Pour en finir avec la présomption de prosélytisme

J’appartiens à la génération des baby boomers. Aussi bien dire que je suis passée du liquide amniotique à l’eau bénite. Née le 20, baptisée le 21, il ne fallait surtout pas prendre le risque d’en « échapper » une.

J’ai commencé l’école en 1957, dans ce Québec éclairé du « bon monsieur » Duplessis. Jusqu’au milieu du secondaire, l’enseignement m’a surtout été dispensé par des religieuses : étouffées sous leur cornette, le plastron écrasé par un énorme crucifix, la taille ceinte d’une corde ET d’un chapelet. J’en ai détesté plusieurs, mais j’en ai admiré et même aimé quelques-unes.

Comme la plupart de mes contemporains, pour bien me faire voir, j’ai acheté des « petits Chinois », j’ai fait des « retraites », j’ai écouté avec admiration les témoignages exemplaires des missionnaires « recruteuses » de passage, j’ai tenté de me gagner une indulgence plénière en allant à la messe neuf premiers vendredis du mois en ligne (sans jamais y parvenir… !), je me suis privée de chocolat pendant le carême et j’ai mangé du poisson (que j’abhorrais) le vendredi, j’ai défilé sous les flambeaux de la Fête-Dieu.

[…] Et pourtant, malgré les assauts répétés de ce prosélytisme acharné dans un monde où la pensée dominante en menait large, avec des sources d’information tout sauf diversifiées et une parole publique strictement contrôlée, je fais partie de la génération qui a rejeté les carcans religieux, déserté les églises, sauté à pieds joints dans la révolution sexuelle, réclamé et défendu la sécularisation de la société et malmené les modèles de vie étroits de nos prédécesseurs.

Et on voudrait me faire croire que les enfants actuels, parce qu’ils seraient en contact avec une éducatrice de CPE ou une enseignante portant le voile, sont en danger d’endoctrinement ? !

Allons donc, dans un monde qui permet aisément l’accès à des informations diversifiées, dans une société où les choix et les styles de vie contrastés coexistent, où il y a bien peu de barrières à l’expression des idées et des divergences, où les influences à partir desquelles les jeunes forgent leur identité sont multiples et éclatées, il me semble invraisemblable que l’exposition au hidjab ou aux autres signes religieux mette les enfants en danger d’endoctrinement.

Si j’ai beaucoup de respect et de compassion pour les femmes qui, telles mesdames Benhabib, El-Mabrouk ou Houda-Pepin, se sont intégrées au Québec après avoir été opprimées par le fondamentalisme religieux dans leurs pays d’origine, je demeure mal à l’aise avec leurs mises en garde quant à l’intégrisme rampant qui se cacherait sous tout voile religieux.

La montée de l’intolérance m’inquiète drôlement plus pour l’avenir des enfants du Québec, quelle que soit leur origine.

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47 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 13 mai 2019 03 h 26

    C'est la neutralité et l'impartialité de l'état qui est en jeu ici.

    Vous avez tort, madame Claire Minguy. Un signe religieux représente l'intégrisme religieux. Ce n'est pas une question d'endoctrinement, c'est un problème de la neutralité et de l'impartialité d'une fonctionnaire de l'État.
    Comment voulez-vous qu'une enseignante qui porte le hijab puisse être neutre dans un cours de biologie face à l'apprentissage de l'homosexualité, le plus grand péché selon l'islam ? Comment peut-elle être neutre face à une fillette qui se rebelle contre le port du hijab imposé par ses parents?
    Le hijab est le port étendard de l'intégrisme religieux. L'endoctrinement se fasse au doux dans ce cas.
    Les professeures jouissent d’un rôle d’autorité et font figure de modèles à suivre.
    On nous dit dans les médias que tout va bien dans nos écoles et qu’on n’a pas vraiment besoin d’une loi sur la laïcité, alors, que dire de cette femme voilée dans une école élémentaire qui a entrepris, de son propre chef, de séparer les garçons des filles en les mettant à deux tables différentes.? L'enseignant exprime ses valeurs subtilement, sans s'en rendre compte.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 14 mai 2019 08 h 36

      Madame Alexan, vous ne faites que copier/coller les même arguments sans égard au contenu des textes que vous prétendez commenter.

    • Christian Roy - Abonné 14 mai 2019 22 h 31

      @ Mme Alexan,

      Avez-vous des détails sur ce que vous décrivez dans ce commentaires ?

      "que dire de cette femme voilée dans une école élémentaire qui a entrepris, de son propre chef, de séparer les garçons des filles en les mettant à deux tables différentes.?"

      En avez-vous été témoin ? Anecdote rapportée par quelqu'un de présent ? Rumeur ? Vos sources sont-elles fiables ? La situation fut-elle rapportée à la direction de l'école ? Quelles sont les motifs du choix d'intervention de l'enseignante ? Peut-elle y donner un sens qui aura échappé à première vue ?

