Projet de loi 21: les «personnes concernées»

Des représentants de groupes religieux se sentent exclus des débats entourant le projet de loi 21 à titre de « personnes concernées ». À propos de l’école, on semble oublier que les « personnes concernées », ce sont d’abord les enfants, et ils ont droit à un environnement le plus libre possible de toute influence politique ou religieuse. En classe, l’enseignante ou l’enseignant est déjà, bien sûr, en position d’autorité. Un signe religieux représente une deuxième forme d’autorité, celle-là d’un groupe souvent puissant, organisé, planétaire et dont les préceptes vont de surcroît à l’encontre de l’égalité des sexes. Non, nous ne voulons pas savoir pour quel motif « personnel » une enseignante ou un enseignant aurait envie d’afficher sa religion en classe. Ce qui nous importe, à nous les parents, c’est de savoir que tous les élèves, de parents religieux ou non, ont accès, toute la journée, à un refuge complètement laïque.

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24 commentaires
  • Réal Boivin - Abonné 10 mai 2019 05 h 31

    UNE LETTRE CONCISE QUI DIT TOUT.

    Contrairement au texte volumineux et confus de Jack Jedwab dans la section libre opinion, votre courte lettre s'impose dans le débat comme un grand moment de lucidité. Merci, vous faites ma journée.

  • Cyril Dionne - Abonné 10 mai 2019 07 h 18

    Vous avez tout compris

    Bravo madame Locas, vous avez tout compris. L'école et ses enseignants doivent être neutres. Pas ses murs de ciment comme l'ont fait entendre les illuminés de Québec solidaire, le PLQ et les groupes extrémistes religieux. L’école n’est pas les structures qui dispensent des savoirs et des compétences, mais bien les enseignants. Porter avec ostentation un symbole religieux dans la salle de classe n'est pas bénigne. Ils ou elles placent leur croyances religieuses avant leur professionnalisme comme agent.e de l’État.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 08 h 41

      @ Cyril Dionne,

      Les illuminés de Québec solidaire..

      - Que dites-vous des faschos-caquistes élus majoritaires avec 37% des voix qui veulent adopter une loi sous bâillon avec suspension des Chartes et des tribunaux, sans aucune étude ni démonstration d'une quelconque atteinte à la liberté de conscience ou effet sur les élèves pour soutenir leur thèse?

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 09 h 02

      "L’école n’est pas les structures qui dispensent des savoirs et des compétences, mais bien les enseignants." -Cyril Dionne

      Une affirmation complètement stupide.

      Autremement dit, une école pourrait dispenser une éducation religieuse en autant que ses enseignants ne portent pas de signes religieux. Risible.

      D'ailleurs, les murs, font effectivement partie d'une l'institution laïque et devraient être exempts de toute promotions religieuse, de crucifix, de chapelles, lieux de prières etc. Mais selon vous, il s'agirait-là d'une illumination. Cherchez l'erreur?

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 09 h 44

      « L’école et ses enseignants doivent être neutres. » - Cyril Dionne

      

Mieux vaut être sourd que d’entendre ça.

      

Vous vous dites enseignant et êtes le premier à vous soustraire à votre devoir de réserve et à attiser la haine des musulmans en les traitant publiquement «d’islamos-fascistes». 



      - Comment croyez-vous qu’une de vos élèves musulmanes va se sentir dans vos cours??


*

    • Cyril Dionne - Abonné 10 mai 2019 11 h 27

      Évidemment M. Montmarquette, quand on n'a jamais enseigné ou mis les pieds dans une salle de classe comme pédagogue, on peut dire n'importe quoi, chose typique de Québec solidaire de tout dire et son contraire en même temps. Parlez-en à Sol Zanetti.

      Quelle partie des murs de ciment que vous n'avez pas compris? Ce sont les enseignants, vous savez, les personnes vivantes qui dispensent de l'enseignement, pas la structure porteuse qui n'est pas vivante. Une école est un établissement où l'on accueille des individus appelés « écoliers » ou élèves afin que des professeurs leur dispensent un enseignement de façon collective. Sans les enseignants, l'école n'est qu'une structure quelconque. Pourtant, c’est un concept facile à comprendre.

      Mais je crois bien que vous aussi besoin d'un dessin pour assimiler l’information. C'est ce que je fais avec les élèves du primaire. Pédagogie visuelle accompagnée d'une petite chanson, même à la guitare. Misère et Québec solidaire riment et ce n’est pas le fuit du hasard.

