Prêcher par l’exemple

Emplissant vaillamment des sacs de sable parmi des soldats, et sachant sans doute que les photos seraient parlantes, le premier ministre du Canada en profitait pour avertir que les inondations étaient désormais une réalité qui se répéterait de plus en plus souvent et qu’il faudrait s’y adapter.

Propos fatalistes, voire provocants, de la part de celui qui a pigé impunément dans nos impôts pour faire l’acquisition d’un pipeline et dont le bilan gouvernemental en matière d’environnement est tout sauf exemplaire.

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5 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 30 avril 2019 05 h 54

    Encore plus d'élucubrations...

    Encore plus d'élucubrations et de débordements délirants M. Pierre Deschênes... En 1643, Ville-Marie (maintenant Montréal) était inondée... Notez qu'il n'y avait pas de pipeline à l'époque, ni de changement climatique à qui faire porter le blâme. La raison était fort simple... en 1643, ils ignoraient, à cette époque, qu'à toutes les années le fleuve débordait et sortait de son court régulier...

    Par la suite ils savaient, mais ces inondations se sont poursuivies jusqu'à l'a mise en place de digues à la fin de l'avant dernier siècle (ça c'est le 19e siècle)...

    Aujourd'hui, bien qu'il soit à la mode chez les bien-pensants de faire porter le blâme au démoniaque pétrole - et tout ce qui en découle de près ou de loin - pour les inondations actuelles, la réalité est toute autre.

    Les terres vierges et couvertes de forêts sont maintenant rares - ça percolait les pluies et l'eau des fontes, les terres en culture de plus en plus rares - ça aussi percolait les pluies et l'eau des fontes... Mêmes les villes sont devenues d'immenses "champs d'asphaltes" (l'Île de Montréal et l'Île Jésus en sont les prototypes) qui pour se débarraser des eaux en tous genres ont concentré le tout dans d'immenses tuyaux pour rejeter le tout dans les cours d'eaux - qui débordent... À cet effet, allez M.Deschênes à la Grande Bibliothèque consulter les photographies d'il y a 50/60 ans... Ville d'Ajou était des champs, Ville St-Léonard était des champs, l'Ouest de l'ÎIe était de champs, etc. L'Île Jésus (Ville Laval) similaire, des champs partout... Maintenant se sont des champs d'asphaltes partout. Ça c'est juste pour les deux îles, mais cela s'apllique partout ailleurs au Québec et au Canada.

    Sans parler des maires et leurs patentes qui pour avoir plus de revenus en taxes foncières, pour faire des plaisirs aux chums des chums, autorisent n'importe quoi sur des rives inondables (et autres terres) même s'ils savent que la catostrophe est proche... Et les gouvernements provinciaux les laiss

    • Jean Richard - Abonné 30 avril 2019 11 h 06

      Il faudra le dire encore et encore jusqu'à ce que le message devienne politiquement un peu embarrassant : jeter le blâme sur les changements climatiques, c'est ouvrir la porte à l'inaction, car on le fait pour dissimuler les causes du problème sur lesquelles nous devrions avoir le contrôle.
      En détournant l'attention vers les changements climatiques, on ne fait que laisser croire que les solutions sont ailleurs, car le phénomène est global. Face aux 8 milliards d'humains qui peuplent la Terre, les Québécois, fussent-ils nettement plus énergivores que la moyenne, ne contribuent que pour une bien mince fraction du total à l'augmentation des GES dans l'atmosphère. Nos élus diront alors que face à cette fatalité venue d'ailleurs, il ne nous reste plus qu'une chose à faire, s'adapter.
      Pourtant, nous savons maintenant que les évènements des derniers jours ne sont pas étrangers à certains facteurs sur lesquels nous avions pourtant le contrôle puisqu'il s'agit d'un territoire régional. Nous savons maintenant que 75 % des zones inondables de la région de Montréal sont disparues au cours des dernières années, et que là est la plus grande partie du problème. Il semble également que le détournement de l'écoulement des eaux ait été pratiqué de façon anarchique, malgré la présence de règles établies pour éviter le problème que ça a causé.
      Enfin, on ne pourrait exclure l'imperméabililsation excessive des sols en région urbaine et surburbaine. On a créé des déserts d'asphalte, qui empêchent l'eau de s'infiltrer dans le sol (heureusement qu'il y a quelques nids de poule). Ça compte dans l'équation, même si ce n'est pas la cause priincipale.
      Ceux qui se sont acheté des petits châteaux au bord de l'eau étaient-ils ignorants, inconscients ou complaisants ? Dans le premier cas, il faudra penser à mettre un peu plus de sciences de l'environnement dans le programme scolaire – et dans nos médias. Dans les autres cas, il vaut mieux s'abstenir de juger. Ce serait un mauvais remède.

