Big Brother est là

Quand l’État harmonise ses politiques à l’aune de la modernité techno, il est victime de l’influence insidieuse de Big Brother.

Quand l’État révoque les permis des taxis en les déclarant périmés, obsolètes, il réduit à néant le périmètre de liberté des travailleurs.

Quand l’État distribue une indemnisation minimale pour acheter la paix, il invite les dépossédés à accepter et à aimer, contre nature, la décision de l’arbitre qui crée cette injustice.

Quand les hérauts de la démocratie se perdent en circonvolutions pour vendre un projet venu d’ailleurs, ils se complaisent dans l’image euphorisante du nirvana engendré par l’usage des métaux rares transformés.

Quand les objecteurs de conscience se lèvent et, contre vents et courants, refusent de relayer le message dominant de la classe dominante, je dis, enfin, il était temps de mettre fin à ce cirque de la pensée où triomphent les oxymorons.

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2 commentaires
  • Pierre Deschênes - Abonné 4 avril 2019 06 h 33

    Miettes de dollars

    On imagine sans mal les réactions épidermiques qu’auraient les propriétaires domiciliaires à qui l’État déclarerait un beau matin que leurs maisons ne valent plus rien et qui saupoudrerait quelques miettes de dollars en compensation ou en rachat de leur peine.

  • Roger Arbour - Abonné 4 avril 2019 14 h 37

    La valeur des permis baisse

    J'ai rencontré notre ministre des transport et il me disait que la valeur des permis avait baissé. Cependant il oublie les raisons qui ont fait baisser la valeur des permis. Moi j'y vois deux choses. Avoir laisser UBER opérer d'une part et l'annonce de la loi du ministre voulant dérèglementer la loi sur l'industrie du taxi. La dérèglementation à tous azimuth nous devrions savoir ce que cela peut apporer.