    • Cyril Dionne - Abonné 10 mai 2019 11 h 44

      @ Christian Montmarquette

      Ridicule.

      En passant M. Montmarquette, je n’ai jamais vu une école qui dispensait une éducation religieuse sans que ses enseignants portent de signes religieux. En Ontario, dans les écoles catholiques qui accueillent plus de 800 000 élèves, ils sont partout même accrochés sur les murs. Seulement cette religion et ces écoles sont subventionnées à 100% par les contribuables ontariens à cause de constitutions et de chartes désuètes. Et comme nos islamo-fascistes, multiculturalistes, socialistes et « canadians » de Québec solidaire, le multiculturalisme semble à géométrie variable puisqu’ils ne manquent aucune occasion d’insulter les Québécois comme vous l'avez fait en maintes occasions en leur disant qu’eux, ils sont ouverts à toutes les croyances. Ce n’est pas le comble de l’ironie, mais le comble de l’hypocrisie.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 12 h 57

      @ Cyril Dionne,

      « L’école et ses enseignants doivent être neutres. » - Cyril Dionne

      Vous nous servez votre même chapelet de poncifs et d'affirmations gratuites sur QS et ne répondez pas à la question.

      En tant qu'enseignant,

      - Comment pouvez-vous vous revendiquer de la neutralité religieuse, alors que vous êtes en guerre ouverte et publique depuis des mois, voire des années, contre les musulmans et ainsi le premier à vous soustraire à votre devoir de réserve et de neutralité et en attisant la haine des musulmans en les traitant publiquement et à répétitions «d’islamos-fascistes» ?

      Christian Montmarquette

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 10 mai 2019 13 h 21

      Je comprends pourquoi on dit de QS « islamo-fasciste ».
      Parce qu'on se gargarise de notre tolérance, de notre ouverture, de notre mordernité, avec par exemple la candidate Eva Torres. Pour ma part, comme Couillard, je considère que l'intégrisme est une façon comme une autre de vivre une « vie bonne ». Des gens ont le droit de vivre en commune et d'aller au « Rainbow », ils ont le droit le plus stricte de militer pour l'appropriation collective du bâtiment #7. Je vis avec les hassidim, ils ont le droit de se ségréguer dans leur vision du monde.

      Toutefois, ça n'est pas parce que l'intégrisme est un mode de vie acceptable dans une société pluraliste qu'il peut se marier harmonieusement à la fonction publique. L'idée de d'établir un mur étanche où l'on dit aux religions «vous n'entrez pas ici», de manière justement à préserver l'intégrité politique des citoyens en regard des religions n'est pas folle.

      Le militantisme radical n'a pas plus sa place. Autrement dit, un fonctionnaire ne devrait pas porter un signe féministe ou pro-avortement, parce qu'autrement rien n'interdirait un masculiniste de faire de même. On ne peut pas commencer à dire : «ce signe-là est correct, mais pas celui-ci ». Nonobstant ce que nous pensons vous et moi du masculinisme. Donc au nom de la concorde il est cohérent d'affirmer l'importance de cette neutralité pour éviter le « deux poids, deux mesures ».

      Bref valoriser une candidate intégriste et s'en servir comme faire-valoir, alors que ça permet, même symboliquement, à des Dalida Hawada d'occuper une place importante dans votre parti, ça permet de comprendre l'épithète « islamo »; en acceptant d'être vous-même instrumentalisés, vous faite le jeu de l'islamisme. Pour le «fascisme» c'est plus délicat. Disons que sous des couverts ouverts, votre idéologie en est une de victime et de combat. Sous des dehors populaires et démocrates, l'affinité avec l'extrême gauche qui censure est claire. Je vous concède cependant que c'est excessif...

    • Cyril Dionne - Abonné 10 mai 2019 13 h 33

      Tout comme pour les croyants aux amis imaginaires M. Montmarquette, lorsque nous sommes à l’école durant les heures de travail, c'est le professionnalisme qui règne en maître. Pour un.e enseignant.e, il n'y aucune race, aucune couleur, aucune ethnie, aucune croyance, seulement des enfants qui veulent apprendre. Idem pour les enfants autochtones dont j'ai eu le privilège d'enseigner. Pour cela, il faudrait être un pédagogue et avoir enseigné pour comprendre. Vous ne l'êtes pas et vous ne l'avez jamais été. Donc, vous aimez faire des affirmations gratuites qui sont, soyons poli, ridicules.

