L’anglais en commission parlementaire

Je suis outrée, comme citoyenne, d’apprendre que des députés élus utilisent l’anglais comme langue de communication dans le cadre d’une commission parlementaire sur le transport. Le français est la langue officielle du Québec, faut-il le rappeler aux élus de cette assemblée ? C’est une honte ! Monsieur le Premier Ministre, je vous interpelle au premier chef afin que les députés élus respectent le français, langue nationale, notamment dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions.

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5 commentaires
  • Jean-François Trottier - Abonné 14 mai 2019 08 h 23

    En effet

    On n'a pas le droit d'exiger de la plus grande partie de la population de traduire ce qui est dit dans un comité du gouvernement Québécois.

    Il est entendu que les anglophones doivent s'exprimer en français quand il parlent au gouvernement.

    Le gouvernement leur laisse un privilège quand il publie en anglais.

    Ce privilège, transporté en commission, oblige les francophonoes à connaître l'anglais, ce qui va directement à l'encontre de l'intetion de la loi 101. Il y est question d permetre à quiconque de parler (et écouter) français partout au Québec.

    Inacceptable.

  • Jacques Patenaude - Abonné 14 mai 2019 11 h 27

    Traduction

    Comme le promoteur qui était entendu avait eu la bienveillance de se faire accompagner par un traducteur Il aurait peut-être accepté que celui-ci traduise en français les propos du député pour le bénéfice de l’assistance.

  • Christian Roy - Abonné 14 mai 2019 19 h 55

    Joe le Taxi

    Pourquoi s'embarasser du français quand on brasse des affaires ? Pas de temps à perdre... Après tout. c'est Nous les vendeurs... alors adaptons-nous - les changements climatiques nous rattrappent !

    Voilà un événement qui doit se retrouver au palmarès des prix Citron du MSSJB.

    Bravo aux députés concernés. Bravo Québec !

  • Germain Dallaire - Abonné 15 mai 2019 07 h 15

    Je dirais même, je dirais même plus...

    J’ai grandi à Arvida au Saguenay dans les années 50 et 60. Comme tout le monde, mon père travaillait pour l’Alcan. À l’époque, les anglophones formaient environ 1% de la population du Saguenay. Les contremaîtres (qu’on appelait foreman naturellement) étaient très majoritairement francophones mais s’adressaient à leurs supérieurs en anglais. Avec la révolution tranquille et la montée indépendantiste qui a suivi, les choses ont changé.
    Enfin, je croyais… Avec cette histoire incroyable de commission parlementaire sur l’ubérisation de l’industrie du taxi dont une séance s’est déroulée quasi complètement en anglais, j’ai l’impression de retourner cinquante ans en arrière. Le député péquiste Joël Arseneau a eu le mot juste lorsqu’il a parlé d’une formidable métaphore. On utilise la langue du maître pour discuter avec lui d’un projet de loi qui lui déroule un tapis rouge. Pire, au moment même où se tenait cette commission, des chauffeurs d’Uber d’un peu partout dans le monde protestaient contre leurs bas salaires. Et le représentant d’Uber d’en rajouter en demandant une baisse de moitié de la contribution projetée pour dédommager en partie les chauffeurs expropriés… Décidément, pour Uber, l’expression « avoir du front tout le tour de la tête » est un euphémisme. Un auteur aurait campé une scène quasi surréaliste pour décrire le ridicule de la situation qu’il n’aurait pas fait mieux.
    Pour ma part, j’ai honte de ceux qu’on appelle mes représentants. Et tant qu’à revenir en arrière, je paraphraserai les Dupont et Dupond: « je dirais même, je dirais même plus », je me sens humilié!

  • Claude Froment - Abonné 15 mai 2019 16 h 26

    serais-ce un signe du futur ???

    Quelque soit le parti politique au pouvoir, utiliser la langue seconde n'est pas une bonne idée. Nous pouvons voir suffisemment d'endroits et de situations ou la langue Anglaise est utilisée, que ce n'est certes pas utile d'en rajouter. A plus forte raison au gouvernement.
    Si je réside au Japon, je parle japonais. Si je ne le parle pas j'utilise un traducteur afin de me bien faire comprendre. Ainsi de suite.
    Dans le cas présent UBER, au minimum, se devait d'avoir des représentants qui parlent français. Ce n'est pas à nos députés de devoir s'acclimater de la langue d'autrui. S.V.P. tenez vous debout, et ayez du respect pour vous concitoyens.