L’âgisme est réel

Illustration: Le Devoir

Après avoir envoyé beaucoup de CV et n’avoir reçu aucun appel, je dois dire que mon moral a pris tout un coup. On se questionne sur le pourquoi. On perd confiance en soi. Puis après quelques jours moroses, on s’y remet. On se dit que ses compétences ne sont peut-être pas à la hauteur.

Mais comment se fait-il que personne ne s’intéresse à ma candidature ? Pourtant, quand je travaille, je me trouve vraiment compétent[...] Il faut bien dire que des emplois à 12 $ l’heure nous sont offerts, mais se vendre pour si peu malgré toutes les années d’expérience ainsi qu’un baccalauréat obtenu à l’âge de 53 ans me laisse, je dois le dire, pantois.

Les amis nous disent de créer notre propre emploi, mais quand on n’a besoin de travailler que vingt heures par semaine, tout cet entrepreneuriat ne nous appelle pas. Toute la culture accumulée, tout notre sens de la communication plus que peaufiné, et l’effort de se garder en forme pour pouvoir performer à la hauteur des travailleurs dans la vingtaine et la trentaine, se perdent. C’est souvent à ça que ça rime : se raffiner pour devenir un meilleur travailleur ne se voit pas sur un CV. Par contre, les 40 années sur le CV jouent plus contre nous que pour nous.

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