      Dans la vie privée, la liberté d'expression prime en démocratie pour dénoncer des extrémistes religieux ou autres. Pardieu, il n'y a pas si longtemps en Ontario, ils ont presque réussi à introduire la charia au sein de nos lois ontariennes. Des lois religieuses au sein de l'État et grâce justement à des musulmanes comme Fatima Houda-Pepin qui s’y sont opposées, elles n’ont jamais vu le jour parce les musulmanes informées savaient ce qu’elles représentaient. La main mise sur les femmes musulmanes par les hommes en Ontario, voile oblige. Maintenant, ils s'essaient par la porte arrière dans les écoles au Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 16 h 02

      @ Cyril Dionne,

      "Dans la vie privée, la liberté d'expression prime en démocratie.." - Cyril Dionne

      Vous savez comme moi qu'il y a des limites à la liberté d'expression.

      Et ça ne change rien au fait que vos propos sont publics et que les parents des élèves de même que les élèves pourraient être mis au courant de vos incessantes campagnes de haine envers leur communauté. Des propos publics, qui, par ailleurs, pourraient être sanctionnés par la loi, quand vous traitez à longueur de semaine la communauté musulmane "d'islamos- fasciste". Alors que ces propos discriminatoires incitant à la haine envers un groupe ethnique ou religieux pourraient être une cause défendable devant le Tribunal droits de la personne.

      Si la laïcité demeure une cause parfaitement légitime.

      L'incitation à la haine envers un groupe ethnique ou religieux peut s'avérer criminelle:

      Des insultes racistes… et illégales - Éducaloi

      https://www.educaloi.qc.ca/nouvelles/des-insultes-racistes-et-illegales

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 18 h 23

      @ Charles-Étienne Gill,

      "Je comprends pourquoi on dit de QS « islamo-fasciste ». Parce qu'on se gargarise de notre tolérance.."-Charles-Étienne Gill

      Vous dérapez d'aplomb et dites n'importe quoi.

      QS est contre tous les intégrismes :

      "Depuis sa fondation, Québec solidaire lutte avec ardeur contre l’intégrisme, contre tous les intégrismes" - Françoise David, Le Devoir

      https://www.ledevoir.com/opinion/idees/435196/opposer-l-espoir-a-la-haine

      "Valoriser une candidate intégriste et s'en servir comme faire-valoir, alors que ça permet, même symboliquement, à des Dalida Hawada d'occuper une place importante dans votre parti.."- Charles-Étienne Gill

      Vous êtes téméraire d'associer Dalida Hawada à l'intégrisme :

      "Condamné pour diffamation, le blogueur Magnan doit verser 60,000$ à la militante Dalila Awada"

      https://www.journaldemontreal.com/2018/07/13/condamne-pour-diffamation-le-blogueur-magnan-doit-verser-60-000--a-la-militante-dalila-awada

      Je pense que ça règle la question.

  • Luc Marchessault - Inscrit 10 mai 2019 10 h 45

    Dérive est déplorable et inquiétante

    Vous avez tout à fait raison, Mme Locas. Dans leur argumentaire, les opposants au projet de loi 21 escamotent, délibérément ou pas, les élèves et leurs droits, alors qu’il s’agit de l’élément le plus constitutif du débat. Cette dérive est déplorable et inquiétante. Qui le législateur doit-il d’abord protéger, l’adulte ou l’enfant? Qui plus est, cette loi ne devrait pas comporter de clause de droit acquis, puis viser également les enseignantes des écoles privées ainsi que les éducatrices des CPE et des services de garde.

  • Bernard Dupuis - Abonné 10 mai 2019 11 h 45

    Pensons au principe de précautions

    M. Montmarquette,

    Je vous fais remarquer pour une xième fois que vous avez tendance à utiliser à outrance le sophisme de la double faute. Ce n’est pas à cause des pseudos « fachos-caquistes » que les gens de QS ne seraient pas des illuminés. C’est parce que ce terme signifie « des personnes chimériques, qui ne doutent pas de leurs visions, de leurs inspirations ». En ce sens, il est faux d’affirmer "hors de tout doute raisonnable" que les membres de QS sont tous des illuminés. Voilà une réponse rationnelle

    Relativement au fameux argument mis de l’avant par Gérard Bouchard concernant « la preuve hors de tout doute raisonnable selon laquelle il existe un certain prosélytisme dans le port de signes religieux en classe », je le trouve fallacieux parce que l'on peut l'inverser. En effet, quelles preuves avons-nous hors de tout doute raisonnable qu’à l’inverse le port de signes religieux ne constitue pas du prosélytisme? Ni d’un côté ni de l’autre, il n’existe une preuve hors de tout doute raisonnable.