      Qui vous dit que le fait de ne porter aucun signe religieux "ostentatoire" aurait changé le comportement de cette enseignante ? N'y a-t-il pas une grande possibilité que sa décision ait été la même et que cela n'a rien à voir avec son apparence ?

      Je serais très surpris que vous voir me répondre, Mme Alexan... vous avez l'habitude de ne pas répondre à de telles questions. Je tente ma chance quand même.

  • Claude Bariteau - Abonné 13 mai 2019 06 h 31

    « Rebelle un jour, rebelle toujours » est une expression qui s'applique bien pour vous et vous honore. On peut faire le même constat pour mesdames Benhabib, El-Mabrouk et Houda-Pepin, à la dfférence que leur rébellion les ont incitées à quitter un pays et s'implanter au Québec.

    Vous auriez pu faire de même en vous invitant en France ou ailleurs, dans des pays qui forment autrement que dans une province « duplessiste »qui composait avec les communautés religieuses. Vous êtes plutôt devenue rebelle comme une majorité de Québécois et de Québécoises dans le cadre d'une révolution tranquille au sein de laquelle vous avez découvert plus d'espace d'expression et plus d'informations pour nourrir la vie que vous vouiez vivre.

    Vous étiez peut-être rebelle toute jeune, mais pas très rebelle en fait parce que vous vous adaptiez aux « modes » de l'époque avant de vous adaptez à la nouvelle qui vous a permis de mieux vous fabriquer une identité personnelle avec des airs de rebelle.

    Aussi, je comprends votre approbation du port de signes religieux qui ne sauraient influencer les jeunes d'aujourd’hui, car, ayant accès à plus d’information, ils pourront faire le même cheminement rebelle que le vôtre.

    En quelque sorte, ça vous rend indifférente qu’ils soient éduqués dans un univers où des religieux-citoyens leur enseignent que le port de ces signes n’est pas du prosélytisme mais ce qui les identifie avant tout parce qu’ils vivent déjà dans le monde.

    Vous négligez, ce disant, que ce qui vous a rendu rebelle furent des changements rebelles après la mort de Duplessis.

    Or, plutôt que d’empêcher qu’ils s’expriment clairement par l’enseignement primaire et secondaire, ce qui permettra de poursuivre sur cette lancée, vous privilégiez une marche-arrière estimant que vous vous en êtes libérée comme bien d’autres alors que votre libération s’est façonnée parce que des rebelles ont modifié les règles.

    Vous êtes peut-être plus nostalgique que rebelle.

    • François Beaulne - Abonné 13 mai 2019 09 h 48

      Excellente réponse Monsieur Bariteau. C'est ce que j'ai moi même ressenti chez Madame Minguy, dont le texte, faut'il souligner, est extrêmement bien écrit et s'inscrit par son ton et sa transparence dans la contribution intéresante au débat.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 14 mai 2019 08 h 42

      J'ai cru un moment que vous étiez en train de lui rendre hommage, ce qui me semblait d'autant plus noble que je devinais que vous ne partagiez pas son analyse. J'ai été détrompé bien vite. Vos réserves ne portent pas sur son analyse, mais sur le bon sens qui inspire celle-ci. Si vous estimez que je vise un peu bas, regardez à vos pieds et vous trouverez juste à côté de cette courte remarque qui a l'air d'une interpellation celle que vous lui servez vous-même. Je me serais volontiers abstenu d'être en situation de pouvoir vous imiter.

  • Cyril Dionne - Abonné 13 mai 2019 07 h 42

    La sursimplification au carré

    Allons donc pour la sursimplification sur le prosélytisme dans la société. La raison majeure que les enfants du temps de Duplessis n’ont pas été endoctrinés pour la vie, c’est que des gens éclairés ont non seulement changé la société dans laquelle ils vivaient, mais surtout le système politique en place. Sans aucune réforme majeure politique, ce serait la religion catholique qui dominerait encore au Québec. Pour cela, vous n’avez qu’à regarder la plupart des pays dans le monde pour vous apercevoir que plusieurs sont encore sous le joug théocratique.

    Allons donc pour la sursimplification sur le prosélytisme des enfants à l’école. Parce que vous avez été un élève, comme pour la plupart des Québécois, cela ne fait pas de vous un expert et loin de là. Vous n’avez jamais porté l’autre chapeau, celui de l’enseignant en salle de classe pour comprendre le pouvoir de coercition psychologique que vous avez entre les mains en présence d’enfants. Avec les grands pouvoirs d’influence viennent aussi les grandes responsabilités comme pédagogue pour le bien des enfants. Or, le prosélytisme est tellement facile puisque vous êtes la personne d’autorité avec laquelle les enfants passent la grande majorité de leur temps, plus que leurs parents. C’est aussi le premier environnement sociétal de l’enfant hors de l’enceinte familiale qui exerce une influence majeure. Et comme enseignant dans les écoles publiques, j’en ai vu du prosélytisme religieux avec certain collègues.

