L’appel d’une ado pour sauver la planète

Tout le monde se plaint que tu ne puisses plus voir les “likes” de ton ami.e sur Instagram, mais il y a des affaires bien plus importantes dans la vie que si ton ami.e a aimé la photo de ton autre ami.e. Le réchauffement climatique est un enjeu plus important. Vous chialez que la Terre ne va pas bien, mais la plupart d’entre vous ne faites rien pour aider au ralentissement du réchauffement climatique. Présentement, il y a un vortex de déchets deux fois plus grand que le continent américain. Vous vous en rendez compte ? ! Il ne faut pas juste reposter des “stories” pour « aider la planète » et « planter des arbres ». C’est plein de petites actions qui feront un changement. Quand tu vas au Starbucks, ne prends pas de paille. Tsé, dans ton lunch, les sacs en plastique se réutilisent. Quand tu vas magasiner, va en friperie. Beaucoup plus économique et 2 fois plus écologique (savez-vous que H & M brûle 12 tonnes de chandails par année ? !). Quand tu te brosses les dents, ferme donc le robinet. J’adore voyager, mais l’avion est un des moyens de transport les plus polluants, alors penses-y 2 fois avant d’aller dans le Sud. Le nombre de “likes” de tes abonné.e.s peut attendre, la planète est plus en danger que toi.

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11 commentaires
  • Daniel Bérubé - Abonné 7 juin 2019 02 h 39

    Allez-y les jeunes ! l'avenir de la planète est entre vos mains !

    Vous avez un grand pouvoir : celui du nombre, si vous maintenez une solidarité en ayant un objectif commun. Et dites-vous bien que même si vous n'êtes pas aussi nombreux que les générations vous précédant, vous pouvez être plus fort, car ces générations vous ayant précédé ont une faiblesse énorme : l'individualisme; le chacun pour soi; "la charité bien ordonné commence par sois-même" et ainsi de suite... ils ont en grand nombre abandonné le contexte du "collectif", du social, de ce qui fut appellé à l'époque "le devoir du citoyen", de même que furent abandonné les entraides chrétiennes. Et dites-vous aussi que parmi ces générations vous ayant précédé, parmi elle un certain nombre pensent comme vous, constatent l'illogisme du développement actuel et l'urgence de passer à de nouvelles valeurs "non monayables", et sont prêtes vous appuyer entièrement dans vos démarches...

  • Cyril Dionne - Abonné 7 juin 2019 07 h 52

    Il y a de l’espoir chez nos jeunes :-)

    Bravo Béatrice pour votre lettre. Vous l’avez bien dit que faire de l’école buissonnière tous les vendredis après-midi, faire des « posts » et planter des arbres ne régleront en rien la situation catastrophique des changements climatiques. Rien.

    Tsé, la plupart des GES et de la pollution atmosphérique nous viennent d’ailleurs. La Chine est responsable du tiers des émissions de GES mondiaux. C’est 13 000 Mt de GES chinois qui sont pompés dans notre air à toutes les années à comparer avec notre modeste 78 Mt de GES. C’est 33% pour la Chine et 0,1% pour nous. Enfin, en moyenne, un Chinois émet plus de GES par an qu’un Québécois. Et ils sont 1400 millions et nous, 8 millions de petits québécois. Alors, si les jeunes comme vous consacraient toutes leurs énergies à conscientiser nos amis Chinois sur la gravité de la situation, sans oublier notre part à faire évidemment, la planète se porterait beaucoup mieux. C’est à l’Est qu’il faut regarder parce que les GES ne comprennent pas les frontières géopolitiques et que les changements climatiques sont un problème global qui requiert une solution globale.

    Alors, je vous donne un « like » pour votre belle intervention qui décèle une grande maturité de votre part même si vous n’en voulez pas. Des élèves comme vous, les enseignants aiment ça dans leurs classes. Vous êtes cette petite lumière qu’on aperçoit dans l’obscurité du discours sur les changements climatiques.