    Que faire dans ce cas. Je crois que l’écologie nous a donné un bon moyen de trancher de tels débats sans fin. Il s’agit du principe de précaution. Dans la nature, lorsqu’un doute s'installe plus ou moins, il vaut mieux adopter le principe de précaution. Le même principe apparaît aussi valable lorsqu’il s’agit de problèmes qui concernent « le cadre de la vie en société et l’équilibre des pouvoirs qui s’y affrontent » comme le disait Louis Bernard dans un texte fameux ci-dessus. Le même argument vaut pour ce qui concerne la Charte des juges. Les juges devraient aussi utiliser le principe de précaution. Il ne faudrait pas que les juges accordent aux religions le pouvoir concernant l’organisation de la société. Ils feraient alors des minorités religieuses les dictateurs de la majorité. Les Québécois ont déjà renoncé partiellement à ce genre de dictatures en rejetant la dictature de la minorité anglophone, mieux connue sous le nom de la dictature du « speak white ».

    • Bernard Dupuis - Abonné 10 mai 2019 11 h 47

      (suite et fin)

      En passant, on m’a enseigné qu’il a fallu plus quatre cents ans aux théologiens afin de reconnaître la théorie de Galilée affirmant la rotation de la Terre. C’est que pour ces théologiens de toute religion, il n’y avait pas de preuves « hors de tout doute raisonnable » de la justesse de cette théorie. J’espère que M. Bouchard ne souhaite pas que l’on s’obstine encore pendant quatre cents ans au sujet de la laïcité de l’école québécoise.

    • Cyril Dionne - Abonné 10 mai 2019 12 h 11

      M. Dupuis,

      C’est Ératosthène, un scientifique grec qui calcula la circonférence de la Terre en -276 avant J.C. avec une marge d’erreur de moins de 2% (1,7%). L’inventeur de la géographie moderne, compara l'observation qu'il fit sur l'ombre de deux objets situés en deux lieux, Syène (aujourd'hui Assouan) et Alexandrie, considérés comme étant sur le même méridien. En utilisant l’angle de l’ombre observée, il en déduit 1/50 d'angle plein, soit 7,2 degrés (360° / 50). Donc, on ne parle plus de 400 ans de Galilée et de sa rotation de la Terre, mais bien de plus de deux millénaires.

      Ils ne sont pas vite sur leurs patins les religieux avec leurs dogmes et doctrines qui carburent aux amis imaginaires.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 13 h 21

      « Quelles preuves avons-nous hors de tout doute raisonnable qu’à l’inverse le port de signes religieux ne constitue pas du prosélytisme? » - Bernard Dupuis

      Que je sache, il n'y a eu aucune plainte de prosélytisme par signe religieux dans nos écoles, sinon très peu. Ce qui constitue déjà un indicateur.

      D'autre part, le fardeau de la preuve appartient à ceux qui veulent changer le statut quo. Et le minimum quand on veut suspendre des droits fondamentaux, qui plus est, en suspendant des Chartes et outrepassant les tribunaux, c'est d'avoir un minimum de preuves, d'études ou de faits. Ce que la CAQ ne s’est même pas donné la peine de produire, et pourquoi? 

 À mon avis, parce que CAQ craint qu’une telle étude prouverait le contraire de ce qu’elle cherche à démontrer par un discours irrationnel et non scientifique.



    • Charles-Étienne Gill - Abonné 10 mai 2019 13 h 39

      Messieurs Dupuis et Dionne ,

      Merci pour vos contributions.
      Je suis en train de lire «Giordano Bruno : La vie tragique du précuseur de Galilée » . Je me scandalise que ce précurseur ne soit pas plus un objet de savoir. Comment se fait-il que j'aie dû découvrir son existence si tard et par moi-même? Les lobbys interreligieux y sont pour quelque chose.