    Ce sont les intégristes qui ne veulent pas enlever leurs signes religieux qui démontrent une intolérance et un irrespect envers la tâche qui leur a été confiée. Si pour une raison quelconque, votre croyance et vos convictions outrepassent le professionnalisme et le devoir de réserve et de neutralité que vous devez exercer en tant qu’enseignant, eh bien, vous n’êtes pas à la bonne place comme agent de l’État. C’est dans les situations comme celle-ci qui révèlent la vraie nature de votre pédagogie.

  • Hélène Girard - Inscrite 13 mai 2019 08 h 19

    En tant que baby boomer, j’ai connu la même éducation que l’auteure de cette lettre. En peu de mots elle résume assez bien et même avec un certain humour le régime des bonnes soeurs, les femmes voilées de l’époque. Mais « pas parce qu’on rit que c’est drôle ». La banalisation de la difficulté à rejeter les carcans religieux de l’époque est trop facile. Oui la révolution tranquille a eu lieu, notre génération était là au bon moment, nous avons réussi à nous en sortir, mais il ne faut pas en prendre tout le crédit. Nos mères et nos grands-mères, qui ont vécu avant nous sous le contrôle « absolu » des femmes voilées catholiques, avaient résisté d’une façon plus silencieuse, elles nous ont transmis le goût de s’affranchir du joug de la religion.
    Aujourd’hui, la réalité est bien différente, mais cela n’est pas une raison suffisante pour accepter que des femmes voilées enseignent à nos jeunes. L’histoire nous enseigne que rien n’est jamais acquis.

  • Claire Dufour - Abonnée 13 mai 2019 08 h 39

    Autre temps, autre moeurs.

    Même si la terre est ronde et que les situations peuvent se répéter, le prosélitysme des années 50 ne peut se comparer avec celui d'aujourd'hui. À notre époque, il n'y avait qu'un mouvement religieux, contraignant je l'admets, mais il n'y avait pas de tuerie et de mouvements extrémistes. Il n'y avait pas cette crainte d'islamophobie, décrié par certains politiciens et certains groupes politiques (QS, PLC, PLQ). Si nous nous sommes sortis de cette grande noirceur, c'est le fait de notre ouverture sur le monde et des mouvements de libération de l'époque. Personne n'était traitée de ''phobie'' envers tout autre mouvement.

    • Claude Bariteau - Abonné 13 mai 2019 10 h 34

      J'ajouterais que les habitants du Québec en sont sortis parce qu'il y eut la Deuxième Guerre mondiale, une ouverture au monde à laquelle Point de Mire de M. Lévesque a contribué et des hommes et des femmes qui ont tassé le « duplessisme » et mis en forme des politiques inspirées des Trente Glorieuses.

    • François Beaulne - Abonné 13 mai 2019 13 h 18

      Il faut également rappeler que le clergé catholique qui contrôlait des secteurs importants de l'éducation et des services sociaux, notamment les hôpitaux, n'a pas eu besoin d'une loi pour se décléricaliser Ce sont <les bonnes soeurs> et les <curés> qui ont d'eux mêmes pris l'initiative de délaisser leur habillement traditionnel pour se fondre davantage dans la mouvance de la laicité.
      Ce qui n'est pas le cas de ces groupes religieux qui s'objectent aujourd'hui au projet de loi 21 et qui, contrairement au clergé catholique québécois de la Révolution Tranquille, s'acharnent à vouloir manifester de manière ostentatoire leur présence dans l'espace public, justifiant ainsi le besoin de légiférer sur la question.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 13 mai 2019 16 h 13

      «  À notre époque, il n'y avait qu'un mouvement religieux, contraignant je l'admets, mais il n'y avait pas de tuerie et de mouvements extrémistes« Claire Dufour

      Je crains, chère Madame, que votre mémoire est très sélective concernant « notre époque ». Sans doutes faites vous référence à l’époque qui s’échalonne des années 40 à 70?

      1- Pour vous, le nazisme, le franquisme et le fascisme européen, différentes expression du nationalisme fanatique qui a alimenté la 2ième guerre mondiale? Était-ce de l’extrémisme?
      2- L’antisémitisme et le génocide perpétré contre les juifs? Était-ce de l’extrémisme?
      3- Les bombes atomiques lancées sur 2 villes du Japon, en 1945, par les EEUU?
      4- La guerre des EEUU au Vietnam et sa barbarie des années 70? Était-ce de l’extrémisme?
      5- L’aparthed en Afrique du sud? Était-ce de l’extrémisme?
      6- Le KKK au EEUU, son idéologie et son action raciste? Était-ce de l’extrémisme?
      7- Le FLQ et la riposte par les mesures de guerre? Était-ce de l’extrémisme?

