Réforme du mode de scrutin

Comme il l’avait promis en campagne électorale, François Legault s’engage toujours à livrer une réforme du mode de scrutin qui prendrait la forme d’un scrutin proportionnel mixte pour les prochaines élections générales de 2022. La Coalition avenir Québec avec le Parti québécois et Québec solidaire ont d’ailleurs promis d’adopter ce changement pour les prochaines élections.

Avec cette réforme, il y aurait 75 circonscriptions pour couvrir l’ensemble du territoire. Cependant, les 50 sièges restants serviraient à ajuster le résultat final. Par exemple, un parti qui aurait 10 % des votes, mais moins de 10 % des élus, se verrait attribuer des députés supplémentaires. Ainsi, la composition de l’Assemblée nationale serait plus représentative de l’ensemble des votes des citoyens.

Si on appliquait un tel mode de scrutin aux élections d’octobre 2018, la Coalition avenir Québec aurait perdu le tiers de ses sièges (49 sièges au lieu de 74) et serait minoritaire. Cela ne changerait quasiment rien pour le Parti libéral (33 sièges au lieu de 32). Toutefois, la différence serait énorme pour Québec solidaire, qui aurait plus que doublé ses troupes élues (21 sièges au lieu de 10). Même chose pour le Parti québécois (22 sièges au lieu de 9).

Par contre, en octobre 2018, la CAQ a su tirer tirer avantage du mode de scrutin actuel avec 59 % des sièges remportés, bien que le parti n’ait récolté que 37 % des votes… Autrement dit, une réforme qui risque de brouiller les cartes passablement sur l’échiquier politique québécois.

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