      On comprend que le discours actuel à l'effet que la religion s'intéresserait « à l'âme », « à la spiritualité », au « pourquoi », alors que la science s'intéresserait au « comment » est une fumisterie. Les religions ont longtemps prétendu pouvoir expliquer le monde et cette hypocrisie devrait être l'objet de savoir au niveau secondaire à tout le moins, parce qu'elles ont cambattu les esprits qui mettaient à mal leur conception du monde et qui au final menaçait directement leur pouvoir.

      Pour s'en prendre aux esprits, ces religions s'en prenaient aux corps. En clair, l'école est le lieu où des savoir sont transmis pour rendre les individus compétents pour qu'ils puissent collectivement faire société et administrer eux-mêmes leur collectivité. Cela suppose que les problèmes que nous avons à résoudre sont si complexes que nous devons recourir à la délibréation démocratiques (et à ses institutions) pour au moins être d'accord dans les entraves que nous nous imposons à nous-mêmes.

      Comme groupe, aux ressources limitées, nous ne pouvons pas tout faire, la politique, c'est choisir.

      Donc quand on dit que l'école, c'est éduquer, instruire et socialiser, je crois qu'il faut comprendre socialiser pas juste au sens individuel (l'individu à l'aise), mais collectif (l'individu politique dans une communauté politique).
      Qu'une personne dans l'agora porte un voile ou un macaron politique pour nous dire s'il faut ou non une «ligne rose» est une chose. Mais qu'une personne chargée de l'apprentissage du politique (« socialiser ») même au primaire, en porte, c'en est une autre...

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 18 h 51

      @Bernard Dupuis,

      "Quelles preuves avons-nous hors de tout doute raisonnable qu’à l’inverse le port de signes religieux ne constitue pas du prosélytisme? " - Bernard Dupuis

      Des preuves il y en a et de la part du plus grand syndicat d’enseignement :

      « Pas de cas documenté de prosélytisme, selon la CSQ » - Journal de Québec, 8 mai 2019

      Extrait : « La CSQ estime que le gouvernement instrumentalise la laïcité de l’État à des fins politiques et partisanes.

      Le plus grand syndicat d’enseignement est venu dire hier au ministre Simon Jolin-Barrette que les professeurs ne devraient pas être visés par l’interdiction des signes religieux.

      « Des problèmes, il n’y en a pas, a plaidé la présidente, Sonia Éthier. On ne recense aucun cas documenté de prosélytisme actif provenant d’enseignants portant des signes religieux dans une école publique. »

      Selon un sondage effectué auprès des commissions scolaires, une seule plainte aurait été déposée depuis 2016, qui s’est réglée rapidement, a-t-elle insisté. »

      
https://www.journaldequebec.com/2019/05/08/pas-de-cas-documente-de-proselytisme-selon-la-csq

      .

    • Bernard Dupuis - Abonné 11 mai 2019 11 h 32

      Pourtant, de plus en plus de gens se rendent compte que les défenseurs des droits individuels instrumentalisent le voile pour bloquer le projet de laïcité du Québec. De la même manière que les défenseurs des droits individuels ont instrumentalisé les Chartres pour bloquer l’épanouissement du français à Montréal. Qui est le véritable manipulateur?

      Concernant l’affirmation de Mme Éthier, on pourrait lui demander ce qu’elle en sait? Peut-elle lire dans les consciences des enfants? Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de plaintes que le port de signes religieux est justifiable. Il n’est pas acceptable de nier un principe général sur la base de simples plaintes. C’est comme permettre la vente de produits cancérigènes sous prétexte qu’il n’y a pas de plaintes portées contre ce produit. Pire encore, ce serait comme dire que la loi de la gravité n’existe pas puisqu’il n’y a pas de plaintes contre celle-ci!

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 mai 2019 16 h 15

      "De plus en plus de gens se rendent compte que les défenseurs des droits individuels instrumentalisent le voile pour bloquer le projet de laïcité du Québec." - Bernard Dupuis

      Nous ne sommes face à projet de loi sur la laïcité de l'État, mais face à une loi sur la discrimination religieuse basée sur le linge et l'apparence des gens.

      QS est tout à fait en faveur de la laïcté de nos institutions et va même plus loins que la CAQ et le PQ là-dessus.

  • Raynald Goudreau - Abonné 10 mai 2019 15 h 49

    C'est court et ca dit tout .

    Je marche a vos cotes madame Locas .