      Et j’en oublie... « Notre » jeunesse s’est vécue dans une société polarisée, marquée par le fanatisme du « nationalisme et du fascisme «. Nous nous en sommes sortis, me direz-vous! Et oui, mais à cette époque des années 60, vous ne vous souvenez pas qu’on traitait d’extrémiste la jeunese qui parlait d’indépendance, qui fumait du pot, qui faisait l’amour libre, qui avait les cheveux longs, qui portait la mini-jupe, qui formait des syndicats, qui faisait la grève, qui voulait sortir du nationalisme étouffant, qui rêvait du pays ouvert des Vigneault et Pauline Julien. Pays de liberté!

      Ce pays d’ouverture et de liberté, c’est loin ce que prêche la caq avec le PL 21! Les jeunes audacieux des 60-70, retraités aujourd’hui, sont-ils aujourd’hui, tous assis, frileux sous la bannière nationaliste caquiste? Pas tous. Madame Minguy en témoigne et elle n’est pas seule.

    • Claude Bariteau - Abonné 13 mai 2019 18 h 52

      M. Roy, le port de signes religieux n'a rien de révolutionnaire.

      Vous exagérez l'ouverture pour vos fins politiques.

      Un pays ouvert n'est pas un pays anarchiste ou permissif à tout, ni une zone pour pratiquer l'entrisme.

      Si je conviens que la CAQ ne prêche pas vos vues, il n'en demeure pas moins que l'intégration dans la charte québécoise des principes de laïcité et d'égalité des sexes témoigne d'une affirmation d'une ouverture à des valeurs partagées même si leurs applications demeurent limitées, trop à mon goût.

    • Cyril Dionne - Abonné 13 mai 2019 20 h 19

      Bon M. Roy. Dans votre grande énumération ou litanie, le Québec n’était nulle part. Nous ne sommes pas responsables des crimes perpétrés par d'autres pays. Enfin nous ne sommes pas plus responsables des crimes commis par le FLQ et la gendarmerie royale du Canada. C’est ce que René Lévesque s’époumonait à dire.

      Vous savez, cher M. Roy, que les nazis étaient des socialistes? Le terme « NAZI » veut dire : le Parti socialiste-nationaliste des travailleurs allemands. Le fascisme européen était d’origine socialiste. Staline et Hitler étaient des socialistes qui étaient des alliés après s’être partagé la Pologne et les états baltiques. C’est seulement après l’opération « Barbarossa » qu’ils sont devenus des ennemis.

      Mme Minguy est mêlé et pas à peu près. La CAQ serait considérée comme un parti de gauche au ROC. C’est « ben » pour dire

    • Jean Jacques Roy - Abonné 13 mai 2019 22 h 53

      Monsieur Bariteau...
      Y a-t-il quelqu’un dans la pièce qui affirmerait que le port des signes religieux serait révolutionnaire?
      Moi, je ne vois personne. Par contre, à lire vos commentaires et ceux qui vous applaudissent, on pourrait croire que la pièce est remplie de babies boomer qui se croient révolutionnaires parce que les enseignantes qui portent de tels signes ne pourront pas être engagées dans les écoles publiques.

      Quant au principe de la laïcité des institutions étatiques québécoise et que ce principe soit inscrit dans la Charte Québécoise, personne n’est contre ça. Vous savez fort bien sur quoi porte nos divergences. Nul besoin de le répéter...

      Vous parlez d’entrisme. D’entrisme politique j’imagine. J’ignore dans quelle direction vous regardez?
      Pour ma part, ce que je vois, c’est l’entrisme qui s’opère dans les partis de la droite au Québec. Sous le gouvernement Couillard on a vu la droite plus fédéraliste de la CAQ entrer au PLQ... Et avec le parti nationaliste identitaire de la CAQ, ce sont les ex-indépendantistes droitiers du PQ qui revienne fougeusement à la vieille recette populiste nationaliste qu’ils avaient rejeté durant la révolution tranquille.

      @C. Dionne.
      Monsieur, du nazisme qu’avez-vous retenu de sa véritable nature? Socialiste, ce n’était qu’un mot... pour adoucir sa vérité: NATIONALISTE de l’extrême droite IDENTITAIRE.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 14 mai 2019 08 h 49

      À notre époque, il n'y avais pas d'islamophobie. On était obligé de se contenter de tenir le juif, le protestant, le mormon à distance respectueuse... autre manière de dire qu'on le tenait en respect.