Drame de Granby: et les médecins?

J’ai tout lu à ce sujet, mais un aspect me semble oublié. Le cas de trois personnes semble relever directement de la psychiatrie, donc de la médecine. Au moins deux cas : la mère et la fillette. Qui a été consulté et quel diagnostic et quels traitements ont été suggérés ? La DPJ et les services sociaux ne remplacent pas les services de santé au premier chef. L’école dirige les enfants turbulents vers une médicalisation au Ritalin dès le plus jeune âge, mais les symptômes de cette fillette étaient beaucoup plus graves, et l’on a choisi de l’isoler de l’école seulement plutôt que de la diriger immédiatement vers des spécialistes en pédopsychiatrie. Que peut faire la DPJ avec trois personnes souffrant de problèmes mentaux aussi évidents ? La première ligne aurait été le système de santé, mais personne n’en a parlé, sauf pour la mère, qui a été séparée de l’enfant à la naissance. Mais qu’en a-t-il été du suivi pour la mère, pour le père et pour l’enfant ? Le système médical a-t-il fait ce qu’il devait faire ? Sûrement pas.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

3 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 8 mai 2019 07 h 55

    Mais, s’il le savait ?

    « Le système médical a-t-il fait ce qu’il devait faire ? Sûrement pas. » (Ghislaine Sauvé)

    Possible, mais en contexte de Protection sociale (de type DPJ), le ou les porteurs au dossier de « Protection » relèvent de la DPJ plutôt que du Milieu médical qui, si besoin ou ordonnance de la cour, sera appelé à jouer un rôle de soutien expert au lieu de maître d’œuvre !

    Si, du drame de Granby (A), le porteur au dossier ne savait pas qu’une fillette de 7 ans, sous sa vigilance protectrice, fouillait dans les poubelles, de nuit, pour tout simplement MANGER, il ne pouvait pas, non plus, assurer un quelconque suivi d’activité biopsychosociale (ou médico-psychosociale) d’urgence ou … avant qu’elle ne meurt avec un « corps biafrais » !

    Mais, s’il le savait ? - 8 mai 2019 –

    A : Ce drame me rappelle celui d’Antoine qui, vivant en milieu pédopsychiatrique dans les années ’80, est mort d’une simple « occlusion intestinale » ! Un mois avant le décès, Antoine hochait, soudainement, sa tête contre le mur, un hochement qui a été interprété comme un « trouble de comportement » par le milieu … pendant qu’on le voyait, jour après jour et sans motif valable, prendre du poids ! Des suites de ce drame, une enquête s’en est suivie pour chercher à COMPRENDRE comment-pourquoi le Système, malgré la présence médico-nursing et éducative assurée, a failli à ses devoirs-tâches !

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 8 mai 2019 08 h 01

    Mais, s’il le savait ?

    « Le système médical a-t-il fait ce qu’il devait faire ? Sûrement pas. » (Ghislaine Sauvé)

    Possible, mais en contexte de Protection sociale (de type DPJ), le ou les porteurs au dossier de « Protection » relèvent de la DPJ plutôt que du Milieu médical qui, si besoin ou ordonnance de la cour, sera appelé à jouer un rôle de soutien expert au lieu de maître d’œuvre !

    Si, du drame de Granby (A), le porteur au dossier ne savait pas qu’une fillette de 7 ans, sous sa vigilance protectrice, fouillait dans les poubelles, de nuit, pour tout simplement MANGER, il ne pouvait pas, non plus, assurer un quelconque suivi d’activité biopsychosociale (ou médico-psychosociale) d’urgence ou … avant qu’elle ne meurt avec un « corps biafrais » !

    Mais, s’il le savait ? - 8 mai 2019 –

    A : Ce drame me rappelle celui d’Antoine (nom fictif) qui, vivant en milieu pédopsychiatrique dans les années ’80, est mort d’une simple « occlusion intestinale » ! Un mois avant le décès, Antoine hochait, soudainement, sa tête contre le mur, un hochement qui a été interprété comme un « trouble de comportement » par le milieu … pendant qu’on le voyait, jour après jour et sans motif valable, prendre du poids ! Des suites de ce drame, une enquête s’en est suivie pour chercher à COMPRENDRE comment-pourquoi le Système, malgré la présence médico-nursing et éducative assurée, a failli à ses devoirs-tâches !

  • Serge Lamarche - Abonné 8 mai 2019 11 h 33

    Trop gouvernemental?

    Quand le système se charge de tout, les gens sont incités à ne rien faire. Si le système admettait avoir besoin d'aide, admettait ne pas être capable de faire du suivi, peut-être que les voisins et amis pourraient intervenir dans les cas évidents. Le système ne permet pas l'aide venant de tiers, je crois.