    • Hélène Paulette - Abonnée 7 juin 2019 12 h 22

      Monsieur Dionne, je ne sais pas où vous prenez vos statistiques sur les GES mais en voici d'autres, établies par
      un groupe de chercheurs qui ont fait des calculs détaillés incluant production, consommation, exportation et importation pour une quarantaine de pays, qui donne un portrait par pays et par personne, sur les GES, l'eau, le sol, et les ressources matérielles. Ce groupe n'a pas fait le bilan du spécifiquement du Québec, et personne ne l'a fait avec leurs barèmes. Mais les références de plusieurs pays réputés avoir un bon pointage, comme la Suède, indiquent bien que le Québec aussi est bien au-dessus des moyennes mondiales.
      Spécifiquement pour les GES, ils ont trouvé une moyenne globale de 5.7 tonnes de CO2-éq (GES équivalent en CO₂) par personne. En chiffres, le Canada produit 3.7 fois les GES de la moyenne mondiale:
      Les États-Unis, 4.3
      l'Allemagne, 2.8
      Norvège, 3.1
      Suède, 2.5
      Chine, 1 (dans la moyenne)
      Inde, 0.25 (seulement le quart de la moyenne !)
      Fait pas banal, il y a un fort lien entre un Indice de Développement Humain élevé et une grosse empreinte écologique...
      Vous oubliez aussi, ou ignorez, les efforts et les réalisations du gouvernement chinois pour réduire les émissions. En effet, les Chinois sont très conscients de la pollution, smog oblige, et font probablement plus pour régler le problème que la plupart des signataires de la COP21:
      Électrification des transports, jusqu'à la distribution de motos électriques et l'interdiction de rouler un jour sur deux aux véhicules à essence dans la ville de Beijing.
      Reconversion en cours des centrales thermiques pour récupérer le CO2.
      Développement d'un réseau de trains rapides pour concurencer le trafic aérien.
      Votre ami Trump pourrait en prendre exemple au lieu d'abolir les règles mises en place par Obama.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 juin 2019 14 h 55

      Madame Paulette,

      C'est qui ça un groupe de chercheur? Il faut le nommer afin de pouvoir vérifier son contenu et ses sources. En science, cela ne veut rien un groupe de chercheur.

      Enfin, voici le lien pour la ressource que j'ai pris pour mon commentaire qui a été corroborée par plusieurs organismes crédibles, scientifiques et fiables (climateanalytics.org, NewClimate Institute, Ecofys; collaborateur - The Potsdam Institute for Climate Impact Research) :

      https://climateactiontracker.org/countries/china/

      Très facile à utiliser et à comprendre avec diagrammes et données. Et sur ce, vous allez devoir réviser toutes vos données à la hausse: la Chine est considérée comme un des pires pays dans le monde et le plus gros producteur de GES. La Chine est une dictature qui se fout bien des autres et ils ne font presque rien dans la réalité pour les changements climatiques. Ils vont augmenter leur production de GES par 3 000 Mt par 2030. Ils se dirigent vers 16 000 Mt en 2030 ce qui représente 205 fois la production actuelle du Québec. La pays socialistes sont les pire pollueurs de la planète.

      Le Canada n’est pas le Québec. Par capita, le Québec produit moins que la Chine (9 tonnes contre 10 tonnes par habitant pour la Chine). Ce sont l’Alberta et la Saskatchewan qui remportent la palme au Canada puisque qu’ils ont 12 fois le nombre de GES par habitant que le Québec. Nous en sommes présentement à une augmentation de plus de 4 degrés Celsius par 2100. Un gros merci à la Chine pour cela.

      En passant, les USA n'ont n'y augmenter n'y réduit leur production de GES. En fait, ils sont à la baisse.

    • Hélène Paulette - Abonnée 7 juin 2019 18 h 40

      Monsieur Dionne allez voir Exiobase. C'est la méthodologie qui est différente car le Postdam Institute est un "think tank" dont les reherches ne sont pas nécessairement scientifiques mais visent à élaborer des politiques et dont la méthodologie peut être tendancieuse. Les chiffres que vous citez contredisent à peu près tout ce qui a été publié récemment. J'ai constaté de visu les efforts de la Chine au niveau du verdissement des espaces, de l'électrification des transports et de l'assainissement de l'air.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 juin 2019 22 h 44

      « Le Postdam Institute est un "think tank" dont les reherches ne sont pas nécessairement scientifiques » (Hélène Paulette)

      Voici la liste du comité scientifique du Postdam Institute :

      Prof. Dr. Gerald Haug
      Max Planck Institute for Chemistry, Mainz, and
      Swiss Federal Institute of Technology, ETH Zurich, Switzerland

      Prof. Katherine Richardson
      Sustainability Science Centre, University of Copenhagen, Denmark

      Dr. Ginestra Bianconi
      Queen Mary University of London, UK

      Prof. Marc Fleurbaey
      Princeton University, Princeton, New Jersey, USA

      Dr. Heide Hackmann
      International Science Council (ISC), Paris, France

      Prof. Dr. Vincent Heuveline
      Heidelberg Institute for Theoretical Studies, Heidelberg, Germany

      Prof. Ravi Kanbur
      Cornell University, Ithaca, NY, USA

      Prof. Tim Lenton
      University of Exeter, Exeter, UK

      Prof. Dr. Nebojsa Nakicenovic
      International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA), Laxenburg, Austria

      Prof. Penny Sackett
      Australian National University (ANU), Canberra, Australia

      Prof. Dennis Snower, Ph.D.
      Kiel Institute for the World Economy (IfW), Kiel, Germany

      Prof. Jessika Trancik
      Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, USA

      C’est la crème scientifique en ce qui concerne les changements climatiques. Les chiffres sont vrais, de 2019 et ont été vérifiés par des paires scientifiques. Pour Exiobase, ce sont des données qui datent de 2007 que vous utilisez. Misère, enlever vos lunettes gauchistes.

