Abus de pouvoir en santé

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ, qui représente 76 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, estime que les heures supplémentaires obligatoires sont devenues « un réel mode de gestion qui porte atteinte aux droits des professionnelles en soins et [ont] un impact direct sur la qualité et la sécurité des soins ».

À cet effet, le 8 avril, journée nationale sans heures supplémentaires obligatoires, « les professionnelles en soins ont voulu pouvoir choisir leur santé physique et mentale, leur vie personnelle et familiale. Elles ont voulu, comme la grande majorité, vivre une journée normale de travail. Une journée où elles ne risquent pas d’être prises en otage », a expliqué la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, dans un communiqué.

De son côté, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a rappelé en point de presse que le gouvernement a pris l’engagement d’abolir les heures supplémentaires obligatoires en campagne électorale, tout en prenant soin d’ajouter qu’« en même temps, il faut se rappeler qu’il y a une obligation éthique, déontologique des infirmières de voir à la sécurité des patients ».

À mon avis, il y a urgence d’agir sur ce qui m’apparaît clairement un abus de pouvoir inacceptable de la part des gestionnaires des hôpitaux qui tiennent leur personnel de façon outrancière littéralement en otage… Dans ces circonstances, Madame la Ministre, il est plus que temps de vous atteler à régler, dans les meilleurs délais, ce type de gestion inhumaine auquel sont confrontées quotidiennement les infirmières et les autres professionnelles en soins !

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2 commentaires
  • Réal Boivin - Abonné 13 avril 2019 09 h 43

    Les gestionnaires en santé

    Depuis le remplacement des infirmières expérimentées et compétantes à la tête des divers départements par des gestionnaires qui ont été formées pour gèrer des chiffres et des budgets, les cas de maladie pour troubles anxieux et les dépressions se sont multipliés de manière exponentielle. Les statistiques des assurances collectives sont éloquentes.

    De milieu de vie que les hôpitaux étaient, ils sont devenus des usines déshumanisantes. Quoi qu'on en dise, l'humain est une espèce fragile qui doit évoluer dans un monde en constante et rapide évolution.

    J'en sais quelque chose.

  • Claude Froment - Abonné 14 avril 2019 14 h 07

    Médicaments

    Suite à ma lecture sur un système de médicament proné par le fédéral, on peut y lire que les compagnies pharmacetiques ne sont pas d'accord. Evidemment, on ne veut pas que les médicaments génériques prennent trop de place. On nous sert une menace à peine voilée que cela nuira à l'industrie. Et encore ! Peut-on penser aux patients ? Prend-t-on des médicaments par plaisir ? Finalement notre gouvernement prendra-t-il en compte l'intéret des personnes ou celui des phamacetiques ? Suis-je pessimiste, j'espère bien que non.