Sur l’évaluation des services médicaux

Au cours de l’hiver, j’ai été convoqué au CLSC local, où j’ai rencontré un médecin qui a fait une récapitulation des neuf visites à l’urgence dans les deux mois précédents pendant lesquels j’avais été atteint simultanément de pneumonie et de bronchite. Étant donné ma situation cardiaque ç’aurait pu être fatal. Cependant, dû aux bons soins du personnel de l’hôpital de Verdun, mes poumons et mon coeur ont tenu le coup et en quelques mois, je suis revenu à la normale.

Au regard de mes besoins personnels, j’ai un intérêt dans la qualité des soins médicaux dans la mesure où, statistiquement, il me reste peu d’années à vivre. Je mourrai, soit. Mais en attendant, je cherche à prolonger une certaine qualité de vie le plus longtemps possible. Donc, j’ai rencontré mon médecin de famille pour m’assurer que nous sommes sur la même longueur d’onde.

Dans un monde idéal, je m’inspirerais du vieil adage anglais « The proof of the pudding is in the eating ». Vous l’aurez deviné, dans cette métaphore, c’est le traitement médical qui est le pudding et il comprend comme ingrédients, par ordre d’importance : l’écoute, le diagnostic et le traitement.

Bref, si ça prend plusieurs ingrédients pour faire un bon pudding, ainsi en est-il d’un bon service médical. Cependant, pour savoir si le pudding est de qualité, personne n’est mieux placé que celui qui l’ingurgite de gré ou de force. Or, je laisse aux lecteurs le soin de déterminer qui est le mieux placé pour évaluer la qualité d’un service reçu : le prestataire ou le bénéficiaire ?

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