Est-ce que Legault est en train de faire un Trudeau de lui-même?

Justin Trudeau avait promis, lors de sa dernière campagne électorale, une réforme du mode de scrutin. Après avoir dormi sur la « switch » pendant plusieurs mois, il a mis à la poubelle sa promesse en prétextant qu’il n’y avait pas de consensus assez fort.

François Legault a fait la même promesse lors de la dernière campagne électorale. De plus, comme Trudeau l’avait fait, M. Legault s’affaire à préparer le terrain et nos esprits pour nous dire bientôt que ce ne sera pas possible d’avoir un nouveau mode de scrutin pour les prochaines élections.

Sa stratégie pour ne pas perdre la face et nous berner encore une autre fois est claire : ne pas laisser suffisamment de temps au DGEQ pour préparer une élection avec un mode de scrutin proportionnel en 2022.

Nous annoncer qu’il faudra, désormais, faire un référendum sur la réforme du mode de scrutin en consultant la population lors de la prochaine élection. On se rappelle parfaitement que M. Legault, durant la dernière campagne électorale, avait écarté l’idée d’un référendum, disant que l’appui du Parti québécois et de Québec solidaire était suffisant.

La CAQ nous donne l’impression qu’elle est prête à renier son programme et sa promesse électorale pour jouir en paix des prébendes du pouvoir.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

3 commentaires
  • Sylvio Le Blanc - Abonné 22 mai 2019 07 h 24

    Cette lettre a été publiée hier

    Bref, un doublon.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2019 08 h 17

      Une bonne chose que cette redite, quand on sait combien nombre d'adeptes de cette tribune à qui il est nécessaire de tout répéter deux fois pour qu'ils comprennent, et c'est peu dire.

  • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2019 08 h 03

    Ou bien le mode de scrutin est équitable ou bien il ne l'est pas

    Tel que titré, ou bien le mode de scrutin actuel est juste et équitable ou bien il ne l'est pas.

    Et à 105,000 votes nécessaires à Québec solidaire pour parvenir à faire élire un député contre 25,000 pour les libéraux en 2014 et 20,300 votes par député pour la CAQ contre 65,000 votes par député pour Québec solidaire en 2018, il ne l'est pas.

    Ajoutons à cela que le système électoral actuel a transformé une minorité électorale en majorité parlementaire, puisque 37,4% des voix ont suffit pour accorder une majorité absolue à la CAQ, alors que dans les faits, ce ne fut que 24,5% des voix puisque le tiers des Québécois n'ont pas voté.

    Un système aussi anti-démocratique que non respectueux de la volonté des citoyens qui étouffe le changement à la source, puisque les plus gros partis ont tendance à s’incruster dans un mode binaire quasi-totalitaire où les deux mêmes formations peuvent s’échanger le pouvoir ad vitam aeternam. 


    Christian Montmarquette