Jason Kenney est choqué

Le gouvernement de Justin Trudeau a approuvé deux projets de pipeline à la condition que le gouvernement néodémocrate de Rachel Notley introduise une taxe carbone en Alberta, ce qui fut fait le 1er janvier 2017. Mais voilà que le tout nouveau gouvernement albertain, celui conservateur de Jason Kenney, compte l’abolir. Si cela advient, j’espère que le gouvernement Trudeau revendra dans les meilleurs délais Trans Mountain (qu’il a acheté et payé 4,5 milliards pour satisfaire l’Alberta), même à perte. Si le gouvernement albertain rompt sa promesse, pourquoi le gouvernement canadien ne ferait-il pas pareil ?

Jason Kenney envisage également la tenue d’un référendum sur la péréquation si aucun projet d’oléoduc ne voit le jour d’ici deux ans. Quand bien même 99 % des Albertains répondraient Oui à la question suivante : « Voulez-vous abolir la péréquation ? », il faut l’assentiment d’au moins sept provinces représentant au moins 50 % de la population canadienne pour modifier la Constitution. Or, cinq provinces bénéficient de ce mécanisme de redistribution actuellement. Je serais donc surpris qu’elles veuillent y mettre fin.

Non, ce qui ferait mal au gouvernement fédéral (mais plaisir à bien des Québécois), c’est que l’Alberta fasse un référendum pour sortir du Canada. Malheureusement, les Albertains l’aiment trop pour cela. Voilà pourquoi Kenney ne fait peur à personne et qu’il fait sourire le premier ministre québécois, François Legault.

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