    • Hélène Paulette - Abonnée 8 juin 2019 11 h 48

      Monsieur Dionne, à propos de lunettes, les données sur lesquelles vous vous basez ne sont pas "per capita" mais globales. Sur une population mondiale de 7milliards et demi, la Chine compte presqu'un milliard et demi d'habitants, comparativement à un peu plus de trois cent millions pour les USA et 37 millions au Canada. Les émissions de la Chine per capita sont la moitié de celles du Canada et des USA. La méthodologie d'Exiobase diffère en ce sens qu'elle ne prend pas uniquement en compte les émissions de GES mais l'ensemble de la pollution générée. Je ne doute pas qu'il y ait des scientifiques au PIK mais le but de leur recherche peut être orienté selon les gouvernements qui les financent. Un exemple? Santé Canada qui vient d'autoriser le glyphosate... Tout le monde sait que le Québec a de meilleures politiques environnementales que le ROC... Et après? Est-ce que ça justifie le laxisme et l'investissement dans les énergies fossiles? Il faut devenir les chefs de file en énergies vertes. Pour finir, vous errez lorsque vous dites que la Chine "se fout bien des autres et ils ne font presque rien dans la réalité pour les changements climatiques." Ils font certainement plus que nous et encore plus que les USA mais en effet, ils ne le font pas pour nous mais pour leur propre bien-être. Le barrage des Trois Gorges ne fournissant qu'un tiers des besoins en énergie, ils sont en train de convertir les centrales thermiques pour capter le CO2 en plus de développer le solaire et l'éolien...

  • Raynald Goudreau - Abonné 7 juin 2019 07 h 55

    Ceci est la priorite de l'heure ...

    Il y a beaucoup de gens de tout ages a reveiller mais, ca prend des gens jeunes comme Beatrice Hubert pour parler aux jeunes .

  • Renée Larouche - Abonnée 7 juin 2019 09 h 45

    Bravo et Merci Béatrice ! Ton texte nous atteint tous.tes, peu importe notre âge et c'est très bien... Il y a une multitude de petits gestes simples à faire au quotidien qui peuvent faire une différence. J'ai entendu récemment un "sage autochtone" dire : la Terre est une source et non pas une ressource ! Pas beau, ça ? Si on a le goût de s'approcher d'une source, on n' a pas le goût d'en faire une ressource à épuiser. Ne lâchez pas, les jeunes !

  • Jean Richard - Abonné 7 juin 2019 12 h 08

    Et si on apprenait aux ados à...

    Et si on apprenait aux ados à... réfléchir plutôt que de répéter bêtement le prêt-à-parler qu'on leur sert au quotidien ? Certes, à 12 ans, le cerveau est encore loin d'avoir atteint son plein potentiel, mais la capacité de réfléchir n'y est pas pour autant absente. Hélas, la développer n'est pas toujours la priorité de notre système d'éducation.
    La réflexion n'est pas possible s'il n'y a autour d'elle que le vide, en particulier ce vide qui s'appelle l'ignorance.
    Sauver la planète en allant chez Starbucks sans utiliser de paille, c'est un peu naïf. Dire qu'on devrait y penser deux fois avant d'aller dans le sud à bord de ce qu'on croit être, peut-être à tort, le moyen de transport le plus polluant qui soit, c'est facile, mais que penser de l'intense circulation automobile autour des écoles parce que Maman ou Papa va cueillir son rejeton pour le ramener à la maison, à moins d'un kilomètre de l'école.
    L'ignorance devrait nous inquiéter plus que tout. Vous avez envie d'un cadeau à faire à un enfant, de quoi répondre à sa curiosité naturelle (si on ne l'a pas paralysée). Vous passez chez le libraire. Où sont les livres consacrés à la science ? Cachés dans un coin quand il y en a. Où sont les livres de sensibilisation à l'environnement ? Absents ! Ou sinon la télé ? N'avons-nous pas une télé publique à vocation éducative ? Tiens, il y aurait une émission consacrée à la science, appelée G*****. Une, c'est mieux qu'aucune. Hélas, ça n'a rien, vraiment rien, d'une émission de sensibilisation à la science. C'est du pur divertissement (avec un public en studio à qui on demande de hurler de façon débile), n'ayant pour fin que d'augmenter les cotes d'écoute.
    Question posée à de nombreux jeunes de 9 à 12 ans : aimez-vous la science ? La réponse quasi-générale : Non ! Décevant ? On devait s'y attendre avec le faible niveau de culture scientifique du grand public.
    À ces jeunes je répondrai : avant de penser à sauver la planète, il faut d'abord la comprendre.

    • Hélène Paulette - Abonnée 8 juin 2019 11 h 54

      Franchement monsieur Richard, vous auriez pu passer votre tour... Au lieu de la rabaisser, vous auriez pu considérer le positif de l'appel d'une jeune fille de douze ans qui prend conscience de son environnement et va sûrement évoluer dans sa réflexion.