Projet de loi 21: «Soyons pratiques et réalistes»

Monsieur Brian Myles,

Merci pour vos éditoriaux, dont j’apprécie l’équilibre.

À propos du projet de loi 21, vous signez au nom du Devoir. Je voudrais être aussi confiant que vous. C’est beau le dialogue, mais soyons pratiques et réalistes.

Quand je pense que durant les années 1960 et surtout 1970, nous, les prêtres, les religieux et les religieuses, avons tous enlevé nos soutanes (et même nos cols romains), nos robes et nos cornettes, comment voulez-vous que nous ne soyons pas d’accord avec le projet de loi 21 ? Certains, certaines ont épinglé un tout petit logo de leur état sur leur veston ou leur robe laïque comme le permet le projet de loi caquiste.
 


Une version précédente de cette lettre titrée «Appui de la position éditoriale du «Devoir» sur le projet de loi 21» a été corrigée.

 

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52 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 15 avril 2019 03 h 28

    Enfin un religieux qui s'exprime.

    Enfin un religieux qui s'exprime et dit ce qui est advenu généralement des "habillements religieux" dans l'espace publique, et surtout au travail (généralement en enseignement et hospitalier). Le soeurs ont enlevé les "cornettes", les frères les soutanes et les chapelets géants qui pendaient à la ceinture, etc. pour revêtir des "tenues de ville" plus conformes à un état laïque. Ce n'était alors généralement qu'une petite épinglette porter sur le revers du veston ou le "col roulé" qui était un signe d'appartenance à une communauté religieuse. Et là encore, faut-il être bon observateur pour les distinguer.
    Alors pourquoi certains(es) pratiquants de certaines religions ne peuvent-ils(elles) pas dans un espace de travail étatique, durant les heures de travail, remplacer les "habillements religieux obstentoires" par une épinglettes, ou comme Mme Ravary (Journal de Montréal) le faisait remarquer par un couvre-chef neutre (style béret) comme plusieurs femmes le font dans le Maghreb. Quand à l'histoire des "barbes au nombril"... très rares sont les milieux de travail qui vont tolérer cela... Généralement il sera demander de tailler adéquatement cette barbe.

    • André Joyal - Abonné 15 avril 2019 07 h 40

      C'est à 9:00 ce matin que j'abonne mon abonnement. J'en suis donc à mes tout derniers commentaires. J'aimerais comprendre le titre choisi pour coiffer cette prise de position à l'encontre de l'éditorial de B. Myles qui pour moi fut la goute d'eau. J'ai dû le relire 3 fois

      Hier, sur la place Émilie-Gamelin - fondatrice des Soeurs de la Providence chez qui j'ai fait mon primaire -, c'est ce que j'ai expliqué à un type qui n'a eu d'autre réaction que celle de dire que nous n'étions pas d'accord.

      Non, je n'ai pas osé aborder la question avec l'un ou l'autre des quelque 20 salafistes barbus et en soutane, ni avec les deux femmes portant le niqab. L'une d'entre elle, croyant que j'étais un des leurs, a toutefois accepté que je la prenne en photo. Je la comprend, car je n'ai vu qu'un couple très réservé à la périphérie que j'ai devine être des juifs anglophones.

      Un petit groupe de jeunes femmes dans la vingtaine m'ont assuré qu'Adil Charkaoui n'était pas derrière cette manifestation. Il devait rire dans sa barbe bien au chaud.

      Ensuite, je suis allé voir à la cinémathèque un film malien sur la résistance aux...islamistes à Gao.

    • Nadia Alexan - Abonnée 15 avril 2019 09 h 18

      Les propos de cette lettre ne sont pas un appui à la position du Devoir sur la laïcité du tout. Comment peut-on détourné le sens de cette lettre autant?

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 15 avril 2019 11 h 44

      @ AJ "C'est à 09:00 ce matin que...j'abandonne mon abonnement ." J'ai senti quand même que c'était difficile pour vous ...de le faire. Plusieurs d'entre nous,abonné.e.s au Devoir, sommes très déçus de la façon dont la direction, mise en place le 8 février 2016, "a détourné" la raison première d'un journal qui est d'informer le client-lecteur et non de l'endoctriner...(ce que Brian Myles et Cie ont fait lentement mais sûrement, depuis 2016)

      On a vu aussi plusieurs bons journalistes quitter ...et parfois être "remerciés" (sic) ...dans la foulée.
      C'est le lent déclin...d'un journal qui n'a jamais fait la part belle aux idéaux ...mais toujours, aux idéologies soporifiques.
      Bon vent M. Joyal...Gardez votre ferveur ...Au plaisir de vous lire ...ailleurs?

    • Gilles Gagné - Abonné 15 avril 2019 12 h 20

      Effectivement M. Joyal, il n'y a rien à comprendre du rapport entre le titre du commentaire et la position de Le Devoir, je ne pense pas que le titre soit de M. Tardif. On ménage la chèvre et le chou à la direction de ce journal simplement, attend-on la journée du vote pour prendre position?

