Sur le parvis de Notre-Dame

Ce soir-là, sur le parvis de Notre-Dame, il n’y avait ni papes ni princes, ni chrétiens ni païens, ni croyants ni incroyants, ni riches ni pauvres, il y avait le peuple de vivants venu pleurer, prier, chanter, se consoler, venu surtout pour tisser de nouveau le lien mystique avec les artisans bâtisseurs du Moyen Âge, anonymes du présent rendant hommage aux anonymes du passé. Ils étaient là aussi pour faire acte de foi dans la vie : au fond, Pâques, n’est-ce pas la victoire des humains sur la fatalité, l’éclat de la lumière dans la nuit des temps ?

Ce soir-là, sur le parvis de la cathédrale blessée, l’Église- puissance redevenait l’Église-souffrance, l’Église-institution redevenait l’Église-communion.

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2 commentaires
  • Mathieu Lacoste - Inscrit 25 avril 2019 03 h 06

    « sur le parvis de Notre-Dame, il n’y avait ni papes ni princes, ni chrétiens ni païens, ni croyants ni incroyants, ni riches ni pauvres, il y avait le peuple de vivants (sic) venu pleurer…» (Sam Haroun)



    … et les pompiers venus arroser.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 26 avril 2019 08 h 53

      Commentaire inutile. Le sic est de trop.