    • Serge Pelletier - Abonné 30 avril 2019 15 h 11

      Exact M. Richard. L'excuse des changements climatiques est le parfait exemple de la légèreté de l'esprit d'une grande proportion de la population, ministres et députés en tête. À titre d'exemple, personne ne semble se souvenirs, ou ne veut pas se souvenirs, qu'une grande partie des inondations actuelles étaient plus que prévisibles: le cas de Sainte-Marie (Beauce) est récurant depuis la fondation du village devenu ville... J'ai plus de 70 ans, et depuis ma plus petite enfance, à chaque année l'on parlait "aux nouvelles" des inondations dans le village, puis plus tard dans la ville. Les autorités municipales n'ont aucunement appliqué le principe de précaution, et ont distribué les permis de construire de plus belle et ce que la zone soit ou non inondable. Comme les gens aiment par "standing gonflable" être sur le bord de l'eau, des remplissages de berges furent de mises... Avec comme corollaires de plus en plus d'habitations, ou autres, inondées, avec factures qui conflent et conflent pour les GV. Pire, les terres agricoles (qui permettaient une certaine perculation des eaux de fonte et des pluies) des alentours furent asphaltées de toutes parts...
      Quant à Sainte-Marthe sur le Lac, la catastrophe était plus que connue et annoncée. Il y a une cinquantaine d'années, plus du tiers de la ville fut construit sous le niveau des eaux du lac, dans les marais qui furent comblés par remblais - mais toujours sous le niveau des eaux. Une digue fut érogée, et le village devenu ville ventait la beauté du nouveau développement - taisant les risques d'inondations, la digue faisant foi de tout en matière de sécurité...La ville voulant se prendre pour la province de Hollande en Pays-Bas. Le résultat, est là aujourd'hui des centaines de millions de $ en dommages, des familles à la rue, etc.
      La Ville de Varennes, bien que non reconnue pour les risques d'inondations, est un autre cas type des rablais du fleuve... L'entièreté d'un nouveau quartier est dans cette situation...
      Mais bon.

  • Emile Depauw - Abonné 30 avril 2019 11 h 01

    a lire le texte de M. Serge Pelletier, je suis pret a lacher mon apero pour un verre de Alberta Grand Cru

    A lire le texte de Serge Pelletier, je suis pret a remplacer mon apero par un verre de Alberta Grand Cru

  • Serge Pelletier - Abonné 30 avril 2019 15 h 36

    M. Emile Depauw

    M. Emile Depauw l'Alberta et son "pétrole sale", tout comme les changements climatiques, n'a pas grand chose à voir avec des constructions empiètant sur les terres agricoles du Québec, la déforestation (phénomène de régression des surfaces couvertes de forêts) du Québec, et les constructions sous les niveaux des eaux des rivières (Hull maintenant Gatineau) et lacs du Québec - comme à Ste-Marthe pour les cas de lacs.

    L'Alberta, et son "pétrole sale" n'a pas d'influence significative sur la fonte des neiges qui gonflent les cours des eaux du Québec. Depuis des siècles et des siècles des rivières ont sortie de leurs cours réguliers lors des fontes printanières des neiges... et des pluies en toutes saisons.

    Comme le mentionnait à juste propos, M. Richard, les politiciens aiment bien employer des termes à la mode comme celui de "changement climatique" pour ne rien faire de potable en matière de régulation réglementaire pour mettre un peu d'ordre dans ce qu'ils pourraient faire pour contrer les développements tous azimuts des ville et village en terres inondables. Que non, c'est la faute aux changements climatiques... Cela est l'excuse facile, avec le "on va combattre les changements climatiques"... Mais continuons de plus belle à construire dans les zones inondables... Taxes obligent... Les dégâts eux, bof, le peuple paira et paira, et re-paira les factures...