      Dommage votre départ M. Joyal mais je comprends votre frustation.

    • André Joyal - Abonné 15 avril 2019 12 h 33

      Mme Alexan: vous aussi vous allez me manquer. Mais, comme mon mois d'avril est déjà payé, vous, et tous le autres, aurez à m'endurer encore 15 jours. Ouf. V

      Vous écrivezz: «Comment peut-on détourné (sic) le sens de cette lettre autant?» Chère Nadia ( on me permettra cette familarité c'est ainsi que je vous aborde lorsque nous nous croisons ici et là) ce n'est pas à la LETTRE que je m'en prends ; c'est au TITRE. Relisez-le!

      Appui de la position éditoriale du «Devoir» sur le projet de loi 21

      Appui À ou appui DE LA, pour moi c'est équivalent; pas Pour vous?

      Je me désabonne justement parce que je n'appuie PAS la position éditoriale du Devoir? «Da para entender » comme on dit en Portugais? Ou Capete? comme on dit en Italien, ou هل تفهمين ? comme on dit en arabe...

    • Michel Lebel - Abonné 15 avril 2019 12 h 49


      Je ne comprends toujours pas pourquoi certains font un tel chichi au sujet du port de signes religieux, en pratique le hijab. Sans doute parce que le projet souverainste est dans les limbes ou qu'ils veulent régler leur compte avec la religion de leur enfance. Enfin, il faut bien un exutoire à la nostalgie!

      M.L.

    • Nadia Alexan - Abonnée 15 avril 2019 16 h 34

      Je m'excuse. Je voulais parlais du «titre» et pas de la lettre, comme tels. Je me suis mal exprimé. Je suis désolée.

  • Gilles Théberge - Abonné 15 avril 2019 04 h 30

    C’est tout à fait ça. Comment ne pas être d’accord avec le projet de loi, quand on considère tout la chemin parcouru depuis les années 60 et 70, qui ont vu le système d’éducation se laïciser à vitesse grand V.

    Imaginer maintenant que la religion entre par le carreau arrière est tout simplement inacceptable.

    Merci monsieur pour votre point de vue. C’est tout simplement une position modérée, qui tranche avec le plaidoyer qu’a fait monsieur Miles, en faveur de la position, contre le projet de

  • Raynald Rouette - Abonné 15 avril 2019 06 h 18

    Un noble et courageux témoignage!


    Tout comme bien d’autres intervenants, Le Devoir a décidé d’appuyer sans réserve le gouvernement fédéral, dans sa volonté de faire du Québec une province comme les autres.

    Par le fait même, il se trouve à renier autant son passé que celui du Québec. Il est permis dans dire autant du PLQ et de QS.

    Malgré la propagande négative des divers médias francophones et anglophones venant appuyée le fédéral, tout le monde sait maintenant et est en mesure de savoir que le Québec n’est pas une province comme les autres et ne ne sera jamais.

    Je me plais à penser que nous sommes de retour aux belles années du Québec comme 1976 1980 et 1995 avec une fierté retrouvée...

    • André Joyal - Abonné 15 avril 2019 07 h 45

      M. Rouette: c'est exactement ce que j'ai écrit à Lysiane Gagnon (grande admiratrice de PET) suite à sa chronique de samedi dans La Presse où elle a écrit que le Québec devrait faire comme le reste de l'Amérique du Nord. Je lui ai dit que je préfère que le Québec fasse comme l'Europe du Nord. Je n 'ai pas eu droit à son classique : «Merci pour votre lettre» Sourire.

  • Hélène Gervais - Abonnée 15 avril 2019 06 h 28

    Il me semblait que ...

    les journalistes devaient être objectifs. Avec votre éditorial, M. Myles vous ne l'êtes pas du tout. Je comprends que la région de Montréal est la plus concernée de la province par les signes religieux. En région nous en voyons pas mal moins heureusement. Mais votre éditorial de samedi prône ce que les libéraux ont fait durant 10 ans, le laxisme. Et franchement venant de la part de mon journal préféré, je trouve cela difficile à accepter.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 15 avril 2019 10 h 36

      Mme Gervais,je suis du meme avis,

  • Yvon Bureau - Abonné 15 avril 2019 06 h 44

    Une honte

    Cet appui est une honte pour notre Le Devoir.

    J'ai mal à mon Le Devoir.

    J'ai déjà habité l'univers religieux et été habité/écrasé par cet univers...

    Laïcité, ô laïcité, que de paix sociale l'on bâtira en ton nom !

    Merci Marc-André. Merci à la CAQ.

    • André Joyal - Abonné 15 avril 2019 12 h 36

      M. BUREAU: vous semblez paraphraser Mme Roland au moment d monter sur l'échafaud: «Liberté! que de crimes...» Oui, puissiez-vous dire vrai!