoire, sont la distribution de couvertures contaminées de variole par le général Amherst qui a été commandant en chef et gouverneur des forces britanniques en Amérique du Nord de 1758 à 1764 (Radio Canada 13-09-2017.)
    La déportation des Acadiens a eu lieu de 1755 à 1763 selon Wiki.
    Or l'histoire est claire: Le contrôle de l'Empire Britannique s'est exercé jusqu'à 1867.
    Comment peut-on sérieusement accuser les Canadiens de génocide, alors que ce pays n'existait pas à l'époque?Ce sont des gouvernants Britanniques qui étaient responsables des actions génocidaires que l'on connait. J'aimerais bien voir la réaction officielle des autorités Britanniques actuelles, si l'ONU les accuse formellement de génocide, seront-ils d'accord de s'auto accuser, comme le fait M Trudeau?

    • Pierre Rousseau - Abonné 17 juin 2019 11 h 07

      D'abord, l'épisode des couvertures contaminées du général Amherst n'est pas un génocide mais un crime contre l'humanité, une guerre bactériologique quoique l'intention était génocidaire (correspondance du général Amherst au colonel Henri Bouquet: « You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race. » traduction: « Vous feriez bien d'essayer d'infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable. »). Les politiques génocidaires qui tendaient à l'éradication des peuples autochtones datent du milieu de XIXème siècle par des habitants de l'Amérique du Nord britannique, qui sont nos ancêtres, et se sont poursuivies jusqu'à maintenant. Ce sont les habitants de ce pays, les Canadiens, même avant sa création de 1867 qui ont commis ces crimes, anglophones et francophones (les membres du clergé complices dans le programme de pensionnats « indiens », des gens comme Langevin qui a contribué à leur création etc.).

      Ça ne sert à rien de faire l'autruche et de ne pas voir ce que nos ancêtres ont fait. Certes, plusieurs d'entre eux n'ont pas participé dans ces crimes ou en ont même été les victimes mais c'étaient nos représentants politiques et religieux qui sont responsables de ces crimes. Il reste à réparer les erreurs du passé et ça c'est un beau défi !

    • Brigitte Garneau - Abonnée 17 juin 2019 12 h 43

      Quand les Britanniques feront-ils face à la musique? En attendant, nous n’entendons que des fausses notes...